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Pourquoi les Français raffolent des dattes à Noël
La France est le premier pays importateur de dattes en Europe. Dattes de la rupture du jeûne pour les musulmans, branches des cabanes de Souccot pour les juifs, palmes des Rameaux pour les chrétiens : le palmier dattier est un trait d’union entre les religions et ses fruits marquent le temps des fêtes. Les Français raffolent de ce joyau sucré du désert cité plus de vingt fois dans le Coran, au point d’en être les premiers importateurs en Europe. Le plus œcuménique des fruits secs Parmi plus de trois cents variétés répertoriées, deux se sont imposées : la deglet nour et la medjoul, les plus aptes à bien sécher. La deglet nour, de petit calibre et à la chair fine, vient surtout de Tunisie. Depuis les années 1950, elle a progressivement remplacé la figue (plus chère) sur les tables provençales où l’on sert les treize desserts de Noël. Pour faire de la datte la star des fruits déguisés, on remplace son noyau par une amande, une noix (elle devient alors « nougat du capucin »), voire du fromage — bleu ou à pâte cuite. La datte s’acoquine divinement avec des oignons confits, comme le suggère Alain Passard, pour une exquise garniture de volaille. Quant à la pulpeuse medjoul XXL, son développement en Israël et en Californie en a fait l’amie des cuisines végétales : mixée avec un peu d’eau, la voilà coulis caramélisé à relever d’une pointe d’épices. Le plus œcuménique des fruits secs est donc capable de nous réunir comme les doigts d’une main, ce qui nous renvoie à l’origine même de son nom, dérivé du grec dáktylo, le doigt…
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Les deux mains gauches de King Kong, et autres anecdotes sur les films de Noël
“Cartouche”, “Amélie Poulain”, “Les Temps modernes”… Chaque année, les chaînes ressortent les mêmes films pour les fêtes de Noël. L’occasion tout de même de vous raconter quelques histoires que vous ignorez peut-être. Depuis des années, on les voit revenir sur nos écrans, on les connaît par cœur, les « films de Noël ». On connaît moins les anecdotes qui ont émaillé leur tournage, réelles ou sublimées. Mais, comme disait James Stewart dans L’Homme qui tua Liberty Valance, de John Ford, « si la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende ». “Cartouche” La passion de Jean Rochefort pour l’équitation est née en 1962 sur le tournage de Cartouche, riche en scènes à cheval. Mais dans des conditions telles qu’on peut se demander si le comédien n’était pas un brin masochiste… Dans la biographie qu’il vient de lui consacrer (1) , Jean-Philippe Guerand raconte qu’il fallut huit jours d’entraînement à Rochefort pour parvenir à se hisser sur sa monture. Devant la caméra, Rochefort dit être tombé au moins cent fois. « La nuit, quand j’avais à monter le lendemain, je ne dormais pas en me disant : je vais me casser la gueule, mais j’aime trop ça. » Résultat : un plâtre au pied droit (métatarse cassé) et un bandage au torse (côte fêlée), qui obligèrent Philippe de Broca à ne filmer l’acteur qu’en gros plan… (1) Jean Rochefort, prince sans rire, éd. Robert Laffont. Cartouche de Philippe de Broca , mercredi 3 janvier, 20.55, Arte. “King Kong” Pour construire le monstre, dans son remake de King Kong, le producteur Dino De Laurentiis fait appel à son compatriote Carlo Rambaldi. Il devra travailler avec son homologue américain, Glen Robinson, alors qu’il ne parle pas un mot d’anglais. L’entente entre les deux hommes est très mauvaise, ils travaillent chacun dans leur coin, chacun voulant prouver qu’il est le meilleur. Et un beau jour, ce sont deux mains droites simiesques qui sortent des ateliers… Pour rattraper le coup, il faudra vite construire… deux mains gauches ! King Kong de John Guillermin vendredi 5 janvier, 20.50, Canal+ Cinéma. “Les Temps modernes” Bien que très réticent à l’égard du cinéma parlant, Charlie Chaplin a préparé un script dialogué pour toutes les scènes des Temps modernes, qui devait être son premier film parlant. Dans le scénario, les dialogues du Vagabond sont saccadés, ponctués de bons mots, traversés de non-sens. Finalement, aucune séquence parlante ne sera tournée, hormis la célèbre scène du café où Chaplin interprète la chanson de Léo Daniderff, Je cherche après Titine, en remplaçant au dernier moment les paroles originales par un charabia franco-italien. « Le spinash or le busho, cigaretto toto bello/Ce rakish spagoletto, si la tu, la tu, la tua ! » Une séquence historique qui demanda douze jours de tournage et qui devait être la première et unique fois où Chaplin fit entendre sa voix à l’écran. Les temps modernes de Charlie Chaplin , dimanche 31 janvier, 20.55, Arte. “Le Roi et moi” La chanteuse Marni Nixon n’est pas créditée au générique du film, malgré son rôle fondamental. En effet, Deborah Kerr, choisie pour jouer Anna, la gouvernante anglaise à la cour de Siam, n’était pas chanteuse. C’est donc la jeune Marni, alors âgée de 21 ans, qui la doubla. Quand elle découvrit la partition, elle craignit d’être trop jeune pour le rôle. On lui installa donc un modificateur dans le micro pour obtenir une voix plus grave et mature. Cette même Marni Nixon a également doublé Natalie Wood, dans West Side Story, et Audrey Hepburn, dans My fair lady, et est, là encore, absente du générique… Le roi et moi,de Walter Lang , lundi 25, 20.40, OCS Géants. “Les Animaux fantastiques” Tous ceux qui ont étudié à Poudlard le savent : c’est la baguette qui choisit son sorcier. Ce fut le contraire pour le tournage des Animaux fantastiques, spin-off de la saga Harry Potter. Le