Tout ce qui a été posté par serdam
-
Images Photos drôles & insolites
[ATTACH]8117._xfImport[/ATTACH]
-
Pas de TV pour Rennes-PSG !
Rennes-PSG ne sera pas diffusé en direct à la télévision française, dimanche soir. Eurosport a fait le choix de le décaler en exclusivité sur son player internet. Eurosport rend possible l'impossible: ne pas diffuser un match du Paris Saint-Germain à la télévision ! La chaîne a opté pour un dispositif inédit, à savoir une retransmission sur son player internet, pour le déplacement du Paris Saint-Germain à Rennes en 32e de finale de Coupe de France. La reprise 2018 de Neymar et ses camarades coûtera donc, pour ceux qui ne sont pas abonnés, 9,99 euros. C'est en effet le prix pour acquérir l'Eurosport Player pour un mois, seule solution pour visionner la rencontre en direct (rediffusion en différé à 23h30 sur Eurosport 2), puisque celle-ci n'est pas co-diffusée par France TV. L'absence du PSG à la télévision est une première ces dernières années, et on se souvient déjà de la curiosité concernant Dijon-PSG de la saison dernière. Pour la première fois depuis 159 matches, Paris jouait le samedi à 20h. A noter que ce match entre Rennes et le PSG sera diffusé sur la chaîne allemande Sport1, disponible sur le canal 451 de Canalsat. Mais l'image devrait être cryptée, en vertu des exclusivités territoriales... Si vous optez pour le player Eurosport, vous aurez droit à des commentaires en breton, des analyses de Camille Lacourt ou des caméras isolées sur les joueurs parisiens.
-
13 à table : des écrivains s'engagent pour les Restos du Cœur
Le 1er janvier 2018, Véronique Colucci, administratrice des Restos du Cœur, a reçu la légion d'honneur. Relavant le flambeau de Coluche, son époux, elle multiplie les initiatives pour que l'association poursuive sa mission, 33 ans après sa création. Saluons ainsi, la petite collection de nouvelles baptisée « 13 à table ». Pour sa cuvée 2018, la 4e du genre, 13 auteurs se sont penchés sur le thème de l'amitié. Le recueil, disponible aux éditions Pocket, coûte 5 euros. Il est illustré par Sempé, illustre dessinateur humoriste. Les trois premiers tomes portaient sur le repas, la fraternité, et l'anniversaire. Ils ont permis de distribuer près de 2,7 millions de repas supplémentaires aux plus démunis. Des auteurs mobilisés Françoise Bourdin, Michel Bussi, Maxime Chattam, Christian Jacq, Alexandra Lapierre, Leïla Slimani... 13 auteurs ont prêté cette année leurs plumes aux Restos du cœur. Qu'ils soient auteurs de romans dramatiques, policiers, thrillers ou polars, tous donnent leur vision de l'amitié en 20 à 30 pages. Trahie, complice, unilatérale ou malsaine, l'amitié est un thème qui nous touche tous. Les 13 auteurs nous font découvrir les méandres de cette relation si particulière entre deux êtres, dans chacun de leurs récits. Des amitiés bousculées Les histoires abordent des univers très variés. Une correspondance qui a persévéré de nombreux mois entre deux adolescentes, l'une française et l'autre chinoise, en temps de guerre. Une amitié entretenue depuis l'enfance entre une française et une marocaine qui vole en éclats. Une rancœur tenace qui s'éternise entre deux amis durant 30 ans. Chacune de ces amitiés est ébranlée par les méandres de la vie.
-
Images Photos drôles & insolites
[ATTACH]8111._xfImport[/ATTACH]
-
Images Photos drôles & insolites
[ATTACH]8109._xfImport[/ATTACH]
-
Cate Blanchett présidera le jury du 71e Festival de Cannes
L’actrice australienne, connue pour son engagement féministe et auréolée de deux Oscars, sera la douzième femme à présider le jury du Festival de Cannes, qui aura lieu cette année du 8-19 mai. C’est la douzième femme à qui le Festival de Cannes a confié la mission de présider le jury. Cate Blanchett qui fêtera ses 49 ans pendant la 71e édition, auréolée de deux Oscars (meilleur second rôle féminin pour Aviator, meilleure actrice pour Blue Jasmine) et de nombreuses nominations aux prix les plus prestigieux (BAFTA et Golden Globes), est considérée comme l’une des meilleures actrices de sa génération. “Cannes joue un rôle majeur dans l’ambition du monde de mieux se connaître en racontant des histoires” « Nous sommes très heureux d’accueillir une artiste rare et singulière dont le talent et les convictions irriguent les écrans de cinéma comme les scènes de théâtre. Nos conversations, cet automne, nous promettent qu’elle sera une présidente engagée, une femme passionnée et une spectatrice généreuse », ont déclaré Pierre Lescure, président du Festival de Cannes et Thierry Frémaux, délégué général, dans un communiqué. « Le privilège que l’on me fait de me demander de présider le jury et la responsabilité qui sera la mienne m’emplissent d’humilité, poursuit-elle.Cannes joue un rôle majeur dans l’ambition du monde de mieux se connaître en racontant des histoires, cette tentative étrange et vitale que tous les peuples partagent, comprennent et désirent ardemment », a répondu l’actrice à cette proposition. Cate Blanchett a joué pour les plus grands cinéastes, dans de grosses productions hollywoodiennes, comme des films indépendants : elle est une bouleversante Carol dans l’avant-dernier film de Todd Haynes , Galadriel du Seigneur des anneaux de Peter Jackson, Daisy dans L’etrange histoire de Benjamin Button de David Fincher, Susan dans Babel d’Alejandro González Iñárritu, Jane dans La vie aquatique de Wes Anderson… Elle a aussi joué pour Soderbergh, Jarmusch, Spielberg, Malick, ou Ridley Scott… “Ce n’est pas parce que les femmes s’habillent de manière sexy qu’elles veulent b… avec vous” Au-delà de ses talents d’actrice, Cate Blanchett est aussi connue pour son engagement féministe, dans le sillage de l’onde de choc Weinstein puisqu’elle avait très rapidement pris position contre le producteur accusé de harcèlement sexuel et de viols, bien qu’il a produit le film Aviator, pour lequel elle reçut son premier Oscar. Lors d’une récente cérémonie, les InStyle awards, qui saluent le look d’acteurs et actrices sur les tapis rouges, fin octobre 2017, Cate Blanchett avait ainsi déclaré : « ce n’est pas parce que les femmes s’habillent de manière sexy qu’elles veulent b… avec vous. » Après Pedro Almodóvar l’année dernière, mais surtout après Olivia de Havilland (1965), Sophia Loren (1966), Michèle Morgan (1971), Ingrid Bergman (1973), Jeanne Moreau (1975 et 1995), Françoise Sagan (1979), Isabelle Adjani (1997), Liv Ullmann (2001), Isabelle Huppert (2009), et Jane Campion (2014), Cate Blanchett est la douzième femme à accéder à la présidence du jury.
