Tout ce qui a été posté par serdam
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Et si on se mettait à la méthode Coué ?
« Tous les jours à tous points de vue, je vais de mieux en mieux. » C'est la phrase clé que le docteur Emile Coué (1857-1926), pharmacien, conseille de se répéter 3 fois par jour pour retrouver, ou améliorer sa confiance en soi. L'auteur, avec son ouvrage La maîtrise de soi-même par l'autosuggestion consciente parue en 1922, pose les bases de la psychologie positive, de l'autosuggestion, de l'auto-motivation, de la visualisation. Précurseur du développement personnel et du pouvoir de l'attraction, il estime que nous pouvons améliorer notre bien-être psychique et physique par le biais de nos pensées. Une méthode basée sur le pouvoir de l'imagination « Toute pensée occupant uniquement notre esprit devient vraie pour nous et a tendance à se transformer en acte. », explique Emile Coué. Votre volonté n'intervient pas. Le principe est simple : il vous suffit de définir un but, et d'être convaincu que vous y arriverez pour que cela devienne possible. Dans le domaine du raisonnable bien sûr. Pensez très fort à ce que vous désirez pour que cela se réalise. De même, si vous vous persuadez que vous êtes dans l'incapacité de réaliser quelque chose, alors effectivement cela devient irréalisable. Des exercices simples 1) Isolez-vous et asseyez-vous au calme. Respirez calmement, détendez-vous, fermez les yeux et dites-vous à chaque inspiration qu'il vous est facile d'attirer ce que vous désirez dans votre vie. A chaque expiration, visualisez votre souhait réalisé. 2) Isolez-vous, détendez-vous, puis en position assise ou allongée, fermez les yeux et dites à voix haute la phrase suivante «Tous les jours à tous points de vue, je vais de mieux en mieux ». A faire soit le matin pour commencer votre journée positivement, soit le soir, pour évacuer les tensions de la journée. Répétez chaque suggestion 20 fois. Des phrases à se répéter pour aller mieux Le but est de renforcer votre confiance en vous, de réussir vos projets. N'hésitez pas à vous répéter mentalement, 3 fois par jour ou plus si vous en ressentez le besoin, 20 fois de suite, une ou plusieurs phrases parmi les suivantes : « je vais de mieux en mieux ; j'ai de plus en plus confiance en moi ; il m'est facile de réussir tout ce que j'entreprends; je vais obtenir ce travail ; j'arrive à épargner assez d'argent pour voyager bientôt ; mon régime est efficace et je perds du poids de façon raisonnable ; je suis positif et j'attire donc tout ce dont j'ai besoin. » Nous vous rappelons bien évidemment que cette pratique ne remplace en aucun cas un traitement médical !
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Et si on se mettait à la méthode Coué ?
« Tous les jours à tous points de vue, je vais de mieux en mieux. » C'est la phrase clé que le docteur Emile Coué (1857-1926), pharmacien, conseille de se répéter 3 fois par jour pour retrouver, ou améliorer sa confiance en soi. L'auteur, avec son ouvrage La maîtrise de soi-même par l'autosuggestion consciente parue en 1922, pose les bases de la psychologie positive, de l'autosuggestion, de l'auto-motivation, de la visualisation. Précurseur du développement personnel et du pouvoir de l'attraction, il estime que nous pouvons améliorer notre bien-être psychique et physique par le biais de nos pensées. Une méthode basée sur le pouvoir