chef décorateur proposa aux acteurs du film des dizaines de croquis de baguette pour qu’ils choisissent leur préférée. Son personnage étant un ardent défenseur de bestioles en tous genres, le comédien principal du film, Eddie Redmayne, la choisit « bio », en bois de frêne, avec une poignée sans aucune matière d’origine animale — ni corne ni cuir. Les animaux fantastiques de David Yates , lundi 1er, 22.25, Canal+. “Autant en emporte le vent” « Dans ce pays de cavaliers et de champs de coton qu’on appelait le Vieux Sud, la galanterie brûlait de ses derniers feux… »Les quelques lignes qui défilent à l’écran au générique de la superproduction de David O. Selznick sont les vestiges du texte de F. Scott Fitzgerald. En effet, l’auteur de Gatsby le magnifique avait été engagé pour écrire le scénario, qui fut rejeté car jugé non conforme au roman de Margaret Mitchell. On ne garda que ces premières phrases, vantant avec emphase un code de la chevalerie « emporté par le vent ». Autant en emporte le vent de Victor Fleming , lundi 25, 20.55, Arte. “West Side Story” Si West Side Story est une histoire d’amour sur fond de bandes rivales, c’est aussi un film sur New York. Robert Wise s’était battu pour filmer certaines scènes dans la ville, et il avait engagé des membres de gangs locaux pour contenir la foule. Le tournage de la comédie musicale dura six mois, dont cinq semaines dans le West Side Manhattan, quartier métamorphosé depuis. L’ouverture du film est une séquence inoubliable d’invention grâce à ses extraordinaires travellings aériens sur la ville, ses plans verticaux sur les gratte-ciel et les rues rectilignes, jusqu’aux terrains d’affrontement des deux bandes rivales. La plongée sur le prologue dansé et, notamment, le zoom sur la bande des Jets et leurs claquements de doigts effrontés ont été réalisés grâce à l’utilisation de grues. Une véritable prouesse technique pour l’époque. West Side Story de Robert Wise , mardi 26, 13.30, TCM Cinéma, et le lundi 1er janvier, 20.55, Arte. “Le Docteur Jivago” Que se passe-t-il ? La « revolución » ? On ne peut qu’imaginer la confusion — l’espoir insensé ? — des habitants de Canillas, en banlieue de Madrid, lorsque, à 3 heures du matin, une nuit de 1964, ils entendirent une foule entonner L’Internationale sous leurs fenêtres. Certains descendirent même en hâte célébrer la fin de l’oppression franquiste. Hélas pour eux, ce n’était que du cinéma : il s’agissait bien, ce soir-là, d’une révolution, mais celle d’Octobre 1917, pour l’une des scènes clés du Docteur Jivago. Interdit de tournage en URSS, autre dictature où l’action était censée se dérouler, David Lean avait choisi l’Espagne pour reconstituer en grande pompe le Kremlin et ses environs : outre la réplique spectaculaire (un trompe-l’œil en carton !) dudit palais, un vaste décor à ciel ouvert comprenait un (vrai) tramway, un viaduc, une rue longue de 800 mètres… et des hordes de figurants locaux terrifiés : cette fameuse nuit, la police franquiste ouvrit l’œil, pour voir lesquels de ces « bolcheviques » connaissaient un peu trop bien les paroles du fameux hymne rouge. Puis David Lean s’en alla continuer son film ailleurs (de l’Andalousie au Canada et à la Finlande), et les damnés de la terre le restèrent, jusqu’à la mort du général Franco, en 1975. Le docteur Jivago de David Lean jeudi 28, 20.55, Arte. “Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain” C’est un jour de 2002, un an après le triomphe mondial du film de Jean-Pierre Jeunet. En pleine préparation d’Un long dimanche de fiançailles, le réalisateur a donné rendez-vous à l’actrice Jodie Foster, qu’il adorerait diriger dans ce nouveau film, au Café des 2 Moulins, rue Lepic. LA brasserie de Montmartre qui lui servit de décor pour Amélie et dans laquelle Audrey Tautou était serveuse. A la fin du rendez-vous, ils traînent en bavardant devant le café quand, soudain, se matérialise devant eux une horde de touristes, brandissant des appareils photo. Un bref instant, Jeunet pense qu’ils veulent photographier la star américaine, et il se met, déjà, à poser à ses côtés. « Poussez-vous ! Vous gênez ! » : en fait, personne ne les a reconnus, ni lui ni Jodie Foster, ils sont tous là pour immortaliser Les 2 Moulins, « le café d’Amélie », et ils aimeraient que ces deux personnes dégagent du cadre ! Quand la rançon de la gloire d’un film devient un peu vexante… Jodie a beaucoup ri. Le fabuleux destin d’Amélie Poulain de Jean-Pierre Genest, Mardi 26, 21.00, C8. “La Terre des pharaons” Que s’est-il passé dans le désert égyptien cet été 1954, sur le tournage du film monumental de Howard Hawks ? Tout ce que l’on sait, on le sait grâce au livre foisonnant de Noël Howard, Hollywood sur Nil (2) . Ainsi découvre-t-on le désarroi du réalisateur, intransigeant sur la véracité historique, quand les égyptologues lui apprirent qu’à l’époque de Kheops il n’y avait ni chevaux, ni chameaux, ni roue en Egypte… Mais ces spécialistes le rassurèrent : à leurs yeux, seule une poignée de spectateurs s’apercevrait de l’anachronisme. Dans cet épique récit de tournage, la subjectivité de l’auteur n’a d’égal que le taux d’alcoolémie de l’équipe. Plus assidu au bar qu’à sa table de travail, William Faulkner, coscénariste avec Harry Kurnitz, remit enfin, au bout de trois mois, une page de scénario… qui provoqua l’hilarité nerveuse de l’équipe : « Les travaux de construction de la pyramide durent depuis quinze ans : le pharaon se rend sur les lieux, appelle un contremaître. Le pharaon : “Alors…, comment ça marche le boulot ?” » (2) Ed. Ramsay. La terre des pharaons de Howard Hawks , mardi 26, 20.55, Arte.