-
Images Photos drôles & insolites
[ATTACH]8107._xfImport[/ATTACH]
-
Images Photos drôles & insolites
[ATTACH]8104._xfImport[/ATTACH]
-
Images Photos drôles & insolites
[ATTACH]8102._xfImport[/ATTACH]
-
En 2018, Emmanuel Macron sera plus à gauche (que Georges Marchais)
Réunie dans “C dans l’air” et dans “24h Pujadas”, la fine fleur des éditorialistes a sacrifié son Jour de l’An à l’exégèse des premiers vœux télévisés d’Emmanuel Macron. Leurs analyses sans cesse renouvelées laissent penser que 2018 devrait furieusement ressembler à 2017. En tout cas, à la télé. « Attention, danger pour Emmanuel Macron ! », prévient Bruce Toussaint. Comment ça ? On est le 1er janvier et notre président est déjà en danger ?? « Est-ce que ce sujet sensible peut faire tanguer la majorité ? » Le « sujet sensible » du présentateur de C dans l’air, sur France 5, ce sont « les migrants ». Bruce Toussaint sollicite un invité : « Est-ce que ce “et-en-même-temps” sur ce sujet précis, est-ce que ça peut marcher ? » De lacérer les tentes des exilés et-en-même-temps de gazer leurs couvertures ? « Est-ce que ça crée pas de la confusion ? » Pas du tout. Brice Teinturier : « Il y a une constante qui est en phase avec ce que pensent majoritairement les Français. » Rien de tel qu’un sondologue pour m’informer de la constante en phase avec ce que je pense majoritairement. « Je rappelle que 65 % de nos concitoyens, depuis des années maintenant, considèrent qu’il y a trop d’immigrés en France. » Coïncidence, Ipsos leur demande depuis des années maintenant s’il y a trop d’immigrés en France. « Il y a des moments effectivement où la demande de générosité et d’humanité est très forte,nuance Brice Teinturier. On l’avait vu sur la photo du petit Eylan en 2015. Mais ça avait été très éphémère. » Ipsos n’avait même pas eu le temps de le mesurer. « Il y avait un + 9 points mesuré par mon confrère Elabe qui avait montré une émotion puis c’était retombé. » Un + 9 points d’émotion avant un brusque retour à la raison (des sondages). « Il y a quelque chose d’assez constant,poursuit Brice Teinturier, c’est que les Français sont plutôt sur une position dure à l’égard de la question de l’immigration. »Pas plus dure que les questions qui leur sont posées par de prétendus « instituts ». « Et puis il y a cette distinction entre l’asile politique, “oui”, et l’arrivée de migrants économiques, “non”. C’est en gros ce que les Français se représentent à tort ou à raison. » Coïncidence, cette distinction est serinée par le personnel politique, les éditorialistes et les sondologues à tort ou à raison. Brice Teinturier résume l’état de mon opinion : « Oui à un asile politique à condition que ses conditions d’opérationnalité soient bien précises. » La condition des conditions d’opérationnibilité est sans conditions, c’est très clair. « C’est tout l’objet du projet de loi. » Ouf, le gouvernement a tout prévu, même l’opérationnalitude. « Mais l’immigration économique, elle inquiète les Français. » « Y compris chez les sympathisants de gauche ? », demande Bruce Toussaint. « C'est chez eux que vous avez le clivage le plus équilibré entre une ligne d’ouverture et une ligne dure. » Ça me fait plaisir de savoir que je suis équilibré. « Mais ça a beaucoup évolué. Quand vous avez 65 % des Français qui vous disent “il y a trop d’immigrés en France”, eh bien ça touche une partie des électeurs de gauche. »Par exemple, les électeurs de Manuel Valls, l’homme politique le plus extrêmement de gauche, au point de devenir l’étalon de la gauche à la télévision, comme le prouve la question suivante : « Gérard Collomb va-t-il plus loin que Manuel Valls ? » « Christophe Barbier, c’est un sujet sensible, hein ? » « C’est un sujet sensible et Emmanuel Macron me semble terriblement embourbé. » Pas autant que les exilés qui dorment dans des fossés aux alentours de Calais. « Il dit qu’il faut des règles simples. Lesquelles ?, interroge l’éditorialiste. C’est quoi une règle simple quand un immigré clandestin refuse de dire de quel pays il vient, qu’il n’a pas de papiers ? » Et qu’il ment sur son âge. Salauds de sans-papiers. « C’est quoi la règle simple pour le policier, pour l’administration, la justice ? » La matraque, le cutter ou la lacrymo ? « Si la règle était simple, elle aurait été trouvée depuis longtemps. » La grenade offensive, peut-être ? « Tout le monde s’y est cassé les dents, rappelle Christophe Barbier. Sarkozy avec l’immigration choisie avait une grande ambition. » Appuyée par son formidable ministère de l’Identité nationale. « Quand les phénomènes de migrants venus de Syrie débordent… » La poussée d’Archimède se vérifie et les échouages de cadavres se multiplient. « … Evidemment, il y a un Etat totalement désemparé, on l’a vu à Calais et ailleurs. » Pauvre Etat désemparé… « Macron de ce côté-là est vraiment en encéphalogramme plat. » Aussi plat que celui d’un Erythréen fauché par un camion sur l’A16. « On n’a rien d’original. Alors évidemment, la dureté s’exprime. » Rien d’original… la répression… évidemment. « Parce que c’est vrai que l’opinion, tout en étant généreuse avec l’asile, ne veut plus d’immigrés. » L’asile, d’accord, mais pas chez nous. Christophe Barbier résume : « Il y a un vrai angle mort de propositions de Macron. » L’angle mort d’un encéphalogramme plat, ce n’est pas très vivant. « Wauquiez ne s’y trompe pas puisqu’il dit que notre économie ne peut plus supporter une immigration à ce niveau. » Le nouveau président des Républicains est un peu la voix de la raison. Du coup, « on attend de la droite des propositions. Est-ce qu’on commence à avoir une politique de retour pour des immigrés depuis dix ou quinze ans mais qui n’ont pas pris la nationalité française ? Est-ce qu’on est prêt à faire ça ? » Christophe Barbier semble prêt, en tout cas — à appliquer la « re-migration » prônée par l’extrême-droite. « Quelles sont les règles simples évoquées par Macron ?, insiste l’éditorialiste. C’est maintenant qu’il faut nous les dire parce que le débat sur l’immigration, il est déjà envenimé. » Ah bon ? Mais par qui ? « Si la règle simple, c’est de dire : “On n’accueille plus personne, on renvoie, immigration zéro”, ça va poser d’autres problèmes politiques. » Il va falloir trouver une reconversion à Marine Le Pen. « De toute façon, c’est un phénomène mondial, note Brice Teinturier. Les enquêtes qu’on réalise au niveau mondial montrent que 78 % des 30 pays sondés [soit 23,4 pays, ndlr] considèrent qu’il y a de plus en plus d’immigrés. » La sondologie ne cesse de faire des progrès : après avoir questionné des individus, puis « les Français », elle est maintenant capable d’interroger les « pays ». « C’est bien normal, on est dans un monde beaucoup plus ouvert. Après, il faut gérer les peurs, voire les fantasmes. »En demandant aux gens s’ils ont peur — dans des sondages de niveau mondial. Christophe Barbier intervient, il vient de se rappeler : « Le mur de Trump, voilà une règle simple ! » C’est vrai. Il faudrait construire un simple mur tout le long de nos frontières (pour la façade Ouest, il a déjà un nom tout trouvé : le mur de l’Atlantique). « Mais Trump n’arrive pas à l’appliquer. »Alors qu’en France, avec nos super-champions du BTP, je suis sûr qu’on peut y arriver. Bruce Toussaint relaie une nouvelle question : « Brigitte