de l'imagination « Toute pensée occupant uniquement notre esprit devient vraie pour nous et a tendance à se transformer en acte. », explique Emile Coué. Votre volonté n'intervient pas. Le principe est simple : il vous suffit de définir un but, et d'être convaincu que vous y arriverez pour que cela devienne possible. Dans le domaine du raisonnable bien sûr. Pensez très fort à ce que vous désirez pour que cela se réalise. De même, si vous vous persuadez que vous êtes dans l'incapacité de réaliser quelque chose, alors effectivement cela devient irréalisable. Des exercices simples 1) Isolez-vous et asseyez-vous au calme. Respirez calmement, détendez-vous, fermez les yeux et dites-vous à chaque inspiration qu'il vous est facile d'attirer ce que vous désirez dans votre vie. A chaque expiration, visualisez votre souhait réalisé. 2) Isolez-vous, détendez-vous, puis en position assise ou allongée, fermez les yeux et dites à voix haute la phrase suivante «Tous les jours à tous points de vue, je vais de mieux en mieux ». A faire soit le matin pour commencer votre journée positivement, soit le soir, pour évacuer les tensions de la journée. Répétez chaque suggestion 20 fois. Des phrases à se répéter pour aller mieux Le but est de renforcer votre confiance en vous, de réussir vos projets. N'hésitez pas à vous répéter mentalement, 3 fois par jour ou plus si vous en ressentez le besoin, 20 fois de suite, une ou plusieurs phrases parmi les suivantes : « je vais de mieux en mieux ; j'ai de plus en plus confiance en moi ; il m'est facile de réussir tout ce que j'entreprends; je vais obtenir ce travail ; j'arrive à épargner assez d'argent pour voyager bientôt ; mon régime est efficace et je perds du poids de façon raisonnable ; je suis positif et j'attire donc tout ce dont j'ai besoin. » Nous vous rappelons bien évidemment que cette pratique ne remplace en aucun cas un traitement médical !
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Les années 60, quand le design se profile
1958-1968, les dix ans qui ébranlèrent la France En matière d’objet, l’époque est à l’utile. Des lignes réfléchies, affinées, émergent du tout-venant informe. La DS de Flaminio Bertoni ou le moulin à café de Roger Tallon. Souvenirs, souvenirs… Design. Ce mot étrange apparaît en France au milieu des années 60. Faut-il prononcer « désigne », « desaïgne » ou « disaïgne » ? Sur le moment, on ne sait pas trop. Yves Domergue , l’un des premiers designers industriels français, a vécu cette période charnière. Né en 1941, ce Normand féru de dessin apprend en 1965 l’« esthétique industrielle » à l’Ensad (Ecole nationale supérieure des arts décoratifs). L’enseignant de cette nouvelle discipline, Roger Tallon (1929-2011), a déjà dessiné téléviseur, moulin à café ou batteur à chantilly. « Avec lui, on apprenait à innover. Il nous disait : “Apportez-moi des idées !” Il organisait des concours de barbecue, par exemple. Les élèves imaginaient vingt-cinq barbecues, plus absurdes les uns que les autres. Et au milieu, un ou deux sortaient du lot. » Fin 1965, Roger Tallon décide d’employer le mot design plutôt que l’expression « esthétique industrielle », qu’il juge datée. Les formes vont peu à peu s’affiner. « Nous étions à la recherche d’un design plus fonctionnel que décoratif, et c’est Tallon qui l’a amené. » Mais le changement prendra du temps. « Le terme “design” ne se répandra qu’après...