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Carburant : ce petit boitier qui peut vous faire économiser 500 euros par an
Voilà plus de 10 ans maintenant que ce carburant nommé E85 constitué en grande partie de bioéthanol (cet alcool produit à partir de betteraves, de céréales et de canne à sucre) a investi le marché français. Si quantité de modèles de véhicules ont été conçus à l’époque pour pouvoir accueillir ce type de carburant, il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui, très peu de voitures, peuvent, en réalité, en profiter. Résultat : l’E85 a beau émettre moins de CO2 d’origine fossile que l’essence pure, tel que l’indique Le Point, et profiter d’une fiscalité avantageuse avec des prix (en baisse) qui se répercutent à la pompe (0,67 euro le litre, soit 40 % de moins que le prix de l’essence début décembre), peu de véhicules, à quelques exceptions près, peuvent en bénéficier. Question de compatibilité. Au revoir donc les économies réalisées à la pompe. Enfin pas tout à fait… Uniquement des boîtiers homologués Conscients de cela, de nombreux constructeurs automobiles ont décidé de prendre le problème à bras le corps et de se lancer dans la conception de boîtiers qui permettent d’adapter les voitures fonctionnant avec de l’essence à l’utilisation de ce fameux carburant écologique. De fait, s’il convient de bien s’assurer au préalable que les boitiers en question sont homologués, ces petits objets peuvent permettre de réaliser des économies significatives. A la clé pour les conducteurs de véhicules pourvus dudit boîtier, la possibilité d’obtenir une nouvelle carte grise gratuite ou à prix réduit qui leur permet de circuler quand bon leur semble même en cas de pics de pollution et de circulation différenciée. 10 millions de voitures pourraient être équipées Mais la force de ce boîtier repose surtout sur l’économie réalisée à la pompe. Selon la Collective du bioéthanol dans une interview accordée au Point, une économie de "500 euros par an pour 13 000 kilomètres parcourus par rapport au SP95-E10" peut être appréciée. Lorsque l’on sait, qu’aujourd’hui, seuls 100 000 véhicules utilisent ce carburant en France (alors que techniquement 10 millions de voitures pourraient être équipées de boîtiers), l’économie à l’échelle nationale pourrait se révéler d’autant plus impressionnante et conséquenteUn investissement rapidement rentabilisé Certes, ledit boîtier coûte entre 500 et 600 euros à l’achat pour un moteur classique. Mais, compte tenu de la rentabilité annuelle constatée, l’investissement s’avère, de fait, rapidement rentabilisé. Sans compter qu’il se veut compatible avec la majorité des véhicules essence et que les associations, à l’instar de 40 Millions d’automobilistes, l’ont largement validé. "La technique est parfaitement au point et remplit ses objectifs sans abîmer la voiture ni nuire au rendement du moteur", commente Pierre Chasseray, délégué général de l'association. Ne reste donc plus qu’à investir dans le boîtier en question et à se rendre dans l’une des 950 stations (sur les 11 000 ouvertes en France) distribuant le fameux E85.
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24 au soir ou 25 au matin... Quand faut-il ouvrir ses cadeaux de Noël ?
C'est l'une des questions que se posent souvent les parents d'enfants âgés de moins de 8 ans et qui croient donc encore au Père Noël... Quand faut-il jouer les petits lutins pour aller placer les cadeaux sous le sapin et permettre aux plus jeunes de les déballer ? Si cette question existentielle fait aujourd'hui débat du côté des parents, il n'en demeure pas moins que dans l'esprit des plus petits, la magie de Noël demeure. Pour qu'elle perdure, quelques conseils peuvent toutefois se révéler utiles. "Maintenir l’effet de surprise" Dans un entretien accordé à LCI, l'historienne des fêtes, spécialisée en anthropologie religieuse, Nadine Crétin, rappelle l’importance "de maintenir l’effet de surprise" et de mystère. Selon elle, aucun impair n'est commis si vous offrez vos cadeaux la veille au soir. "Comme dans tous les contes de fées, l’enfant ne se pose pas de questions. On peut dire que le père Noël est passé peut-être plus tôt. Il prend ça comme argent comptant", indique l'experte. Et de préciser : "La surprise de l’emballage et le fait que le cadeau ne soit pas remis de la main à la main", permettent au mystère de perdurer. "Apprendre à développer la patience" Mais certains spécialistes ne partagent pas forcément cette opinion. Surtout lorsqu'il s'agit d'enfants de moins de 5 ans. Pour le pédopsychiatre Stéphane Clerget interrogé par LCI, le fait de déballer certains cadeaux le 24 au soir permet, certes, d'occuper les plus petits pendant le repas. Mais ce n'est pas sans conséquences (en tous cas pas pour les parents), prévient-il. "Pour les plus jeunes qui ouvrent les cadeaux le 24, ils vont avoir du mal à dormir. Ils vont vouloir jouer. Il faut accepter l’idée qu’ils vont se coucher tard". S'ajoute à cela le fait que, selon le docteur, "l’intérêt de Noël c’est d’apprendre à développer la patience (...) L’idée de patienter la nuit, c’est quelque chose de compliqué, mais qui peut développer la rêverie". Sans compter, conclut-il, que pour que l'imaginaire d'un enfant se développe comme il se doit, il importe que ce dernier passe 'un temps sans l’objet'". Deux partis pris qui vous permettront sûrement de faire votre choix.
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Dix films à voir avec son enfant pendant les vacances de Noël
A l'approche de Noël, quoi de plus agréable que de regarder un bon film en famille? Pour changer des sempiternels dessins animés, voici une liste de dix films qui devraient enchanter les petits et les plus grands pendant les fêtes. Charlie et la chocolaterie, Tim Burton Résumé: La fabrique à friandises de Willy Wonka intrigue tout le monde. Qui y travaille? Comment les délicieux produits qui en sortent sont-ils préparés? Le secret sera révélé aux cinq enfants qui trouveront les tickets d'or déposés dans certaines tablettes de chocolat. Contre toute attente, Charlie, un garçon issu d'une famille pauvre, en fait partie. Accompagné de son papy et de quatre enfants tous plus insupportables les uns que les autres, il découvre l'antre fantastique de Willy Wonka, peuplée de personnages captivants et de sucreries en tout genre. Pourquoi on l'aime? Pour Jonny Depp, exceptionnel dans le rôle de Willy Wonka, et parce que comme à son habitude, Tim Burton nous embarque dans son univers loufoque tout en élaborant une critique acerbe des travers de notre société. De quoi amorcer un dialogue constructif avec votre enfant. Pour Fanny Gisbert, conférencière à la Cinémathèque française, Charlie et la chocolaterie "est à déguster sans modération. Les décors étaient d'ailleurs conçus pour être mangés par les acteurs!" Une anecdote qui devrait faire saliver votre enfant au visionnage.
