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  5. Trois lascars se rêvent en rois du porno depuis leur cité de Melun. Ça jacasse comme pas permis, avec François Damiens et Ramzy en guests impeccables. La première fois qu’on a croisés Franck Gastambide, Medi Sadoun et Jib Pocthier au cinéma, c’était dans Il reste du jambon ?2010) de Anne Depetrini. Le temps d’une séquence hilarante où, au pied d’une barre de cité, le trio se lançait dans une impro devant Ramzy – Medi Sadoun imitant soudain le chanteur Daniel Guichard de manière totalement imprévisible. Franck Gastambide avait créé auparavant le Kaïra Shopping, une web-série diffusée sur Canal +. En reprenant ses deux acolytes, il a developpé le concept dans Les Kaïra(2012), petite bombe d’humour au ton neuf et aux situations résolument gonflées. Voici trois raisons de ne pas passer à côté à ce coup d’essai. Pour sa langue très épicée Entre « ken » les meufs, « magazine de boules » et verlan à foison (« oim », « tema »...), on a l’embarras du choix pour le flux continu d’expressions estampillées « banlieue ». Mais pas seulement – le mot « cyprine » est ici mis à l’honneur, comme nulle part ailleurs ! C’est, malgré tout, souvent salace. Et pour cause : nos trois lascars, qui rêvent de devenir des stars du porno, ne pensent qu’à ça. Mais comme ils ont le profil de vrais losers, ça vanne et ça jacasse en permanence. Manière pour ces zonards crevards de combler un grand vide. Les punchlines fusent. Il faut parfois s’accrocher pour tout piger – surtout si l’on a plus de trente ans. On peut malgré tout se dispenser de son petit frère ou de son fiston pour la traduction. La preuve : le film a partout cartonné, des quartiers chics au 7-7 de Melun, où se situe l’action. Même Thierry Frémaux, sélectionneur en chef du festival de Cannes, est venu le présenter dans un cinéma derrière la Croisette. « La cerise sur le guetto » (dixit Franck Gastambide).
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  7. Trois semaines après le dernier match aller du championnat, l’OM a parfaitement abordé la phase retour en s’imposant à Rennes, ce samedi, dans le cadre de la 20e levée de Ligue 1 (0-3). Revoilà les Marseillais au contact des Monégasques et des Lyonnais. Cette saison, le Stade Rennais avait pris des allures de bête rouge et noire pour les Marseillais, battus chez eux en début d’exercice (1-3) et plus récemment évincés par le même club breton en huitième de finale de la Coupe de la Ligue, aux tirs au but, à l’issue d’un match spectaculaire (2-2). Pour cette reprise du championnat après deux semaines de trêve et un tour de Coupe de France passé au forceps aux dépens de Valenciennes (1-0, après prolongation), l’OM avait à cœur de prendre sa revanche, tout en nourrissant ses légitimes ambitions en Ligue 1. Mission accomplie puisque les Phocéens ont bel et bien fait d’une pierre deux coups au Roazhon Park. Malgré un départ approximatif – dû notamment à l’absence sur blessure d’Amavi, remplacé dans le couloir gauche de la défense par un Sakai lui-même suppléé par Sarr côté droit – les Olympiens ont su prendre leurs aises dès le premier acte. Mandanda sauve d’abord les siens dans un duel à bout portant avec un Hunou très en jambes (23e), et Thauvin de louper la réplique sur un penalty généreusement accordé pour une faute de Mexer dans la surface, et admirablement repoussé par Koubek (27e). Ce n’est cependant que partie remise pour l’OM puisque dans la foulée d’un but rennais logiquement refusé à Hunou (31e), Germain profite d’un bon coup d’œil de Thauvin pour ajuster le portier breton d’un tir croisé (0-1, 35e). La quatrième réalisation de l’intéressé sur ses quatre dernières sorties en Ligue 1. Juste avant la pause, au terme d’une phase de jeu phocéenne à 13 passes, Sanson bien servi dans la zone de vérité par Germain signe le break olympien (0-2, 45e). Un but fatal à une équipe de Rennes certes volontaire à l’entame du deuxième acte, mais finalement bien contenue par un OM solide sur ses arrières. Au fil des minutes, les Marseillais ressortent même de leur coquille, et Thauvin d’y aller de sa réalisation, de la tête, sur une transversale lumineuse de Luiz Gustavo (0-3, 82e). Dans le temps additionnel, le troisième et dernier buteur phocéen se permettra du reste de sonner la barre transversale bretonne, d’une frappe en rupture expédiée non loin de la ligne médiane. L’OM était sans conteste au-dessus de son hôte ce samedi – la baraka en sus. A l’ASM et à l’OL, rejoints au classement en termes d’unités, de répondre désormais.