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Spectacle : entrez dans la danse avec Blanca L
Jeudi 21 décembre 2017, il est 20 heures. Dans la grande salle de la Maison des Arts de Créteil, près de 600 personnes sont impatientes d'assister au nouveau spectacle de la danseuse et chorégraphe franco-espagnole. 20h10 : le rideau se lève enfin sur 8 danseurs. Ils débutent une chorégraphie mi hip-hop mi contemporaine sur fond de musique baroque. Le contraste entre ces deux univers est saisissant. Tels des pantins, ils dansent de façon quasi militaire : les mouvements sont francs, saccadés, et synchro. La danse est puissante, menée par des artistes qui, à chaque tableau, changent de vêtements. Ils passent d'un sévère costume-cravate sombre à un look blanc et des baskets fluorescentes. Si l'allure est plus décontractée à la fin du spectacle, la technique elle, reste impeccable tout au long. Une danse radieuse Si vous êtes arrivé le moral dans les chaussettes, vous repartez de la salle avec des couleurs plein les yeux ! Les artistes dansent, chantent, rappent. Leur joie est presque contagieuse : ils nous donnent envie de taper des mains, de nous lever et de les rejoindre sur scène. Lorsqu'ils rappent « Je ne sais pas chanter », nous rions. Lorsqu'ils font semblant d'être tristes, nous compatissons. Les couleurs rouge, vert, bleu des costumes et les lumières, égaient la scène. Un message positif Avec ce spectacle poétique où elle n'intervient qu'en tant que chorégraphe, Blanca Li montre qu'il est possible d'atteindre nos buts par la force du travail. Tout est dans le mouvement. Notre mental est le point de départ de chacune de nos actions. Tout comme ces 8 jeunes, il nous est possible, à nous aussi de concrétiser nos rêves. La chorégraphe a bien choisi le titre de son spectacle : l'électricité, c'est l'énergie. Voilà exactement ce qui qualifie ce ballet hip-hop. Une chorégraphe aux multiples casquettes Blanca Li a commencé sa carrière à 12 ans en tant que gymnaste. A 17 ans, elle quitte son Espagne natale et s'envole pour New York. Elle étudie la danse contemporaine au sein des plus célèbres écoles : les compagnies Alvin Ailey et Martha Graham. C'est à ce moment qu'elle découvre le hip-hop. Dès lors, la majorité de ses créations, intègre cette danse issue de New York. De 1999 avec Macadam Macadam, à aujourd'hui avec Elektrik, la danse de la rue marque toutes ses chorégraphies. En tournée jusqu'en mai 2018 Merci Blanca Li pour ce spectacle qui nous transporte au-delà des mouvements de danse. Nous en repartons rechargés de vitalité, de dynamisme, et avec l'envie de danser nous aussi. Elektrik tourne à travers la France jusqu'au 5 mai 2018 : le 23 janvier à Yzeure, le 25 janvier à Lempdes, le 27 janvier à Cannes, les 30 et 31 janvier à Suresnes, le 8 février à Vaulx-en-Velin, du 27 mars au 14 avril à Paris, le 5 mai à Outreau. Les tarifs varient de 11 à 38 euros. Plus de renseignements sur www.blancali.com.
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Babar, un éléphant au classicisme trompeur
Extension du cadre, poésie de l’écriture, rythme des planches… Avec son héros sage, Jean de Brunhoff a révolutionné la littérature enfantine dans les années 30. Un livre somme rend hommage à son génie souvent mal compris. C'est une histoire qui remonte à quarante ans. Isabelle Nières-Chevrel, alors étudiante en littérature, s'était promis d'écrire, « un jour », un livre sur Jean de Brunhoff, le père de Babar. L'illustre petit éléphant avait été la « grande affaire » de son enfance. Chaque été, il était le compagnon de vacances de la tribu de cousins, un membre à part entière de la famille où les grandes personnes elles-mêmes avaient coutume de dire, quand un enfant faisait une bêtise, s'emparant d'un couteau par exemple : « ce n'est pas un joujou, monsieur l'éléphant ! », réplique tirée du premier album que tout le monde connaissait par cœur. Les années ont passé, l'étudiante s'est muée en professeure et les livres pour enfants sont devenus la grande affaire de celle qui allait créer, à Rennes, le premier enseignement