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Huit films à voir avec ses enfants pendant les vacances de Noël
Enfin un long métrage d’animation sur Ferdinand, le Gandhi des corridas, le taureau le plus débonnaire de toute la péninsule ibérique. Oubliez les tombes grisâtres et les tristes pluies de la Toussaint. Au Mexique, le Jour des morts est une fête. Une débauche d’ornements somptueux et de teintes fleuries, un carnaval où la mort se pare du chatoiement de la vie. Aux commandes de cet épisode VIII de la saga créée par George Lucas il y a quarante ans, le réalisateur, Rian Johnson, qui en a 44, s’amuse comme un gamin au parc d’attractions. Chez les Moomins, l’hiver arrive… Pour élaborer ce nouveau film adapté de l’univers de Tove Jansson, les auteurs ont recyclé les images d’une série d’animation polonaise des années 1970-1980 : des séquences poétiques tournées en stop-motion dans de beaux décors neigeux. | Genre : Relecture subversive. Après un petit coup de barre (Monsieur Bout-de-Bois, en 2015), Magic Light Pictures revient en pleine forme Le roman adapté, signé R.J. Palacio, raconte l’entrée au collège d’un garçon atteint d’une malformation congénitale du visage. C’est l’histoire du Père Noël qui voit tomber comme des mouches ses quatre-vingt-douze mille lutins, chargés d’emballer nos cadeaux, et fonce sur Terre en traîneau volant, pour trouver de quoi requinquer son petit personnel : à savoir quatre-vingt-douze mille comprimés de vitamine C… Retour à l’écran de l’ourson en duffle-coat, trésor de la littérature british. Douillettement installée dans un Londres de maison de poupées, cette suite a le même charme suranné que le premier film, le même humour vif et candide. Seu
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Nouveautés DVD VOD
“Paradise” : chronique captivante de la vie au féminin dans l’Iran des mollahs C’est le week-end, le moment de passer en mode écran total avec notre sélection de films en VOD et DVD. Au programme : une plongée dans la République islamique iranienne, de l’espionnage à l’ancienne, et LE film de l’année 2017 : “120 Battements par minute”. “Paradise” Présenté au festival de Locarno en août 2015, ce premier long métrage iranien produit par le frère de Jafar Panahi attendait, depuis, une sortie en salles en France. C’est finalement le nouveau site e-cinema.comqui a acheté les droits de distribution pour une diffusion directement en VOD. Paradise, tourné sans autorisation pendant trois ans, chronique le quotidien éprouvant d’une jeune enseignante dans la banlieue de Téhéran, contrainte à d’interminables trajets en bus pour rejoindre son école. Hanieh, dans l’attente desespérée d’une mutation qui la rapprocherait de son domicile, se heurte aux pesanteurs kafkaïennes de l’administration autant qu’à l’oppression dont sont victimes les femmes dans la République islamique. Victime elle-même du patriarcat, Hanieh s’épuise à se rebeller, même discrètement. Et se transforme elle-même en bourreau quand elle enseigne à ses élèves les « bonnes » valeurs conservatrices – la scène où elle punit une gamine qui a osé mettre du vernis à ongles est un crève-cœur. Le réalisateur, Sina Ataeian Dena, venu de l’animation et de la publicité use (et, parfois, abuse) de plans très symboliques sur un aquarium, des parois de verre ou des paysages urbains qui, tous, évoquent un univers carcéral. Paradise – le titre est, bien évidemment, ironique – n’en reste pas moins un témoignage captivant sur l’éducation des filles dans l’Iran des mollahs. En VOD sur e-cinema.com
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La selfite, une maladie mentale inquiétante
Ce n'est pas une blague mais prendre des selfies à tout bout de champs serait une maladie mentale. C'est la conclusion de recherches scientifiques menées par des équipes indiennes et britanniques. Leur étude vient d'être publiée dans le Journal of Mental Health and Addiction... Trois niveaux d'atteinte La selfite ou selfitie toucherait essentiellement les personnes ayant peu confiance en elles comme l'expliquent les deux chercheurs Janarthanan Balakrishnan et Mark D. Griffiths : "Les gens atteints de ce syndrome souffrent d'un manque de confiance en eux et cherchent à 'rentrer dans le moule' de ceux qui les entourent". Les deux hommes ont même établi une échelle selon la gravité. Ils ont distingué 3 niveaux d'addiction : au premier niveau, les individus se prennent environ trois fois par jour en photo mais sans les publier sur les réseaux sociaux. Cela toucherait environ 56% des personnes atteintes de selfite. Au deuxième niveau, les photos sont forcément publiées sur le web. Les scientifiques estiment que 35% des personnes atteintes de selfite le sont à ce niveau aigu. Enfin le dernier niveau de la maladie, dit chronique, et touchant 9 % des malades, se traduit par un besoin irrépressible de se prendre en photo toute la journée et d'en poster au moins 6 par jour. Une maladie du smartphone Pour en arriver à de telles conclusions, les chercheurs ont soumis les participants à une série de 20 questions. Ainsi, la selfite serait une nouvelle pathologie liée à l'utilisation des smartphones. Elle vient s'ajouter à la nomophobie, c'est-à-dire l'anxiété due au fait de ne pas avoir son téléphone à portée de main. On ajoutera la "Text neck", une déformation de la colonne vertébrale liée à la position penchée pour regarder son smartphone. Rappelons quand même qu'en 2017, trente personnes ont trouvé la mort en voulant se photographier.
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Et si on se mettait à la méthode Coué ?
« Tous les jours à tous points de vue, je vais de mieux en mieux. » C'est la phrase clé que le docteur Emile Coué (1857-1926), pharmacien, conseille de se répéter 3 fois par jour pour retrouver, ou améliorer sa confiance en soi. L'auteur, avec son ouvrage La maîtrise de soi-même par l'autosuggestion consciente parue en 1922, pose les bases de la psychologie positive, de l'autosuggestion, de l'auto-motivation, de la visualisation. Précurseur du développement personnel et du pouvoir de l'attraction, il estime que nous pouvons améliorer notre bien-être psychique et physique par le biais de nos pensées. Une méthode basée sur le pouvoir de l'imagination « Toute pensée occupant uniquement notre esprit devient vraie pour nous et a tendance à se transformer en acte. », explique Emile Coué. Votre volonté n'intervient pas. Le principe est simple : il vous suffit de définir un but, et d'être convaincu que vous y arriverez pour que cela devienne possible. Dans le domaine du raisonnable bien sûr. Pensez très fort à ce que vous désirez pour que cela se réalise. De même, si vous vous persuadez que vous êtes dans l'incapacité de réaliser quelque chose, alors effectivement cela devient irréalisable. Des exercices simples 1) Isolez-vous et asseyez-vous au calme. Respirez calmement, détendez-vous, fermez les yeux et dites-vous à chaque inspiration qu'il vous est facile d'attirer ce que vous désirez dans votre vie. A chaque expiration, visualisez votre souhait réalisé. 2) Isolez-vous, détendez-vous, puis en position assise ou allongée, fermez les yeux et dites à voix haute la phrase suivante «Tous les jours à tous points de vue, je vais de mieux en mieux ». A faire soit le matin pour commencer votre journée positivement, soit le soir, pour évacuer les tensions de la journée. Répétez chaque suggestion 20 fois. Des phrases à se répéter pour aller mieux Le but est de renforcer votre confiance en vous, de réussir vos projets. N'hésitez pas à vous répéter mentalement, 3 fois par jour ou plus si vous en ressentez le besoin, 20 fois de suite, une ou plusieurs phrases parmi les suivantes : « je vais de mieux en mieux ; j'ai de plus en plus confiance en moi ; il m'est facile de réussir tout ce que j'entreprends; je vais obtenir ce travail ; j'arrive à épargner assez d'argent pour voyager bientôt ; mon régime est efficace et je perds du poids de façon raisonnable ; je suis positif et j'attire donc tout ce dont j'ai besoin. » Nous vous rappelons bien évidemment que cette pratique ne remplace en aucun cas un traitement médical !