Macron sera-t-elle plus présente en 2018 ? C’est intéressant parce qu’elle fascine les Français. » Oups, pardon, j’ai failli oublier : je suis fasciné. « Et au-delà de la France, assure Christophe Barbier. On aime Brigitte Macron, la femme, la citoyenne mais on ne veut pas d’une vice-présidente, d’une co-présidente. » C’est insensé ! On sait pourtant que la compétence se transmet par voie sexuelle. « Il y a une vraie schizophrénie française de ce côté-là. » Ce n’est pas cohérent : tout à l’heure, j’étais cohérent, maintenant, je suis schizophrène. « Son équipe à l’Elysée fait du bon travail dans la discrétion la plus totale. Elle n’en parle jamais, il n’y a pas une caméra, pas un journaliste. » Heureusement, Christophe Barbier est là pour nous dévoiler les coulisses. « Est-ce que 2018 ne peut pas être l’année où Brigitte Macron met en avant ce qu’elle voit, ce qu’elle fait ? », suggère l’éditorialiste, estimant que son rôle ne doit pas se limiter à aller « caresser des pandas au zoo de Beauval. Il faut qu’elle trouve cette manière de mettre son travail en lumière ». Dès le lendemain 2 janvier, Christophe Barbier est exaucé, preuve que Brigitte Macron l’a écouté. Voyez ce que j’apprends de source sûre (le morandiniblog) : « Macron est-il le président le plus populaire d’Europe ? », demande Bruce Toussaint, interpellant Brice Teinturier : « Vous savez ça ? » « Non, je ne sais pas, je ne peux pas répondre. » Mais je vais le faire quand même. « Il faudrait le vérifier mais il fait partie des présidents les plus populaires, peut-être le plus populaire d’Europe. » Voire de la galaxie. Le présentateur enchaîne : « Qu’a fait ce gouvernement pour les sans-abris ? On n’a pas encore évoqué en effet ce sujet. » On est le 1er janvier, ce serait dommage de gâcher la fête avec pareil sujet. « Il lui a valu une petite polémique puisqu’il avait annoncé qu’il n’y aurait plus personne à la rue. »Pas la peine de bavasser des heures à propos d’une micro polémique… Passons à une question sérieuse. « La cote de Macron peut-elle encore monter ? » « Oui, elle peut monter », certifie Brice Teinturier. On ne pourra lui reprocher de ne pas y contribuer. C dans l’air achevé, je zappe sur LCI et la fin du débat de 24h Pujadas également consacré au vœux jupitériens. « Il y a un dernier point, c’est le rapport d’Emmanuel Macron à la nation… avec des formules très littéraires. Je parle de ce discours aux accents lyriques. » Notre président est un poète. « Certains ont parlé de grandiloquence, d’autres ont parlé au contraire d’inspiration. » David Pujadas, lui, préfère parler de lyrisme — sans doute par souci de neutralité journalistique. Suit un pot-pourri lyrique des formules littéraires employées par Emmanuel Macron lors de ses vœux : « Le peuple français est un grand peuple qui parfois sous-estime ses propres ressorts intimes. » Ça alors, comment connaît-il les ressorts de mon intimité ? Peut-être que Brice Teinturier les lui a révélés. « Plusieurs d’entre-vous, ce soir, sont seuls. Alors, à nos concitoyens qui sont dans cette situation, je veux dire qu’ils appartiennent à une grande nation et que les mille fils tendus qui nous tiennent sont plus forts que leur solitude. » Mille fils tendus ? Alors là, bravo ! Ça va faire une chouette couverture pour les sans-abris qui sont seuls ce soir dans le vent glacial. Si Emmanuel Macron n’a pas tout à fait tenu sa promesse, il aura tout de même soulagé nos concitoyens sans logis avant que 2017 s’achève. « Voilà, synthétise David Pujadas. L’esprit de conquête, la renaissance française, les mille fils tendus… » C’est beau comme du Verlaine. « Emmanuel Macron qui trouve des accents littéraires pour parler de la nation, cette transcendance… » Plutôt du Mallarmé, alors. « C’est un peu un exercice obligé », relativise l’historienne Isabelle Veyrat-Masson. « Oui mais est-ce que vous avez le sentiment que depuis François Mitterrand beaucoup de présidents en parlent en ces termes ? », insiste David Pujadas. « Moi j’ai pensé à François Hollande, le déçoit encore l’experte. Avec des accents qui sont plutôt rares du côté de la gauche… » « Littéraires », précise David Pujadas. Pour lui faire plaisir, Gallimard devrait publier les discours d’Emmanuel Macron dans la Pléiade. Comme Isabelle Veyrat-Masson aggrave son cas en évoquant un « passage obligé pour plomber un peu sa légèreté de jeune communicant », Bernard Guetta doit la recadrer : « C’est un passage obligé mais il est parfaitement vrai que la France est une grande nation et qu’il y a sur la scène internationale un “moment français”. » Sur la scène télévisuelle, le moment Macron dure depuis un moment. Et Manuel Valls reste une voix qui compte sur toutes les chaînes. Les bandeaux de LCI m’informent de ses derniers tweets à propos de « Policiers agressés » : « Il ne faut rien laisser passer. La justice doit suivre. »Suivre qui ? Gérard Collomb ? « Quelques minutes pour prendre vos questions, enchaîne David Pujadas. Emmanuel Macron devrait-il mettre un terme à la tradition des vœux présidentiels ? Marie-Pierre de la Gontrie ? » « Non, pourquoi ?, répond la sénatrice socialiste. C’est un rituel auquel les gens sont attachés. » Surtout les gens qui en font l’exégèse sur les plateaux télé. David Pujadas lit une nouvelle question de téléspectateur : « Emmanuel Macron est resté ferme à propos des demandeurs d’asile. Pourquoi ce discours, quand il vient d’autres personnalités, est-il perçu comme inacceptable ? » « Pas à propos des demandeurs d’asile !, s’insurge Bernard Guetta. Parce que les gens qui obtiennent l’asile sont des gens qui y ont droit. Ce ne sont pas des immigrés économiques. »Merci de rappeler l’indispensable distinction unanimement partagée par les éditorialistes, les sondologues, les Français et les pays. « Je pense qu’il y a une petite confusion de notre téléspectateur, convient David Pujadas. Sur l’immigration en général, le discours est ferme. Si vous êtes recevable au droit d’asile, vous avez toute votre place en France ; si vous êtes réfugié économique, on vous demande de rester chez vous : c’est ça le discours d’Emmanuel Macron. D’autres l’ont tenu et, là où notre téléspectateur est dans le vrai, c’est que ce discours est généralement considéré comme inapplicable. » « Mais il était tenu par François Hollande, par Alain Juppé… »,rétorque Bernard Guetta. C’est bien la preuve qu’Emmanuel Macron est de gauche et-en-même-temps de droite. François de Closets s’interpose, vindicatif : « Souvenez-vous que Georges Marchais voulait interdire complètement l’immigration ! Enfin ! La gauche, traditionnellement, notamment la gauche ouvrière, est assez xénophobe ! Contre l’immigration… » En fait, Emmanuel Macron est bien plus à gauche que Georges Marchais. « … Parce que l’immigration fait venir l’armée de réserve du capital pour faire baisser les salaires. » « Ce qui par ailleurs n’est pas faux », appuie Bernard Guetta. Voilà pourquoi il convient de ne pas régulariser les « clandestins ». Grâce aux formidables avantages offerts par leur statut de travailleurs au noir, ces immigrés font immanquablement grimper les salaires des ouvriers « souchiens », comme dirait Alain Finkielkraut. Marie-Pierre de la Gontrie s’interroge : « Comment fait cet homme pour réussir à faire avancer un certain nombre de sujets avec