universitaire français consacré à la littérature jeunesse. Mais le temps manquait pour écrire sur Babar... jusqu'à ces dernières années, quand la retraite a enfin libéré le temps. Bien placée pour savoir que Jean de Brunhoff n'avait guère suscité de travaux de recherches, plus que jamais persuadée que sous l'apparente bonhomie de ses albums se révélent un créateur et un précurseur hors pair, Isabelle Nières-Chevrel s'est ainsi attelée à la tâche, quarante ans après la promesse qu'elle s'était faite. Son livre, « Au pays de Babar », qui vient de paraître aux Presses Universitaires de Rennes, est une somme d'érudition écrite dans une langue claire, accessible au plus grand nombre. Un voyage largement illustré dont elle se fait le guide avec un évident plaisir. Qui était Jean de Brunhoff ? A quelques jours près, il est né avec le XX° siècle, le 9 décembre 1899. Il était le benjamin d'une famille de quatre enfants, des bourgeois plutôt aisés et cultivés. Et, grand atout pour le futur auteur d'albums de jeunesse, toute la famille travaille dans l'édition d'art et la presse. Maurice, son père, est l'éditeur de Villiers de L'Isle-Adam et des fameux programmes des ballets russes. Sa sœur aînée, Cosette, a épousé Lucien Vogel, l'éditeur du Jardin des modes, qui lancera, en 1928, l'hebdomadaire Vu, l'ancêtre de Paris Match. Jacques, le premier de ses frères, seconde leur père et lance Le Décor d'aujourd'hui. Quant à Michel, le deuxième frère, il va devenir, en 1929, rédacteur en chef de l'édition française de Vogue. Jean de Brunhoff est donc le petit dernier d'une famille vouée au monde du texte-image. Quand lui est venue l'idée de faire des livres pour enfants ? Pas tout de suite. Dans un premier temps, c'est la peinture qui l'intéresse. Bachelier en 1917, il entame une licence de lettres, rapidement interrompue par sa mobilisation en avril 1918. Après la guerre, il s'inscrit à l'école des beaux-arts de Rennes, puis à l'Académie de la Grande Chaumière, une école d'arts privée, à Paris. D'après la correspondance à laquelle j'ai eu accès, son père n'est que modérément emballé par son projet et je ne suis pas sûre que Jean aurait fait une grande carrière de peintre. Les tableaux qui restent montrent qu'il n'avait pas compris combien la question du rapport au réel s'était transformée depuis la fin du XIXe siècle. A l'époque, il ne peut de toutes façons pas vivre de sa peinture, il s'est marié en 1924 avec une jeune pianiste, Cécile Sabouraud, et quand naissent leurs deux fils, le couple dépend financièrement de leurs familles. C'est son père qui lui suggère de se tourner vers l'illustration de livres pour enfants, ses relations peuvent l'aider. Mais Jean repousse cette idée jusqu'au moment où il contracte la tuberculose dont il va guérir, mais qui l'oblige à vivre pour partie à la montagne et à la campagne. La suggestion paternelle commence alors à cheminer en lui… “A l'instar de nombre d'artistes, c'est un hasard qui l'a mis sur le chemin de son œuvre.” Comment va naître alors l'histoire de Babar ? Par hasard, un soir de l'été 1930. La scène se passe à Chessy-sur-Marne, dans la maison du docteur Sabouraud, le père de Cécile. Les deux garçons, Laurent et Mathieu, ont alors cinq et quatre ans. La famille vient de recevoir une lettre d'une cousine de Jean, qui vit au Kenya, et écrit que l'ambassadrice de Belgique a recueilli un petit éléphant dont la mère a été tuée par des chasseurs. Au chevet de Mathieu qui a mal au ventre, Cécile s'empare de cette anecdote pour inventer, sur le champ, une histoire à lui raconter. Emballé par ce récit, Mathieu s'empresse de le rapporter à son frère et les deux garçons finissent par se précipiter auprès de leur père. Et c'est ainsi que Jean de Brunhoff, pour faire plaisir à ses fils, entreprend de prolonger cette histoire et de confectionner un album en pliant une grande feuille de papier... Au départ, il n'avait l'intention que de faire quelques dessins, mais il s'est pris au jeu et, très vite, découvre qu'il aime écrire et prend plaisir à se confronter à un objet radicalement nouveau pour