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Et si on se mettait à la méthode Coué ?
« Tous les jours à tous points de vue, je vais de mieux en mieux. » C'est la phrase clé que le docteur Emile Coué (1857-1926), pharmacien, conseille de se répéter 3 fois par jour pour retrouver, ou améliorer sa confiance en soi. L'auteur, avec son ouvrage La maîtrise de soi-même par l'autosuggestion consciente parue en 1922, pose les bases de la psychologie positive, de l'autosuggestion, de l'auto-motivation, de la visualisation. Précurseur du développement personnel et du pouvoir de l'attraction, il estime que nous pouvons améliorer notre bien-être psychique et physique par le biais de nos pensées. Une méthode basée sur le pouvoir de l'imagination « Toute pensée occupant uniquement notre esprit devient vraie pour nous et a tendance à se transformer en acte. », explique Emile Coué. Votre volonté n'intervient pas. Le principe est simple : il vous suffit de définir un but, et d'être convaincu que vous y arriverez pour que cela devienne possible. Dans le domaine du raisonnable bien sûr. Pensez très fort à ce que vous désirez pour que cela se réalise. De même, si vous vous persuadez que vous êtes dans l'incapacité de réaliser quelque chose, alors effectivement cela devient irréalisable. Des exercices simples 1) Isolez-vous et asseyez-vous au calme. Respirez calmement, détendez-vous, fermez les yeux et dites-vous à chaque inspiration qu'il vous est facile d'attirer ce que vous désirez dans votre vie. A chaque expiration, visualisez votre souhait réalisé. 2) Isolez-vous, détendez-vous, puis en position assise ou allongée, fermez les yeux et dites à voix haute la phrase suivante «Tous les jours à tous points de vue, je vais de mieux en mieux ». A faire soit le matin pour commencer votre journée positivement, soit le soir, pour évacuer les tensions de la journée. Répétez chaque suggestion 20 fois. Des phrases à se répéter pour aller mieux Le but est de renforcer votre confiance en vous, de réussir vos projets. N'hésitez pas à vous répéter mentalement, 3 fois par jour ou plus si vous en ressentez le besoin, 20 fois de suite, une ou plusieurs phrases parmi les suivantes : « je vais de mieux en mieux ; j'ai de plus en plus confiance en moi ; il m'est facile de réussir tout ce que j'entreprends; je vais obtenir ce travail ; j'arrive à épargner assez d'argent pour voyager bientôt ; mon régime est efficace et je perds du poids de façon raisonnable ; je suis positif et j'attire donc tout ce dont j'ai besoin. » Nous vous rappelons bien évidemment que cette pratique ne remplace en aucun cas un traitement médical !
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Les années 60, quand le design se profile
1958-1968, les dix ans qui ébranlèrent la France En matière d’objet, l’époque est à l’utile. Des lignes réfléchies, affinées, émergent du tout-venant informe. La DS de Flaminio Bertoni ou le moulin à café de Roger Tallon. Souvenirs, souvenirs… Design. Ce mot étrange apparaît en France au milieu des années 60. Faut-il prononcer « désigne », « desaïgne » ou « disaïgne » ? Sur le moment, on ne sait pas trop. Yves Domergue , l’un des premiers designers industriels français, a vécu cette période charnière. Né en 1941, ce Normand féru de dessin apprend en 1965 l’« esthétique industrielle » à l’Ensad (Ecole nationale supérieure des arts décoratifs). L’enseignant de cette nouvelle discipline, Roger Tallon (1929-2011), a déjà dessiné téléviseur, moulin à café ou batteur à chantilly. « Avec lui, on apprenait à innover. Il nous disait : “Apportez-moi des idées !” Il organisait des concours de barbecue, par exemple. Les élèves imaginaient vingt-cinq barbecues, plus absurdes les uns que les autres. Et au milieu, un ou deux sortaient du lot. » Fin 1965, Roger Tallon décide d’employer le mot design plutôt que l’expression « esthétique industrielle », qu’il juge datée. Les formes vont peu à peu s’affiner. « Nous étions à la recherche d’un design plus fonctionnel que décoratif, et c’est Tallon qui l’a amené. » Mais le changement prendra du temps. « Le terme “design” ne se répandra qu’après...
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Spectacle : entrez dans la danse avec Blanca L
Jeudi 21 décembre 2017, il est 20 heures. Dans la grande salle de la Maison des Arts de Créteil, près de 600 personnes sont impatientes d'assister au nouveau spectacle de la danseuse et chorégraphe franco-espagnole. 20h10 : le rideau se lève enfin sur 8 danseurs. Ils débutent une chorégraphie mi hip-hop mi contemporaine sur fond de musique baroque. Le contraste entre ces deux univers est saisissant. Tels des pantins, ils dansent de façon quasi militaire : les mouvements sont francs, saccadés, et synchro. La danse est puissante, menée par des artistes qui, à chaque tableau, changent de vêtements. Ils passent d'un sévère costume-cravate sombre à un look blanc et des baskets fluorescentes. Si l'allure est plus décontractée à la fin du spectacle, la technique elle, reste impeccable tout au long. Une danse radieuse Si vous êtes arrivé le moral dans les chaussettes, vous repartez de la salle avec des couleurs plein les yeux ! Les artistes dansent, chantent, rappent. Leur joie est presque contagieuse : ils nous donnent envie de taper des mains, de nous lever et de les rejoindre sur scène. Lorsqu'ils rappent « Je ne sais pas chanter », nous rions. Lorsqu'ils font semblant d'être tristes, nous compatissons. Les couleurs rouge, vert, bleu des costumes et les lumières, égaient la scène. Un message positif Avec ce spectacle poétique où elle n'intervient qu'en tant que chorégraphe, Blanca Li montre qu'il est possible d'atteindre nos buts par la force du travail. Tout est dans le mouvement. Notre mental est le point de départ de chacune de nos actions. Tout comme ces 8 jeunes, il nous est possible, à nous aussi de concrétiser nos rêves. La chorégraphe a bien choisi le titre de son spectacle : l'électricité, c'est l'énergie. Voilà exactement ce qui qualifie ce ballet hip-hop. Une chorégraphe aux multiples casquettes Blanca Li a commencé sa carrière à 12 ans en tant que gymnaste. A 17 ans, elle quitte son Espagne natale et s'envole pour New York. Elle étudie la danse contemporaine au sein des plus célèbres écoles : les compagnies Alvin Ailey et Martha Graham. C'est à ce moment qu'elle découvre le hip-hop. Dès lors, la majorité de ses créations, intègre cette danse issue de New York. De 1999 avec Macadam Macadam, à aujourd'hui avec Elektrik, la danse de la rue marque toutes ses chorégraphies. En tournée jusqu'en mai 2018 Merci Blanca Li pour ce spectacle qui nous transporte au-delà des mouvements de danse. Nous en repartons rechargés de vitalité, de dynamisme, et avec l'envie de danser nous aussi. Elektrik tourne à travers la France jusqu'au 5 mai 2018 : le 23 janvier à Yzeure, le 25 janvier à Lempdes, le 27 janvier à Cannes, les 30 et 31 janvier à Suresnes, le 8 février à Vaulx-en-Velin, du 27 mars au 14 avril à Paris, le 5 mai à Outreau. Les tarifs varient de 11 à 38 euros. Plus de renseignements sur www.blancali.com.