des thématiques qui auraient hérissé si d’autres les avaient exprimées, comme avec les ordonnances loi travail ? » « Les Français ont changé », tranche Bernard Guetta, qui les connaît aussi bien qu’un sondologue. Isabelle Veyrat-Masson complète : « Il y a eu la droite, il y a eu la gauche et tout d’un coup on nous propose quelque chose qui n’est ni la droite ni la gauche. » Parce que le vallsisme et le collombisme, ce n’est pas la gauche ? David Pujadas relaie une question portant sur l’engagement d’« apporter un toit à tous les sans-abris » : « Emmanuel Macron va-t-il trop loin avec des promesses qu’il ne pourra pas tenir ? » Peut-être, mais on peut au moins lui reconnaître d’avoir offert une couverture chauffante de mille fils tendus à tous les sans-abris. De toute façon, rappelle François de Closets, « c’est un engagement qu’on ne peut pas prendre, étant donné qu’il y a une pression qui fait que si vous créez les abris, les logements pour les sans-abris, vous en avez d’autres qui arriveront. » C’est ce qu’on appelle les générations spontanées de sans-abris. L’historienne et l’élue PS se récrient : « Il y a des pays comme le Japon où il n’y a pas de SDF. » « C’est un objectif que tout le monde doit avoir. » Le débat de 24h Pujadas achevé sur ce bel élan humaniste, je zappe sur BFMTV pour retrouver les invités de Ruth Elkrief… Déception ! La présentatrice m’a fait faux bond, la chaîne tourne en rond sur l’affaire de « Champigny : 2 policiers pris à partie ». Une envoyée spéciale rapporte : « La police a dû intervenir hier soir vers 23h30 pour une soirée privée qui a dégénéré. » Le présentateur pérore : « Ce sont des images en direct que vous découvrez, tout près du commissariat. » Précisément, les images d’un caméraman en train de filmer un caméraman en train de filmer. « Le ministre est attendu d’un instant à l’autre. » Chouette, je vais le voir en direct. « Le ministre va arriver. » Vite, je brûle d’impatience. « Cette visite de Gérard Collomb, c’est pas vraiment une surprise et-en-même-temps on n’est pas habitué à cette rapidité du ministre de l’Intérieur. » La spécialiste police-justice nuance : « C’est assez classique d’aller visiter un commissariat quand des policiers ont été agressés. » Bien plus que d’aller caresser des pandas au zoo de Beauval. « Le convoi est en train d’arriver, Gérard Collomb qui va sortir de son véhicule. » Oui, ça y est, je le vois ! Il est ébloui par les projecteurs mais il sort de son véhicule avec une indéniable rapidité. « Il va sans doute s’adresser à la presse. » « Après avoir parlé avec les policiers, précise la spécialiste,généralement c'est ce qu’il fait. » Raté, il s’exprime avant de rentrer dans le comico. « On peut peut-être écouter ce qui se dit. » En direct, quel pied ! « Voilà, reprend le présentateur. Gérard Collomb qui a donc tenu cette mini conférence de presse à l’extérieur du commissariat. Il se rend auprès des policiers mais il a déjà presque tout dit. »Aussi, la spécialiste police-justice s’empresse de le répéter. Avant d’être interrompue par le direct : « On va essayer d’écouter ce qui se dit entre cette fonctionnaire et le ministre de l’Intérieur. » La commissaire mentionne « un groupuscule d’une centaine d’individus [qui] s’en sont pris aux forces de l’ordre »,le ministre promet de suivre l’enquête. « Merci monsieur. » « OK, merci à vous. » « Je vous en prie, monsieur. » « Je vais saluer vos agents et puis ensuite j’irai au commissariat de Chennevières. » J’espère que BFMTV va l’y accompagner. La présentatrice enchaîne : « Donc on voit sur ces images Gérard Collomb qui occupe le terrain assez rapidement. » Presque autant que BFMTV, qui était là avant. « On sent là que le gouvernement veut agir très rapidement. » Avec toute cette rapidité, je vais bientôt être pris de vitesse. « Oui, opine le spécialiste de la politique Jérémy Trottin. C’est une visite très politique à laquelle nous assistons sur ces images. » Et très médiatique, non ? Mais voilà que, pendant l’interview du maire par intérim de Champigny, « ces images » disparaissent au profit de celle d’une victime, un sapin de Noël désodorisant abandonné devant un pare-brise martyrisé. La présentatrice répète : « Alors, Jérémy Trottin, on sent que le gouvernement veut totalement occuper le terrain. » Et assez rapidement, non ? Le présentateur remarque : « L’image est importante. » Celle du sapin de Noël désodorisant abandonné devant un pare-brise martyrisé qui réapparaît lors de l’analyse de la spécialiste police-justice. « Gérard Collomb a beau dire que tout s’est bien passé au niveau national, estime Jérémy Trottin, ce que les Français vont peut-être retenir malheureusement ce soir, ce sont ces images. » Malheureusement (et on se demande comment), celles d’un sapin de Noël martyrisé devant un pare-brise désodorisant. « Et pour éviter qu’on ne retienne que ces images, il a décidé d’aller sur place. » Et BFMTV a décidé d’occuper complètement le terrain — pardon, l’antenne — avec ce fait divers. Une seule autre info à droit aux restes de l’actualité. « 19h51 sur BFMTV et toujours trois départements placés en vigilance orange vent fort », annonce la présentatrice, appelant une envoyée spéciale à Lacanau :« Quelle est la situation sur place ? » « Il faut éviter les activités extérieures. » Sauf les duplex de BFMTV.
-
Images Photos drôles & insolites
[ATTACH]8093._xfImport[/ATTACH]
-
Benzema dans le viseur de Marseille (la folle rumeur du jour)
Actuellement blessé avec le Real Madrid, Karim Benzema agite la planète mercato depuis plusieurs semaines. Un départ est sérieusement envisagé selon les quotidiens en Espagne. C’est le site CalcioMercato qui a lancé cette information (à prendre avec des pincettes) dans la journée. Le joueur du Real Madrid intéresse plusieurs clubs en Europe. Lyon, pour un retour à la maison et pour terminer sa carrière…Et l’Olympique de Marseille. Selon le site internet, Marseille serait présent dans le groupe des courtisans les plus assidus dans le dossier du joueur. Impossible pour les finances Sauf que dans cette histoire, il y a un problème, un gros ! Le joueur a prolongé en début de saison avec le club de la capitale et pèse au moins 60 millions d’euros sur le marché des transferts. Enfin, il touche 10 millions d’euros par an au Real Madrid. Impossible pour les finances de l’OM. Marseille pourrait l’obtenir en prêt mais l’idée semble surréaliste. C’était la folle rumeur de la journée… À noter que le site indique aussi qu’Arsenal est intéressé par le joueur pour ce mercato d’hiver.
-
OM : Rongier dans le viseur !
L’Olympique Marseille serait bien à la recherche d’un milieu de terrain pour cet hiver. D’après Presse Océan, les dirigeants phocéens s’intéresseraient de près à Valentin Rongier. Un profil qui colle bien à la politique de recrutement marseillaise. Un français, jeune et prometteur à l’image de Morga Sansonla saison passée. Néanmoins pour boucler un tel transfert, il va falloir y mettre prix. Prolongé au mois de septembre dernier, le jeune joueur dispose d’un contrat jusqu’en juin 2022 avec le FC Nantes. Fan du Paris Saint-Germain depuis de nombreuses années (bien avant la venue du Qatar), j’aime également le Napoli et Boca Juniors. Fondateur de la rubrique Futur Crack, j’espère vous faire découvrir les stars de demain.