lui. Il passe de la surface plane et unique de la toile à la structure complexe de l'objet-livre où l'espace doit être utilisé pour raconter conjointement par le texte et l'image. A l'instar de nombre d'artistes, c'est un hasard qui l'a mis sur le chemin de son œuvre. Ce premier album l'a révélé à lui-même. Et, après ce déclic, la machine va s'emballer. Que voulez-vous dire ? Qu'il va enchaîner les albums. Le premier, Histoire de Babar, le petit éléphant, est publié en 1931. Jean de Brunhoff a travaillé sur un grand format (26,5 x 37). D'après la légende familiale, Hachette aurait refusé d'en être l'éditeur au motif que le livre serait trop cher. Pour venir en aide à Jean, la famille décide alors de publier l'album aux éditions du Jardin des modes, créées pour l'occasion. Vendu 35 francs, il se situe effectivement parmi les albums les plus chers de l'époque, mais il connaît immédiatement un très grand succès. Encouragé, passionné par ce qu'il fait, Jean de Brunhoff enchaîne avec un second album qui sera publié l'année suivante, Le voyage de Babar, une sorte de roman d'aventures et de mise à l'épreuve du héros : le petit éléphant est-il vraiment digne d'être roi ? Réponse : oui ! Dans la foulée, il enchaîne encore sur Le roi Babar, un album plus statique, une sorte d'utopie qui tente d'ouvrir les enfants à ce que pourrait être une société idéale. Ce troisième livre paraît en 1933. Et là, l'auteur est en panne. Il ne sait pas quoi faire. Il a raconté ce qu'il avait à raconter. “‘Les vacances de Zéphir’, ce sont également les vacances de l'esprit.” Le succès s'est confirmé ? Oui, les trois albums reçoivent un large écho et les deux premiers ont été immédiatement traduits aux Etats-Unis. Pour profiter de ce succès et pallier son manque d'inspiration Jean de Brunhoff décide alors de publier un abécédaire, l'A.B.C. de Babar, qui renvoie à un genre extrêmement ancien, non narratif, dans lequel il se coule facilement. Et l'album, publié en 1934, rencontre à nouveau son public ! Après cet intermède, l'inspiration revient et Brunhoff entame un livre, qui pour moi est un chef-d'oeuvre, Les vacances de Zéphir, qui évacue les personnages de la trilogie précédente et met en scène un petit singe qui apparaissait à la fin du Roi Babar. Ce personnage, d'apparence légère, agile, lui donne d'abord la possibilité d'une autre esthétique, l'aérien, le vertical, à la différence de l'éléphant qu'il faut toujours ancrer au sol. Zéphir est léger, souple, virevoltant. Mais surtout Brunhoff imagine une aventure guidée par l'émotion amoureuse. C'est le premier exemple que je connaisse dans la littérature enfantine française d'une rêverie amoureuse pour sujet principal. Le titre prend ainsi un double sens. Les vacances de Zéphir, ce sont également les vacances de l'esprit. On dit souvent que Max et les maximonstres de Maurice Sendak est le premier grand livre qui met en scène l'intériorité enfantine. Il date de 1963, mais antérieurement il y a eu Les vacances de Zéphir. Ce quatrième album est le dernier publié du vivant de Jean de Brunhoff... Oui, cet album est publié par Hachette en décembre 1936, l'auteur est alors dans la pleine maîtrise de son art, mais c'est, malheureusement, le moment où il fait une rechute, victime d'une forme particulière de tuberculose qui se développe parfois chez d'anciens malades. Jean de Brunhoff meurt le 16 octobre 1937, à l'âge de 37 ans. Pendant les derniers mois, au sanatorium, il avait travaillé, dans des conditions évidemment difficiles, pour répondre à une commande d'un journal anglais, le Daily Sketch. Il s'agissait de deux nouvelles aventures de Babar destinées à être livrées en feuilleton. Celles-ci, Babar en famille et Babar et le Père Noël, seront respectivement publiées en albums en 1938 et 1941. Ces deux livres n'ont ni la virtuosité, ni l'inventivité des précédents. Surtout le dernier. Mais, malgré ses défauts, il est extrêmement émouvant et il est facile de le lire comme un texte testamentaire. Au fond, Babar va mourir, il a troqué son habit avec le Père Noël, procédant à une sorte d'échange de