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Babar, un éléphant au classicisme trompeur
Extension du cadre, poésie de l’écriture, rythme des planches… Avec son héros sage, Jean de Brunhoff a révolutionné la littérature enfantine dans les années 30. Un livre somme rend hommage à son génie souvent mal compris. C'est une histoire qui remonte à quarante ans. Isabelle Nières-Chevrel, alors étudiante en littérature, s'était promis d'écrire, « un jour », un livre sur Jean de Brunhoff, le père de Babar. L'illustre petit éléphant avait été la « grande affaire » de son enfance. Chaque été, il était le compagnon de vacances de la tribu de cousins, un membre à part entière de la famille où les grandes personnes elles-mêmes avaient coutume de dire, quand un enfant faisait une bêtise, s'emparant d'un couteau par exemple : « ce n'est pas un joujou, monsieur l'éléphant ! », réplique tirée du premier album que tout le monde connaissait par cœur. Les années ont passé, l'étudiante s'est muée en professeure et les livres pour enfants sont devenus la grande affaire de celle qui allait créer, à Rennes, le premier enseignement universitaire français consacré à la littérature jeunesse. Mais le temps manquait pour écrire sur Babar... jusqu'à ces dernières années, quand la retraite a enfin libéré le temps. Bien placée pour savoir que Jean de Brunhoff n'avait guère suscité de travaux de recherches, plus que jamais persuadée que sous l'apparente bonhomie de ses albums se révélent un créateur et un précurseur hors pair, Isabelle Nières-Chevrel s'est ainsi attelée à la tâche, quarante ans après la promesse qu'elle s'était faite. Son livre, « Au pays de Babar », qui vient de paraître aux Presses Universitaires de Rennes, est une somme d'érudition écrite dans une langue claire, accessible au plus grand nombre. Un voyage largement illustré dont elle se fait le guide avec un évident plaisir. Qui était Jean de Brunhoff ? A quelques jours près, il est né avec le XX° siècle, le 9 décembre 1899. Il était le benjamin d'une famille de quatre enfants, des bourgeois plutôt aisés et cultivés. Et, grand atout pour le futur auteur d'albums de jeunesse, toute la famille travaille dans l'édition d'art et la presse. Maurice, son père, est l'éditeur de Villiers de L'Isle-Adam et des fameux programmes des ballets russes. Sa sœur aînée, Cosette, a épousé Lucien Vogel, l'éditeur du Jardin des modes, qui lancera, en 1928, l'hebdomadaire Vu, l'ancêtre de Paris Match. Jacques, le premier de ses frères, seconde leur père et lance Le Décor d'aujourd'hui. Quant à Michel, le deuxième frère, il va devenir, en 1929, rédacteur en chef de l'édition française de Vogue. Jean de Brunhoff est donc le petit dernier d'une famille vouée au monde du texte-image. Quand lui est venue l'idée de faire des livres pour enfants ? Pas tout de suite. Dans un premier temps, c'est la peinture qui l'intéresse. Bachelier en 1917, il entame une licence de lettres, rapidement interrompue par sa mobilisation en avril 1918. Après la guerre, il s'inscrit à l'école des beaux-arts de Rennes, puis à l'Académie de la Grande Chaumière, une école d'arts privée, à Paris. D'après la correspondance à laquelle j'ai eu accès, son père n'est que modérément emballé par son projet et je ne suis pas sûre que Jean aurait fait une grande carrière de peintre. Les tableaux qui restent montrent qu'il n'avait pas compris combien la question du rapport au réel s'était transformée depuis la fin du XIXe siècle. A l'époque, il ne peut de toutes façons pas vivre de sa peinture, il s'est marié en 1924 avec une jeune pianiste, Cécile Sabouraud, et quand naissent leurs deux fils, le couple dépend financièrement de leurs familles. C'est son père qui lui suggère de se tourner vers l'illustration de livres pour enfants, ses relations peuvent l'aider. Mais Jean repousse cette idée jusqu'au moment où il contracte la tuberculose dont il va guérir, mais qui l'oblige à vivre pour partie à la montagne et à la campagne. La suggestion paternelle commence alors à cheminer en lui… “A l'instar de nombre d'artistes, c'est un hasard qui l'a mis sur le chemin de son œuvre.” Comment va naître alors l'histoire de Babar ? Par hasard, un soir de l'été 1930. La scène se passe à Chessy-sur-Marne, dans la maison du docteur Sabouraud, le père de Cécile. Les deux garçons, Laurent et Mathieu, ont alors cinq et quatre ans. La famille vient de recevoir une lettre d'une cousine de Jean, qui vit au Kenya, et écrit que l'ambassadrice de Belgique a recueilli un petit éléphant dont la mère a été tuée par des chasseurs. Au chevet de Mathieu qui a mal au ventre, Cécile s'empare de cette anecdote pour inventer, sur le champ, une histoire à lui raconter. Emballé par ce récit, Mathieu s'empresse de le rapporter à son frère et les deux garçons finissent par se précipiter auprès de leur père. Et c'est ainsi que Jean de Brunhoff, pour faire plaisir à ses fils, entreprend de prolonger cette histoire et de confectionner un album en pliant une grande feuille de papier... Au départ, il n'avait l'intention que de faire quelques dessins, mais il s'est pris au jeu et, très vite, découvre qu'il aime écrire et prend plaisir à se confronter à un objet radicalement nouveau pour lui. Il passe de la surface plane et unique de la toile à la structure complexe de l'objet-livre où l'espace doit être utilisé pour raconter conjointement par le texte et l'image. A l'instar de nombre d'artistes, c'est un hasard qui l'a mis sur le chemin de son œuvre. Ce premier album l'a révélé à lui-même. Et, après ce déclic, la machine va s'emballer. Que voulez-vous dire ? Qu'il va enchaîner les albums. Le premier, Histoire de Babar, le petit éléphant, est publié en 1931. Jean de Brunhoff a travaillé sur un grand format (26,5 x 37). D'après la légende familiale, Hachette aurait refusé d'en être l'éditeur au motif que le livre serait trop cher. Pour venir en aide à Jean, la famille décide alors de publier l'album aux éditions du Jardin des modes, créées pour l'occasion. Vendu 35 francs, il se situe effectivement parmi les albums les plus chers de l'époque, mais il connaît immédiatement un très grand succès. Encouragé, passionné par ce qu'il fait, Jean de Brunhoff enchaîne avec un second album qui sera publié l'année suivante, Le voyage de Babar, une sorte de roman d'aventures et de mise à l'épreuve du héros : le petit éléphant est-il vraiment digne d'être roi ? Réponse : oui ! Dans la foulée, il enchaîne encore sur Le roi Babar, un album plus statique, une sorte d'utopie qui tente d'ouvrir les enfants à ce que pourrait être une société idéale. Ce troisième livre paraît en 1933. Et là, l'auteur est en panne. Il ne sait pas quoi faire. Il a raconté ce