-
Game of Thrones est encore une fois la série la plus téléchargée de l'année
Comme tous les ans en fin d’année, le site TorrentFreak a dévoilé ce mardi la liste des séries TV les plus piratées. Sans surprise, c’est encore une fois Game of Thrones qui arrive en tête du classement. C’est devenu une tradition chaque année . Dans les derniers jours de décembre, le site Torrentfreak, spécialisé dans le téléchargement illégal, publie tous les ans le classement des séries les plus téléchargées illégalement au cours de l’année. Et tous les ans, c’est la même série qui arrive en tête, Game of Thrones. L’année 2017 ne fait pas exception, comme l’a révélé ce mardi le site spécialisé. Tous épisodes et tous fichiers confondus, la série fantastique de HBO a ainsi été la plus téléchargée de l’annde, pour la sixième fois consécutive. « Le plus grand nombre de personnes partageant activement un épisode à travers plusieurs torrents était de 400 000 au plus fort, juste après la mise en ligne du dernier épisode de la saison », explique Torrentfreak. Le site Internet ne précise cependant pas le nombre de téléchargements estimé pour l’ensemble des épisodes et se contente cette fois de l’épisode le plus téléchargé de la saison. Outre Game of Thrones, qui arrive encore en tête, les autres séries les plus téléchargées illégalement sont The Walking Dead, qui arrive deuxième comme en 2016, suivi de The Flash, The Big Bang Theory, Rick & Morty, Prison Break, Sherlock, Vikings, Suits et Arrow. Pour une fois, Game of Thrones ne devrait pas arriver en tête de ce classement en 2018, et pour cause : la huitième et dernière saison ne devrait pas être diffusé avant le début de l’ 2029
-
La NASA enverra une sonde vers Alpha du Centaure… en 2069
Lorsque la NASA a affirmé pouvoir envoyer des vols habités vers Mars d’ici les années 2030, nous trouvions que l’agence spatiale américaine voyait loin, et que peut-être nous ne verrions pas un être humain marcher sur la Planète Rouge de notre vivant. Pourtant, une mission vers Alpha du Centaure est planifiée pour 2069 ! L’administration du Jet Propulsion Laboratory (une unité de la NASA a planifié l’envoi d’un vaisseau vers le système Alpha Centauri (le système le plus proche de notre système solaire) d’ici 2069. L’expédition est planifiée pour intervenir aux environs du centième anniversaire du voyage d’Apollo 11 sur la Lune. La sonde serait chargée de chercher le moindre signe de vie aux alentours de la planète Proxima Centauri b, car rien ne vaut un voyage sur le terrain pour avoir une vraie idée de ce qui attendrait d’éventuels colons humains. On est alors en droit de poser la question : “pourquoi attendre 52 ans ?”. La réponse est simplement que la technologie pour réaliser ce voyage fantastique (4,22 années-lumière tout de même) n’existe pas encore. Il faudrait que ce genre de vaisseau puisse voyager à la vitesse de 300000 km/s alors que les appareils actuels se déplacent au mieux à 20km/s. Ainsi, à la vitesse actuelle, et si la sonde partait dès aujourd’hui, nous n’aurions pas d’espoir de la voir revenir avant 2113. Le fait qu’une division de la NASA ait d’ores et déjà planifié ce voyage est toutefois révélateur, et à la vitesse où va l’innovation actuellement, c’est un message d’espoir clair. Les agences spatiales du monde ont une vision sur le long terme, et l’exploration (puis la colonisation) de planètes habitables par l’être humain n’est plus totalement une utopie.
-
Loto : ce qu'il rapporte vraiment à l'Etat
Le loto, ça peut rapporter gros à celui qui y joue, mais aussi à l'Etat ! Samedi soir, à l'occasion de la fête des Mères qui aura lieu dimanche, la Française des Jeux (FDJ) organise une cagnotte spéciale à 10 millions d'euros qui risque d'attirer plus de participants qu'en temps normal, comme pour chaque cagnotte spéciale... Et c'est l'Etat qui va être content. En effet, l'Etat est actionnaire à 72% dans la FDJ. Et si les sommes qu'il a récoltées en 2013 atteignent plus de 3 milliards d'euros en tout, 300 millions d'euros proviennent directement du loto. L'année dernière a d'ailleurs marqué un record pour la FDJ puisque son chiffre d'affaire a atteint 12,35 milliards d'euros, dont 1,54 milliar uniquement pour le loto. 9 cagnottes spéciales en 2014Lors des tirages dits "classiques", sans cagnotte exceptionnelle, on enregistre 1,5 million de participations pour le tirage du lundi, 2 millions pour celui du mercredi et 3 millions pour celui du samedi. Mais ce chiffre augmente beaucoup lorsqu'il y a un tirage de cagnotte spéciale au dessus de 5 millions d'euros. En 2013 par exemple, pour le tirage de la fête des Mères, ce ne sont pas moins de 3,8 millions de participations qui ont été enregistrées. Entre les cagnottes de la Saint-Valentin, de la fête des Mères, des vendredis 13, de Noël, ou du Nouvel an, on compte 9 cagnottes spéciales pour l'année 2014. Et si les gains sont éxonérés d'impôts, l'Etat si retrouve quand même puisque l'impôt est directement prélevé sur le montant des enjeux. Par ailleurs, les gagnants des grosses cagnottes se retrouvent dès l'année suivante à devoir payer l'IS
-
Loto : ce qu'il rapporte vraiment à l'Etat
Le loto, ça peut rapporter gros à celui qui y joue, mais aussi à l'Etat ! Samedi soir, à l'occasion de la fête des Mères qui aura lieu dimanche, la Française des Jeux (FDJ) organise une cagnotte spéciale à 10 millions d'euros qui risque d'attirer plus de participants qu'en temps normal, comme pour chaque cagnotte spéciale... Et c'est l'Etat qui va être content. En effet, l'Etat est actionnaire à 72% dans la FDJ. Et si les sommes qu'il a récoltées en 2013 atteignent plus de 3 milliards d'euros en tout, 300 millions d'euros proviennent directement du loto. L'année dernière a d'ailleurs marqué un record pour la FDJ puisque son chiffre d'affaire a atteint 12,35 milliards d'euros, dont 1,54 milliar uniquement pour le loto. 9 cagnottes spéciales en 2014Lors des tirages dits "classiques", sans cagnotte exceptionnelle, on enregistre 1,5 million de participations pour le tirage du lundi, 2 millions pour celui du mercredi et 3 millions pour celui du samedi. Mais ce chiffre augmente beaucoup lorsqu'il y a un tirage de cagnotte spéciale au dessus de 5 millions d'euros. En 2013 par exemple, pour le tirage de la fête des Mères, ce ne sont pas moins de 3,8 millions de participations qui ont été enregistrées. Entre les cagnottes de la Saint-Valentin, de la fête des Mères, des vendredis 13, de Noël, ou du Nouvel an, on compte 9 cagnottes spéciales pour l'année 2014. Et si les gains sont éxonérés d'impôts, l'Etat si retrouve quand même puisque l'impôt est directement prélevé sur le montant des enjeux. Par ailleurs, les gagnants des grosses cagnottes se retrouvent dès l'année suivante à devoir payer l'IS
-
Au bout de combien de temps est-on vraiment en retard ?