magie : je m'en vais, mais je suis toujours là, comme le Père Noël. Jean de Brunhoff aura ainsi conçu sept albums en sept ans dans une violente impulsion créatrice et probablement un fort sentiment d'urgence. Pourquoi vous paraît-il un artiste majeur ? Parce qu'il a réussi à résoudre des problèmes sur lesquels ses prédécesseurs s'étaient cassé les dents que l'on peut résumer dans une question : dans quelles conditions une série d'images peut-elle devenir narrative ? Brunhoff résoud ainsi le problème auquel s'était par exemple heurté Maurice Boutet de Monvel dans les années 1880. Si celui-ci utilise des vignettes pour illustrer les fables de La Fontaine, c'est parce qu'il achoppe sur la question des enchaînements narratifs. Il ne voit pas comment assurer l'enchaînement grahique et verbal entre la page de droite et la double page suivante. Brunhoff trouve la solution en se libérant des illustrations cadrées, en faisant varier le nombre, le format et la disposition de ses images. Certaines pages peuvent ainsi compter cinq ou six images, et d'autres deux, voire une seule. Il découvre comment la tourne des pages permet de construire du narratif, comment, pour faire une pause, on peut placer une image en double page. En un mot, il introduit le rythme et la durée dans un album. Il faut d'ailleurs noter à ce propos que toute sa famille est musicienne, tout le monde joue du piano. La musique fait partie de sa culture. Cette question du rythme des albums est la révolution fondamentale que l'on doit à Brunhoff. Cela se mesure aussi dans ses textes... Effectivement, l'écriture de Jean de Brunhoff est étonnante parce qu'à l'évidence, il la contrôle à l'oreille. Chaque ligne du texte correspond à un groupe de souffle, elle suit le rythme de la parole. Ses textes sont écrits pour être lus à haute voix. Ils sont harmonieux, comme des poèmes, on les retient facilement. Nombre d'enfants les connaissent par cœur. Malheureusement, la révolution introduite par Brunhoff va se perdre, parce qu'après la seconde guerre mondiale son œuvre sera victime des transformations économiques et cuturelles du « marché de l'enfance ». Ses albums vont être réédités dans des versions remaniées, réécrites, tronquées, sans marges. Que s'est-il passé ? Après la guerre, Hachette se retrouve avec l'héritage de Babar qui ne correspond plus à sa politique éditoriale. Ses responsables considèrent que le petit éléphant est démodé. La modernité désormais, c'est Caroline et sa salopette rouge, l'héroïne de Pierre Probst dont le premier album paraît au début des années 1950. Que faire alors des albums de Babar, grands, chers, élégants, qui ne correspondent plus à la nouvelle stratégie de conquête du marché populaire ? Que faire d'un artiste qui n'a que sept titres à son actif dont un, Zéphir, ne fait pas série ? La première solution consistera à les faire entrer dans des collections au format beaucoup plus petit, donc en tronquant les images, en supprimant les marges. Ou bien à la pagination réduite, en supprimant des passages. Un autre choix consistera à fractionner les albums pour en tirer deux ou trois petits livres : Histoire de Babar, le petit éléphant se multipliera ainsi en L'enfance de Babar, Babar et la vieille dame et Le couronnement de Babar. Plus tard, ce sera au tour de la télévision de transformer Babar. Le texte et la mise en page n'ont plus d'importance. Seuls comptent les histoires et les personnages qui peuvent même devenir les héros d'aventures inédites. Dans la foulée, enfin, apparaîtront les produits dérivés, Babar devenant le support commercial de vêtements de plage ou de jouets. Dans le domaine des enfants, les héros finissent toujours en hachis parmentier. Regardez ce qui arrive à Alice ou à Pinocchio. Qu'en est-il aujourd'hui ? Les albums, tels que Jean de Brunhoff les avait conçus, sont quasi introuvables. Une demande existe pourtant pour les vraisBabar. Je suis certaine qu'elle finira par se faire entendre et que l'on verra un jour une nouvelle édition dans l'écriture, le format et la mise en page d'origine. Le plus tôt sera le mieux !