qu'il avait à raconter. “‘Les vacances de Zéphir’, ce sont également les vacances de l'esprit.” Le succès s'est confirmé ? Oui, les trois albums reçoivent un large écho et les deux premiers ont été immédiatement traduits aux Etats-Unis. Pour profiter de ce succès et pallier son manque d'inspiration Jean de Brunhoff décide alors de publier un abécédaire, l'A.B.C. de Babar, qui renvoie à un genre extrêmement ancien, non narratif, dans lequel il se coule facilement. Et l'album, publié en 1934, rencontre à nouveau son public ! Après cet intermède, l'inspiration revient et Brunhoff entame un livre, qui pour moi est un chef-d'oeuvre, Les vacances de Zéphir, qui évacue les personnages de la trilogie précédente et met en scène un petit singe qui apparaissait à la fin du Roi Babar. Ce personnage, d'apparence légère, agile, lui donne d'abord la possibilité d'une autre esthétique, l'aérien, le vertical, à la différence de l'éléphant qu'il faut toujours ancrer au sol. Zéphir est léger, souple, virevoltant. Mais surtout Brunhoff imagine une aventure guidée par l'émotion amoureuse. C'est le premier exemple que je connaisse dans la littérature enfantine française d'une rêverie amoureuse pour sujet principal. Le titre prend ainsi un double sens. Les vacances de Zéphir, ce sont également les vacances de l'esprit. On dit souvent que Max et les maximonstres de Maurice Sendak est le premier grand livre qui met en scène l'intériorité enfantine. Il date de 1963, mais antérieurement il y a eu Les vacances de Zéphir. Ce quatrième album est le dernier publié du vivant de Jean de Brunhoff... Oui, cet album est publié par Hachette en décembre 1936, l'auteur est alors dans la pleine maîtrise de son art, mais c'est, malheureusement, le moment où il fait une rechute, victime d'une forme particulière de tuberculose qui se développe parfois chez d'anciens malades. Jean de Brunhoff meurt le 16 octobre 1937, à l'âge de 37 ans. Pendant les derniers mois, au sanatorium, il avait travaillé, dans des conditions évidemment difficiles, pour répondre à une commande d'un journal anglais, le Daily Sketch. Il s'agissait de deux nouvelles aventures de Babar destinées à être livrées en feuilleton. Celles-ci, Babar en famille et Babar et le Père Noël, seront respectivement publiées en albums en 1938 et 1941. Ces deux livres n'ont ni la virtuosité, ni l'inventivité des précédents. Surtout le dernier. Mais, malgré ses défauts, il est extrêmement émouvant et il est facile de le lire comme un texte testamentaire. Au fond, Babar va mourir, il a troqué son habit avec le Père Noël, procédant à une sorte d'échange de magie : je m'en vais, mais je suis toujours là, comme le Père Noël. Jean de Brunhoff aura ainsi conçu sept albums en sept ans dans une violente impulsion créatrice et probablement un fort sentiment d'urgence. Pourquoi vous paraît-il un artiste majeur ? Parce qu'il a réussi à résoudre des problèmes sur lesquels ses prédécesseurs s'étaient cassé les dents que l'on peut résumer dans une question : dans quelles conditions une série d'images peut-elle devenir narrative ? Brunhoff résoud ainsi le problème auquel s'était par exemple heurté Maurice Boutet de Monvel dans les années 1880. Si celui-ci utilise des vignettes pour illustrer les fables de La Fontaine, c'est parce qu'il achoppe sur la question des enchaînements narratifs. Il ne voit pas comment assurer l'enchaînement grahique et verbal entre la page de droite et la double page suivante. Brunhoff trouve la solution en se libérant des illustrations cadrées, en faisant varier le nombre, le format et la disposition de ses images. Certaines pages peuvent ainsi compter cinq ou six images, et d'autres deux, voire une seule. Il découvre comment la tourne des pages permet de construire du narratif, comment, pour faire une pause, on peut placer une image en double page. En un mot, il introduit le rythme et la durée dans un album. Il faut d'ailleurs noter à ce propos que toute sa famille est musicienne, tout le monde joue du piano. La musique fait partie de sa culture. Cette question du rythme des albums est la révolution fondamentale que l'on doit à Brunhoff. Cela se mesure aussi dans ses textes... Effectivement, l'écriture de Jean de Brunhoff est étonnante parce qu'à l'évidence, il la contrôle à l'oreille. Chaque ligne du texte correspond à un groupe de souffle, elle suit le rythme de la parole. Ses textes sont écrits pour être lus à haute voix. Ils sont harmonieux, comme des poèmes, on les retient facilement. Nombre d'enfants les connaissent par cœur. Malheureusement, la révolution introduite par Brunhoff va se perdre, parce qu'après la seconde guerre mondiale son œuvre sera victime des transformations économiques et cuturelles du « marché de l'enfance ». Ses albums vont être réédités dans des versions remaniées, réécrites, tronquées, sans marges. Que s'est-il passé ? Après la guerre, Hachette se retrouve avec l'héritage de Babar qui ne correspond plus à sa politique éditoriale. Ses responsables considèrent que le petit éléphant est démodé. La modernité désormais, c'est Caroline et sa salopette rouge, l'héroïne de Pierre Probst dont le premier album paraît au début des années 1950. Que faire alors des albums de Babar, grands, chers, élégants, qui ne correspondent plus à la nouvelle stratégie de conquête du marché populaire ? Que faire d'un artiste qui n'a que sept titres à son actif dont un, Zéphir, ne fait pas série ? La première solution consistera à les faire entrer dans des collections au format beaucoup plus petit, donc en tronquant les images, en supprimant les marges. Ou bien à la pagination réduite, en supprimant des passages. Un autre choix consistera à fractionner les albums pour en tirer deux ou trois petits livres : Histoire de Babar, le petit éléphant se multipliera ainsi en L'enfance de Babar, Babar et la vieille dame et Le couronnement de Babar. Plus tard, ce sera au tour de la télévision de transformer Babar. Le texte et la mise en page n'ont plus d'importance. Seuls comptent les histoires et les personnages qui peuvent même devenir les héros d'aventures inédites. Dans la foulée, enfin, apparaîtront les produits dérivés, Babar devenant le support commercial de vêtements de plage ou de jouets. Dans le domaine des enfants, les héros finissent toujours en hachis parmentier. Regardez ce qui arrive à Alice ou à Pinocchio. Qu'en est-il aujourd'hui ? Les albums, tels que Jean de Brunhoff les avait conçus, sont quasi introuvables. Une demande existe pourtant pour les vraisBabar. Je suis certaine qu'elle finira par se faire entendre et que l'on verra un jour une nouvelle édition dans l'écriture, le format et la mise en page d'origine. Le plus tôt sera le mieux !