L'auteur, Erin Meyer, Américaine installée en France depuis 17 ans, est professeur de management et spécialiste des différences culturelles d’un pays à l’autre. Ses travaux, fondés sur des études d’anthropologues et de psychologues, montrent à quel point un Français, un Allemand et un Brésilien voient, derrière les mots « arriver en retard », des réalités bien différentes. Dans son livre « La carte des différences culturelles : 8 clés pour travailler à l’international », traduit par Philippe Blanchard et paru aux Editions Diateino, elle explique comment décoder les étranges comportements des étrangers… et ne froisser personne. Cet article est à retrouver sur le site The Conversation. Gestion du temps, dates butoirs, pression du calendrier… nous courons tous après le temps. Cependant, là où telle culture dans le monde considérera qu’on est effroyablement en retard, une autre trouvera que l’on est raisonnablement à l’heure. Ce matin, vous vous réveillez au son de votre iPhone qui vous rappelle au passage que vous avez rendez-vous avec un fournisseur à 9 heures 15 à l’autre bout de la ville. Mais la journée s’annonce mal… Votre petit dernier casse un pot de confiture dans lequel votre aîné a la bonne idée de marcher. Vous vous retrouvez à perdre encore plus de temps à tout nettoyer. Encore quelques minutes de perdues à chercher vos clés qui se cachaient dans le placard de la cuisine, mais, par chance, vous parvenez à déposer vos enfants à l’école au moment où la sonnerie retentit et où la porte se ferme. C’est alors que votre iPhone sonne 9 heures, ce qui signifie que vous aurez six ou sept minutes de retard pour cette importante réunion – si tant est qu’il n’y ait pas plus de circulation que d’habitude. Que faire dans ce cas ? Vous avez bien sûr la possibilité d’appeler votre fournisseur pour vous excuser et lui expliquer que vous arriverez à 9 heures 21 précise. Ou 9 heures 22. Mais vous pouvez aussi vous dire qu’un retard de six ou sept minutes n’est pas fondamentalement un retard et décider de vous engager dans la circulation sans prendre la peine de prévenir. Sauf si vous ne vous préoccupez absolument pas de l’heure : que vous arriviez à 9 heures 21, 22 ou même 45, on considérera encore que vous êtes « dans les temps » et personne n’en fera une histoire, ni vous, ni votre fournisseur. En France, 7 minutes de retard, c’est toujours être à l’heure Si vous vivez au sein d’une culture qui a une conception rigoureuse de la gestion du temps, comme en Allemagne, en Scandinavie, aux États-Unis ou en Grande-Bretagne, il est probable que vous passiez un coup de fil. Dans le cas contraire, votre fournisseur risquerait de s’agacer à chaque seconde où vous n’apparaissez toujours pas. Inversement, si vous vivez en France ou dans le nord de l’Italie, il y a des chances que vous n’éprouviez pas le besoin de téléphoner, car arriver avec six ou sept minutes de retard, c’est encore être « fondamentalement à l’heure » (après 12 ou 15 minutes, l’histoire aurait été différente). Et si vous appartenez à une culture qui a une conception souple du temps, comme c’est le cas au Moyen-Orient, en Afrique, en Inde ou en Amérique du Sud, le temps risque d’avoir pour vous une élasticité complètement différente. Dans ces sociétés où il faut se battre contre la circulation et le chaos général de l’existence qui ne cessent de vous mettre des bâtons dans les roues, la probabilité d’un retard est une donnée de base. Dans ce contexte, il n’y a guère de différence entre 9 heures 15 et 9 heures 45, et c’est accepté par tous. Au tout début de mon installation en France (je suis américaine), j’avais été prévenue par des amis américains que les Français sont toujours en retard. Et cela s’est révélé partiellement exact, même si l’impact de ces retards sur mon travail a été assez faible au quotidien. À titre d’exemple, peu de temps après mon arrivée à Paris, j’avais pris rendez-vous avec un chasseur de têtes spécialisé dans les postes pour expatriés, dans l’une des tours de verre de La Défense. Ayant pris soin d’arriver avec cinq minutes d’avance à mon rendez-vous de 10 heures, j’essayais nerveusement de dérouiller mon français dans ma tête. La femme avec laquelle j’avais rendez-vous, Sandrine Guégan [les noms ont été changés], était une cliente de longue date de mon entreprise et connaissait bien mon patron. Il m’avait assuré qu’elle me réserverait un accueil chaleureux. J’avais perdu patience L’hôtesse prévint Madame Guégan à 10 heures précises et, après une seconde avec elle au bout du fil, elle me demanda poliment de bien vouloir patienter. Je me perchai donc délicatement sur le gros canapé de cuir et je patientai quelques minutes en faisant semblant de parcourir le journal. Mais, à 10 heures 07, je n’avais plus beaucoup de patience. M’étais-je trompée sur l’heure du rendez-vous ? Est-ce qu’elle avait eu une urgence indépendante de sa volonté ? Et à 10 heures 10, je me demandai si le rendez-vous allait être maintenu. Madame Guégan sortit de l’ascenseur à 10 heures 11 et m’accueillit avec chaleur, mais sans un mot d’excuse pour son retard. Depuis le temps que je travaille aux États-Unis et en France, je suis en mesure de confirmer que, dans la plupart des cas, la marge de retard autorisée – pour commencer, finir ou partir – est d’une dizaine de minutes de plus en France qu’aux États-Unis. Si on le sait, ce n’est en général pas très compliqué de s’adapter. C’est quand je travaillais en Amérique du Sud que j’ai pris conscience du caractère central de la gestion du temps. Au début de cette semaine-là, j’avais pris la parole pendant 40 minutes à Denver, dans le Colorado, devant un groupe d’environ 500 managers, américains pour la plupart. L’après-midi du jour précédent, Danielle, l’organisatrice de la convention, m’avait montré un jeu de pancartes qu’elle aurait entre les mains pendant mon intervention. Une pancarte « 0 minute » pour indiquer la fin de mon temps de parole « Je vous ferai signe toutes les 10 minutes, m’expliqua-t-elle, en me montrant les pancartes sur lesquelles était écrit en gros caractères noirs "30 minutes", "20 minutes" et "10 minutes" ». Les dernières pancartes affichaient « 5 minutes », « 2 minutes » et « 0 minute ». Le gros zéro noir de la dernière signifiait, sans l’ombre d’un doute, que j’avais épuisé mon temps de parole et qu’au moment où je le verrais, je n’aurais plus qu’à quitter l’estrade. Je comprenais parfaitement Danielle. Elle est typique de ma tribu (américaine) et je n’avais aucun problème avec l’idée de surveiller mon temps minute par minute. Mon discours se déroula parfaitement et mon auditoire, culturellement « rigide » en matière de gestion du temps, l’apprécia comme il convenait. Quelques jours plus tard, je dînais avec Flavio Ranato, charmant Brésilien d’un certain âge, dans un restaurant aux larges baies vitrées qui donnait sur les lumières de Belo Horizonte, cinquième ville du Brésil. Nous étions en train de préparer l’exposé que je devais faire le lendemain à un grand groupe de Sud américains. « C’est un sujet très important pour notre entreprise, me dit-il. Tout le monde va être passionné. Sentez-vous libre de dépasser le temps prévu, si vous en avez envie. Ce sera dans l’intérêt du groupe. » Je ne comprenais pas bien ce qu’il voulait dire, car j’avais déjà répété ma présentation avec le technicien informatique. En outre, le programme du jour était déjà imprimé et affiché sur la porte de la salle. « Je dispose de 45 minutes, selon le programme de la réunion. Vous pensez me donner combien de temps ? Une heure ? », demandai-je. « Bien sûr, me répondit-il avec un petit haussement d’épaules. Prenez tout le temps dont vous avez besoin. » Pour être absolument sûre de son intention, je confirmai que je serais ravie de prendre 60 minutes, et Flavio Ranato hocha la tête. Je rentrai à mon hôtel pour revoir ma présentation pour l’adapter à une durée d’une heure. « Prenez tout