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Le dernier "Star Wars" engrange 450 millions de dollars en une semaine
Cette performance fait de "Star Wars: Les derniers Jedi" le cinquième film le plus lucratif de l'histoire pour son premier week-end d'exploitation. "Star Wars: Les derniers Jedi", le huitième épisode de la célèbre saga galactique de George Lucas, a engrangé 450,8 millions de dollars de recettes à travers le monde pour ce premier week-end d'exploitation, a annoncé son producteur et distributeur Disney lundi. Le nouvel opus, réalisé par l'Américain Rian Johnson, a rapporté 220 millions de dollars en Amérique du Nord depuis sa sortie vendredi, et 230,8 millions dans le reste du monde. Cette performance fait de "Star Wars: Les derniers Jedi" le cinquième film le plus lucratif de l'histoire pour son premier week-end d'exploitation. "Fast & Furious 8", sorti en 2017, détient le record avec près de 530 millions de dollars de recettes, devant l'épisode précédent de la saga Star Wars, "Le Réveil de la Force". Avec ses 220 millions de recettes aux Etats-Unis et au Canada, "Star Wars: Les derniers Jedi" signe la deuxième meilleure performance au box-office nord-américain pour un week-end d'ouverture, se classant là encore derrière son prequel "Le Réveil de la Force". Ce nouveau volet met face à face Rey, l'héritière des Jedi, et Kylo Ren, la principale menace venue du Premier Ordre et on y voit pour la dernière fois, Carrie Fisher dans le rôle de Leia Organa: l'actrice est morte en décembre 2016, à 60 ans, quelques temps après avoir terminé le tournage de ses scènes. Le groupe Disney, producteur du film, a d'ores et déjà annoncé la préparation d'une "toute nouvelle trilogie" Star Wars, en plus de l'épisode IX qui doit sortir en 2019. Peu de place pour la occurence Au box-office, selon les chiffres définitifs publiés lundi par la société spécialisée Exhibitor Relations, les salles plongées dans le côté obscur n'ont laissé que peu de place pour la concurrence. En deuxième position, "Ferdinand", dessin animé qui suit les aventures d'un taureau au grand cœur à travers l'Espagne, pâtit d'une sortie le même jour que "Star Wars" et ramasse les miettes avec 13,4 millions de dollars. Le jeune musicien de "Coco", le dernier film d'animation des studios Pixar (Disney), passe lui de la première à la troisième place avec 9,9 millions de dollars (150,7 millions de dollars depuis sa sortie). En quatrième position, la comédie sentimentale "Wonder" avec Julia Roberts, Owen Wilson et Jacob Tremblay, raconte la scolarisation d'un enfant au visage déformé par la maladie. Elle a rapporté 5,2 millions de dollars sur le week-end et 109 millions en cinq semaines. Quant à l'alliance des super-héros de "Justice League", elle a été rétrogradée en cinquième position avec 4,3 millions de dollars. Le groupe constitué de Batman (Ben Affleck), Wonder Woman (Gal Gadot), Aquaman (Jason Momoa), Cyborg (Ray Fisher) et Flash (Ezra Miller) a cumulé 219,6 millions depuis sa sortie il y a cinq semaines.
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Jamel Debbouze: son coup de gueule face à Claire Chazal
Jamel Debbouze s’est énervé lundi soir contre Claire Chazal. Jamel Debbouze triomphe actuellement sur la scène de la Cigale avec son nouveau spectacle, «Maintenant ou Jamel». En pleine promotion, l’humoriste a été invité dans l’émission de Claire Chazal sur France 5. Son sourire légendaire s’est alors crispé quand l’ancienne reine du JT de TF1 a évoqué le rôle de porte-parole de Debbouze dans la communauté maghrébine, notamment lors des attentats du 13 novembre. «On est obligé de dire fort combien on est Français, combien on est né ici, combien on vit les choses exactement de la même manière que n’importe quel Français de souche. C’est vrai, je le dis souvent, mais c’est schizophrénique que d’avoir l’impression d’être étranger dans son propre pays». "Vous avez niqué l'ambiance" Mais Jamel ne s’arrête pas là. Visiblement heurté par ce rôle qu’il n’a pas demandé, l’humoriste aimerait parfois qu’on s’intéresse un peu plus à qui il est aujourd’hui. «On a le sentiment qu’on doit en faire deux fois plus, confie-t-il. Dès lors qu’il y a un mec qui a les cheveux et les yeux noirs, qui vient de Tunisie, d’Algérie ou du Maroc et qui fait quoi que ce soit, on doit s’expliquer, et c’est vrai que pendant les événements, j’ai été sur-sollicité et je l’ai mal vécu, car ça me concerne au même titre que tout le monde». Face caméra, Jamel termine alors ainsi: «Je suis issu de l’immigration, je ne le nie pas, j’en suis extrêmement fier. Mais on est en 2017, et vu tout ce qu’on a fait, vu notre histoire commune, ça ne devrait plus être un sujet». Alors si au départ l’interview avec Claire Chazal était bon enfant, à la fin, l’ambiance n’est plus tout à fait la même. Et Jamel ne s’empêche pas de le lui faire remarquer: «Vous avez niqué l’ambiance, j’étais bien avant cette question». Un mauvais moment qui se termine néanmoins sur un sourire.