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Le dernier "Star Wars" engrange 450 millions de dollars en une semaine
Cette performance fait de "Star Wars: Les derniers Jedi" le cinquième film le plus lucratif de l'histoire pour son premier week-end d'exploitation. "Star Wars: Les derniers Jedi", le huitième épisode de la célèbre saga galactique de George Lucas, a engrangé 450,8 millions de dollars de recettes à travers le monde pour ce premier week-end d'exploitation, a annoncé son producteur et distributeur Disney lundi. Le nouvel opus, réalisé par l'Américain Rian Johnson, a rapporté 220 millions de dollars en Amérique du Nord depuis sa sortie vendredi, et 230,8 millions dans le reste du monde. Cette performance fait de "Star Wars: Les derniers Jedi" le cinquième film le plus lucratif de l'histoire pour son premier week-end d'exploitation. "Fast & Furious 8", sorti en 2017, détient le record avec près de 530 millions de dollars de recettes, devant l'épisode précédent de la saga Star Wars, "Le Réveil de la Force". Avec ses 220 millions de recettes aux Etats-Unis et au Canada, "Star Wars: Les derniers Jedi" signe la deuxième meilleure performance au box-office nord-américain pour un week-end d'ouverture, se classant là encore derrière son prequel "Le Réveil de la Force". Ce nouveau volet met face à face Rey, l'héritière des Jedi, et Kylo Ren, la principale menace venue du Premier Ordre et on y voit pour la dernière fois, Carrie Fisher dans le rôle de Leia Organa: l'actrice est morte en décembre 2016, à 60 ans, quelques temps après avoir terminé le tournage de ses scènes. Le groupe Disney, producteur du film, a d'ores et déjà annoncé la préparation d'une "toute nouvelle trilogie" Star Wars, en plus de l'épisode IX qui doit sortir en 2019. Peu de place pour la occurence Au box-office, selon les chiffres définitifs publiés lundi par la société spécialisée Exhibitor Relations, les salles plongées dans le côté obscur n'ont laissé que peu de place pour la concurrence. En deuxième position, "Ferdinand", dessin animé qui suit les aventures d'un taureau au grand cœur à travers l'Espagne, pâtit d'une sortie le même jour que "Star Wars" et ramasse les miettes avec 13,4 millions de dollars. Le jeune musicien de "Coco", le dernier film d'animation des studios Pixar (Disney), passe lui de la première à la troisième place avec 9,9 millions de dollars (150,7 millions de dollars depuis sa sortie). En quatrième position, la comédie sentimentale "Wonder" avec Julia Roberts, Owen Wilson et Jacob Tremblay, raconte la scolarisation d'un enfant au visage déformé par la maladie. Elle a rapporté 5,2 millions de dollars sur le week-end et 109 millions en cinq semaines. Quant à l'alliance des super-héros de "Justice League", elle a été rétrogradée en cinquième position avec 4,3 millions de dollars. Le groupe constitué de Batman (Ben Affleck), Wonder Woman (Gal Gadot), Aquaman (Jason Momoa), Cyborg (Ray Fisher) et Flash (Ezra Miller) a cumulé 219,6 millions depuis sa sortie il y a cinq semaines.
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Jamel Debbouze: son coup de gueule face à Claire Chazal
Jamel Debbouze s’est énervé lundi soir contre Claire Chazal. Jamel Debbouze triomphe actuellement sur la scène de la Cigale avec son nouveau spectacle, «Maintenant ou Jamel». En pleine promotion, l’humoriste a été invité dans l’émission de Claire Chazal sur France 5. Son sourire légendaire s’est alors crispé quand l’ancienne reine du JT de TF1 a évoqué le rôle de porte-parole de Debbouze dans la communauté maghrébine, notamment lors des attentats du 13 novembre. «On est obligé de dire fort combien on est Français, combien on est né ici, combien on vit les choses exactement de la même manière que n’importe quel Français de souche. C’est vrai, je le dis souvent, mais c’est schizophrénique que d’avoir l’impression d’être étranger dans son propre pays». "Vous avez niqué l'ambiance" Mais Jamel ne s’arrête pas là. Visiblement heurté par ce rôle qu’il n’a pas demandé, l’humoriste aimerait parfois qu’on s’intéresse un peu plus à qui il est aujourd’hui. «On a le sentiment qu’on doit en faire deux fois plus, confie-t-il. Dès lors qu’il y a un mec qui a les cheveux et les yeux noirs, qui vient de Tunisie, d’Algérie ou du Maroc et qui fait quoi que ce soit, on doit s’expliquer, et c’est vrai que pendant les événements, j’ai été sur-sollicité et je l’ai mal vécu, car ça me concerne au même titre que tout le monde». Face caméra, Jamel termine alors ainsi: «Je suis issu de l’immigration, je ne le nie pas, j’en suis extrêmement fier. Mais on est en 2017, et vu tout ce qu’on a fait, vu notre histoire commune, ça ne devrait plus être un sujet». Alors si au départ l’interview avec Claire Chazal était bon enfant, à la fin, l’ambiance n’est plus tout à fait la même. Et Jamel ne s’empêche pas de le lui faire remarquer: «Vous avez niqué l’ambiance, j’étais bien avant cette question». Un mauvais moment qui se termine néanmoins sur un sourire.
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