votre temps » Le lendemain, en arrivant à la convention, je remarquai immédiatement que le programme annonçait toujours que j’allais parler pendant 45 minutes. Un peu perturbée, je cherchai Flavio dans la foule pour lui demander si j’avais bien compris : « Vous souhaitiez que je prenne 45 minutes ou une heure pour mon intervention de ce matin ? » Il eut un petit rire, comme si mon comportement était bizarre. « Ne vous faites pas de souci, Erin, dit-il en essayant de me rassurer. Vous allez les passionner. Je vous en prie, prenez tout le temps dont vous avez besoin. » Dès le début de ma présentation, qui avait subi plusieurs retards imprévus, la réaction de l’auditoire fut conforme à ce qui m’avait été annoncé. Les participants manifestaient bruyamment leur intérêt et, à la fin de mon intervention, ils furent nombreux à agiter le bras pour poser des questions et pour donner des exemples. Les yeux rivés sur la grande horloge qui était au fond de la pièce, je terminai ma session au bout de 65 minutes, avec un retard de quelques minutes dû à une question qui avait pris plus de temps que je n’aurais pensé. Flavio s’approcha de moi : « C’était super, comme je l’espérais, mais vous avez terminé trop vite ! » Vite ? Je n’y comprenais rien : « Je croyais que j’avais une heure et j’ai déjà pris cinq minutes de plus », hasardai-je. « Vous auriez pu prendre davantage ! Ils étaient passionnés », insista-t-il. Une marque de manque de respect Au cours de la soirée qui suivit, nous eûmes une conversation qui m’éclaira beaucoup sur notre malentendu : « Je ne voulais pas mobiliser votre groupe plus longtemps que prévu sans y être clairement autorisée, lui expliquai-je. Vous m’aviez donné une heure. Prendre davantage de temps sans votre permission aurait constitué, à mes yeux, un manque de respect vis-à-vis du programme qui avait été donné. » « Je ne comprends pas, répondit-il. Dans la situation présente, c’est nous votre client. C’est nous qui vous payons pour vous entendre. Si vous voyez que nous avons encore des questions et que nous avons envie de poursuivre la discussion, n’est-ce pas dans l’intérêt de la qualité du service client que de prolonger votre intervention pour répondre à nos demandes ? » J’étais troublée. « Mais si vous ne me dites pas explicitement que je peux prendre 15 minutes de plus, comment puis-je savoir que c’est ce que vous voulez ? » Il me dévisagea avec curiosité, commençant à comprendre à quel point je venais d’un autre monde. « C’est évident qu’ils étaient intéressés et qu’ils en redemandaient. Vous ne vous en êtes pas rendu compte ? » Je commençais à voir l’énormité de l’impact que peuvent avoir des attitudes différentes vis-à-vis du temps. Du fait de nos postulats respectifs concernant la gestion du temps, nous avions chacun une conception différente d’un « service client de qualité ». Quand les vaches rentrent à l’étable L’anthropologue américain Edward T. Halla été l’un des premiers chercheurs à étudier la manière dont les sociétés diffèrent dans leur rapport au temps. Dans La Danse de la vie : temps culturel, temps vécu, Hall distingue les cultures « monochrones » et les cultures « polychrones ». Pour les premières, le temps est considéré comme une réalité tangible. « On le dit gagné, passé, gaspillé, perdu, rattrapé, long, ou encore on le tue ou il passe. Et il faut prendre ces métaphores au sérieux. La gestion monochrone est utilisée comme système de classification qui crée de l’ordre dans la vie. Ces règles s’appliquent à tout, sauf à la naissance et à la mort. » Inversement, les cultures polychrones ont un rapport souple au temps, à l’implication individuelle et à la finalisation des transactions. « Les rendez-vous, écrit Edward T. Hall, n’ont pas de caractère de sérieux et, par conséquent, on les néglige ou on les annule souvent […] car il est plus probable qu’on considère le temps comme un point que comme un ruban ou une route. […] Un Arabe dira « je vous verrai avant une heure » ou « je vous verrai dans deux jours ». En d’autres termes, quelqu’un qui vit dans une société polychrone suggérera une plage de rendez-vous dans un futur proche sans fixer le moment exact de ce rendez-vous. Dans la lignée du travail de Hall, le psychologue américain Robert Levine a entrepris d’observer et d’analyser minutieusement l’attitude de différentes cultures vis-à-vis du temps de l’horloge. Il a constaté que certaines cultures mesurent le temps par intervalles de cinq minutes, tandis que d’autres ne se servent pratiquement pas d’horloges mais gèrent leur journée en fonction de ce qu’il désigne comme du « temps événementiel » : avant le déjeuner, après le lever du soleil ou, dans le cas des indigènes du Burundi, « quand les vaches rentrent à l’étable ». La gestion du temps est profondément influencée par des facteurs historiques qui modèlent la façon dont on vit, travaille, pense et interagit les uns avec les autres. Si vous vivez en Allemagne, vous trouvez sans doute que les choses s’y déroulent en général comme prévu. Les trains sont à l’heure, la circulation est raisonnable, les institutions sont fiables ; les règles de l’administration sont claires et font l’objet d’une application relativement cohérente. Vous pouvez programmer toute votre année en partant du principe que votre environnement ne va pas interférer de façon majeure avec vos projets. Les Allemands, calés sur les contraintes du travail d’usine Il y a une relation claire entre ce schéma culturel et la place historique de l’Allemagne comme l’un des premiers pays du monde à avoir été fortement industrialisé. Imaginez que vous êtes ouvrier dans une usine automobile allemande. Si vous arrivez avec quatre minutes de retard, la machine dont vous êtes responsable démarre en retard, ce qui se traduit par une perte financière réelle et mesurable. De nos jours, la perception du temps qu’ont les Allemands plonge encore partiellement ses racines dans le paradigme de la révolution industrielle, à l’époque où le travail d’usine exigeait que la main d’œuvre soit disponible au moment précis qui avait été fixé. Dans d’autres sociétés – en particulier dans les pays en développement –, le fait principal de l’existence est le changement permanent. Avec les révolutions politiques et la modification des systèmes financiers, avec les aléas de la circulation, avec la succession des moussons et des sécheresses et les défis imprévisibles qui en découlent, les bons managers sont ceux qui ont développé la capacité à épouser les changements avec aisance et souplesse. La souplesse de l’agriculteur du Nigéria Supposons que vous soyez agriculteur dans la campagne du Nigéria, où l’essentiel du travail est fait à la main, et où les machines sont rares. Dans cet environnement, peu importe que vous commenciez à travailler à 7 heures, 7 heures 12 ou même 7 heures 32. Ce qui compte, c’est que votre structure professionnelle soit assez souple pour s’adapter aux changements de l’environnement naturel, et que vous ayez investi dans les relations indispensables pour que vos ouvriers vous restent loyaux en temps de sécheresse ou d’inondation, d’érosion ou d’invasion d’insectes. Les positions doivent être envisagées d’un point de vue relatif, d’une culture à l’autre. À ce titre, on pourra entendre les Allemands se plaindre amèrement du manque de ponctualité des Britanniques et les Indiens trouver les Français rigoureux dans leur gestion du temps. Cela n’empêche pas les pays germaniques, anglo-saxons et ceux du nord de l’Europe de se ranger en majorité du côté rigoureux, alors que les cultures latines, d’Europe comme d’Amérique, se retrouvent du côté de la souplesse, les cultures moyen-orientales et africaines occupant – toujours de ce côté – les positions les plus extrêmes. En Asie, le Japon est du côté de la rigueur temporelle, mais la Chine et, tout spécialement, l’Inde ont une approche souple du temps.
-
Euh... y a quoi à la TV ce soir ?