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Sauriez vous reconnaître ce chérubin ?
Oui Bravo rhinoc :hands: [ATTACH]7989._xfImport[/ATTACH]
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Sauriez vous reconnaître ce chérubin ?
Si il a été récemment
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Sauriez vous reconnaître ce chérubin ?
Bonsoir 1@JAw/8[/uSER] non pas politicien
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Sauriez vous reconnaître ce chérubin ?
Bonjour Fif non il ne s’agit pas d’un sportif
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Les mots très forts de Mandanda
Coupable sur l’ouverture du score de Nabil Fekir, dimanche soir, lors du choc entre Lyon et Marseille, Steve Mandanda n’a pas fui ses responsabilités à l’issue de la défaite concédée par les Phocéens (2-0). Particulièrement impressionnant en début de saison, au point d’avoir été désigné meilleur joueur du mois de Ligue 1 en septembre, Steve Mandanda a perdu de sa superbe en ce mois de décembre. Déjà guère à son avantage, il y a quinze jours, sur le but inscrit par Giovanni Sio lors du déplacement de Marseillaise à Montpellier (1-1), l’international tricolore a remis ça ce dimanche avec une horrible faute de mains commise en tout début de match sur un coup franc a priori anodin de Nabil Fekir. Las, l’ancien Havrais ne parvenait pas à se saisir du ballon et l’OM en était quitte pour courir après le score. En vain. Les Marseillais ont eu beau dominer les débats en première période, l’OL allait même doubler la mise au retour des vestiaires et l’OM encaisser sa première défaite en Ligue 1 depuis la 5e journée et la réception de Rennes (1-3). Mais à en croire le portier phocéen, si les hommes de Rudi Garcia ont goûté à la défaite, c’est uniquement de sa faute. "Je prends l'entière responsabilité de cette défaite, je ne dois pas prendre ce genre de but-là. Cette erreur nous coupe les jambes même si derrière, on fait une bonne mi-temps et qu'on a la maîtrise du jeu. En perdant 1 à 0 d'entrée, c'est dur de gagner ce genre de rencontres, a ainsi affirmé Steve Mandanda au micro de RMC, rendant hommage à son vis-à-vis lyonnais. La différence se fait sur les gardiens de but. Ce dimanche, on voit Anthony Lopes qui est décisif et Steve Mandanda qui n'est pas bon, ce qui fait aussi que Marseille perd ce match." On ne peut pas lui en vouloir de cette erreur. Rudi Garcia Pour autant, cette défaite ne doit pas être rédhibitoire dans la course au podium, a prévenu l’international tricolore. "C'est un match important mais pas décisif, on est à trois points, il reste 20 journées, on a encore le temps de les rattraper. Il faut assumer", a-t-il ajouté. Pas sûr que cela suffise à effacer sa déception, mais Steve Mandanda pourra en tout cas compter sur le soutien de son entraîneur. "Après la faute de mains de Steve, il restait 84 minutes. Il nous a assez pris de points depuis le début de saison. On ne peut pas lui en vouloir de cette erreur. C'est un grand professionnel. Il va s'en vouloir mais il ne faut pas du tout", a en effet estimé le technicien olympien à l’issue de la rencontre.
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Reconnaîtriez -vous cet adorable bébé ?
Bravo mazeone :hands: oui tu as trouvé !