Votre soirée TV du 1er janvier : “Guerre et paix”, “Gangs of New York”, “West Side Story” Guerre et paix Série, à 20h55 sur France 2 André aime Natacha qui est séduite par Anatole chassé par Pierre qui aime Natacha. Et Napoléon dans tout ça ? Suite et fin de cette adaptation spectaculaire de Tolstoï, à l’esthétique léchée, qui ne néglige ni la guerre ni la (difficile) paix des ménages. Gangs of New York Film, à 23h15 sur M6 New York, 1862. Lutte sanglante entre les Américains de souche et les immigrés irlandais. Sujet 100 % scorsesien – la violence urbaine, fondatrice de la nation américaine – traité avec maestria et folie des grandeurs. West Side Story Film, à 20h55 sur Arte Le combat des Jets et des Sharks, contre l'amour de Mariiiiaa et de Tony : tragédie. Entre les numéros au miel onctueux et ceux au piment fort, l'harmonie est parfaite. Le temps n'a pas de prise sur ce monument de la comédie musicale.
-
Et si vous regardiez un bon film pour vous remettre du réveillon
Dans l’après-midi Monstres Academy 15H20 sur M6 Vous souvenez-vous de Monstres et Cie ? Ce pimpant film Pixar raconte la rencontre des deux héros à l'université. Un festival de gags et de fantaisie colorée.
-
Bonnes résolutions pour l’année suivante : pourquoi ça ne marche jamais ?
"J’arrête de fumer", "je reprends le sport", "je fais soigner ma phobie administrative"… Chaque nouvelle année entraîne son lot de bonnes résolutions que l’on est censé tenir. Or, à l’épreuve de la réalité, ses déclarations d’intentions échouent lamentablement sur la tombe de notre détermination. Mais d’abord, d’où vient cette manie de s’infliger des objectifs que l’on feint de croire réalisables ? Un héritage religieux ? Slate et L’Express évoquent pour cette pratique des origines antiques à chercher du côté des Babyloniens. Pour cette civilisation, il s’agissait de profiter du passage à la nouvelle année pour "tenter de devenir une nouvelle personne" explique Slate. Des origines religieuses sont par ailleurs mentionnées, notamment concernant les religions du livre qui enjoignent leurs fidèles à devenir un meilleur croyant que pour l’année écoulée. Selon une étude réalisée en 2008 à l’université d’Hertfordshire auprès de 3.000 volontaires, seuls 12% des personnes prenant des bonnes résolutions les tiennent pendant toute l’année. De quoi contraster avec le sondage publié par France Soir pour l’année 2012 qui indiquait que 93% des personnes interrogées envisageaient de prendre de bonnes résolutions… Se fixer des objectifs réalisables Alors comment expliquer un si important taux d’échec. En fait, cela dépend des objectifs que nous nous fixons. Un fumeur, mettons un "gros fumeur", aura davantage de difficultés à tenir sa résolution qu’une personne qui se fixe un défi plus raisonnable ou du moins, plus facilement réalisable. Le professeur Wiseman, l’auteur de l’étude susmentionné, conseille donc "d’avoir des buts plus raisonnables". Autre facteur aggravant, la multiplication des résolutions. Plus le nombre d’objectifs est grand, plus les chances d’échouer sont importantes. "Pour parvenir à tenir ses bonnes résolutions, le mieux est de n’es prendre qu’une" expliquait alors à SlateSophie Achard, psychologue spécialisée dans la motivation. En outre, cette dernière préconise de mettre en place un système de récompense pour que la motivation soit plus forte. Par exemple, se récompenser d’un carreau de chocolat noir à chaque jogging couru. Le but étant de ne pas s’enfermer dans la privation et la frustration qui ne parviennent à elles seules à demeurer motivantes. Et vous quelles sont les bonnes résolutions que vous avez prises ? Dites-nous le dans les commentaires !
-
Images Photos drôles & insolites
[ATTACH]8082._xfImport[/ATTACH]
-
Images Photos drôles & insolites
[ATTACH]8081._xfImport[/ATTACH]
-
Images Photos drôles & insolites
[ATTACH]8076._xfImport[/ATTACH]
-
Quand les internautes bouleversent le mercato
Une vague d'internautes, qui révèlent certains mouvements du mercato, s'imposent comme de nouveaux foyers d'informations. (Reuters) Des dizaines de milliers d'abonnés les suivent désormais sur Twitter. Une vague d'internautes, qui révèlent certains mouvements du mercato, s'impose comme de nouveaux foyers d'informations et bouscule les codes en vigueur. Nous sommes le 1er juillet 2017. En pleine journée, l'information se propage sur Twitter. Le nom de Luiz Gustavo est annoncé avec insistance à l'OM. Quatre jours plus tard, le milieu brésilien s'engage avec Marseille en provenance de Wolfsbourg. Tout est parti du compte de Julien (@julien_mgrt), un internaute qui travaille et réside près de Monaco. À ce jour, il affirme que c'est sa plus belle prise Julien, qui totalise près de 15 000 abonnés, est un exemple parmi d'autres de ces enquêteurs d'un nouveau genre. Derrière leurs écrans, et dans un certain anonymat, ces passionnés de football révèlent les dessous du mercato. Ils deviennent de nouveaux foyers d'information en parallèle des médias classiques qui reprennent leurs scoops aux quatre coins de l'Europe. "Aujourd’hui, c’est là que ça se passe. C’est le réseau numéro 1 devant la télé et la radio", confie-t-il. À tel point que certains, dont la notoriété explose, sont devenus des références en la matière. Le compte Paris United (@parisunited6, plus de 60 000 followers), fondé en septembre 2016, en est l'exemple. Ses trois "associés" ont eu la primeur d'annoncer les arrivées de Kyllian Mbappé, de Neymar ou encore d'Antero Henrique au PSG cet été. "Jamais de la vie je ne pensais que ça prendrait une telle ampleur. On a vu qu'on avait chacun des infos et on a créé un groupe qui s'appelle aujourd'hui Paris United", certifie Dida (@chocolat555557), l'un des administrateurs. Lui, se réjouit d'avoir révélé la nomination de Maxwell en tant que coordinateur sportif du club. Une cohabitation difficile Dans leur quête d'informations, ces internautes s’appuient sur de multiples sources. "J’utilise les canaux traditionnels pour avoir les informations: agents, intermédiaires, journalistes, employés des clubs..., note Julien. Il faut connaître les bonnes personnes". De là, s'effectue un travail digne de celui d'un journaliste : vérifier les informations, les croiser... Une tâche qui nécessite des heures de labeur. "On est tous les jours au téléphone pour chercher des infos. C'est un travail extraordinaire qui dure très longtemps. Tout n'est pas rose", concède Dida. "Parfois c’est facile, parfois c’est dur", ajoute Julien. Dans le cas de Paris United, l'union fait la force. Dida et ses deux compères – l'un réside à Londres et l'autre au Japon – tissent leur toile à travers le monde. "On n'a même pas besoin de chercher midi à 14h. Chacun a son réseau et dans le monde entier", assure-t-il. L'expérience et la réussite qu'ils emmagasinent leur confèrent une envie d'expansion. Le développement d'une application se poursuit alors que la sortie d'un livre - "Révélation d'une révolution" - est prévue le 27 mars prochain. L'ambition est affirmée: devenir "le média le plus performant sur le PSG". La cohabitation avec les acteurs plus traditionnels du football n'est pas aisée. Certains journalistes reprochent à ces internautes de leur "voler" leur travail. C'est également chez les agents que la méfiance est de mise. Ils remettent en cause l'instantanéité de Twitter et, parfois, les ratés que le réseau occasionne. "Ce système d'informations est très dangereux, confie l'un deux, dont une opération, qui a occupé la une des médias, a capoté l'été dernier en Ligue 1. Beaucoup racontent n'importe quoi et parfois ça peut se retourner contre le marché."