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  9. Eviter les anglicismes de plus en plus présents dans la langue de Molière ? C'est l'objectif de la Commission d'enrichissement de la langue française. Ses 19 membres ont proposé dans le Journal Officiel du jeudi 11 janvier 2018 une nouvelle série d'équivalents en français de mots anglais du domaine des nouvelles technologies. Mais beaucoup de ces termes francisés sont de farfelues traductions... Préférez "fibronique" à "fibre optique" Ne dites pas par exemple "smartphone", mais plutôt "mobile multifonction" pour désigner ces téléphones intelligents squattant nos poches ! Vous venez de souscrire un abonnement pour profiter d'internet à très haut débit ? Ne dites pas que vous vous êtes reliés à la "fibre optique", mais plutôt à la "fibronique" ! Et d'autres expressions compliquent encore peu plus la compréhension d'un terme. Vous prenez le TGV, et vous faites scanner par le contrôleur le "code 2D" de votre billet - une sorte de code-barres carré. Appelez le plutôt "code-barres matriciel" ! Pas de quoi arranger le schmilblick donc ! Seulement des recommandations Ce n'est pas la première fois que cette Commission propose des termes étranges pour désigner de nouveaux objets. En 2009, elle avait déjà renommé le "smartphone" en "terminal de poche" ! Elle avait aussi désigné les "Blu-Ray" (DVD en haute définition) comme des "disques numériques polyvalents", ou encore les "blogs" comme des "blocs-notes". Et en 2013, elle avait préféré le mot "cybercaméra" à celui de "webcam". Des termes qui ne sont pas vraiment entrés depuis dans le langage commun... Ces nouvelles expressions inventées ne sont heureusement que des "recommandations" pour le grand public, indique le site FranceTerme du Ministère de la Culture. Cependant, elles "s'imposent à l'administration" dans ses écrits.
  10. Jordan Amavi, le latéral gauche de l'OM, s'est blessé à une cuisse. Il souffre d'une déchirure et sera absent pendant au moins trois semaines. Un coup dur pour Rudi Garcia, qui va devoir innover. C'est un coup dur pour l'OM. Une blessure qui tombe sur le poste où les solutions de rechange ne sont pas évidentes... Jordan Amavi, le seul latéral gauche aligné depuis le départ de Patrice Evra, s'est blessé à l'entraînement. Il souffre d'une déchirure à une cuisse. Et sera absent pendant au moins trois semaines. Il avait d’ailleurs été aperçu en début d’après-midi ce vendredi, le regard un peu préoccupé, ce qui est rare chez lui, au moment où il quittait la Commanderie. Jordan Amavi manquera notamment le choc face à Monaco (28 janvier). Rudi Garcia va donc devoir trouver une solution. Dans l'immédiat, et dans l'ordre de probabilité, il pourrait faire jouer Hiroki Sakaï à gauche avec Bouna Sarr à droite, ou Henri Bedimo (qui n'a pas encore joué cette saison mais qui a figuré dans le groupe pour la première fois dimanche dernier), ou Christopher Rocchia (mais l'entraîneur de l'OM est réticent à lancer ce jeune défenseur), ou Doria (sur le départ). Rudi Garcia craignait justement les blessures La blessure de Jordan Amavi justifie les craintes formulées début janvier par Rudi Garcia, qui croisait les doigts pour que l’OM continue d’être épargné mais qui craignait que l’effectif olympien soit juste le jour où l’infirmerie se remplirait un peu. Cette blessure pourrait motiver les dirigeants olympiens à recruter à ce poste. C'est également un coup d’arrêt pour Jordan Amavi, très performant sur son côté gauche et buteur libérateur lors du dernier match contre Valenciennes en Coupe de France (1-0 ap).
  11. C’est le week-end, le moment de passer en mode écran total avec notre sélection de films en VOD et DVD. Au programme : une fiction rurale impressionnante, un récit initiatique prometteur et autres réjouissances. “Petit Paysan” Les spectateurs français seraient-ils nostalgiques de leurs racines rurales ? Avec plus de cinq cent mille entrées, le premier film d’Hubert Charuel est le succès surprise de 2017. Le cinéaste, lui-même fils d’éleveur, connaît intimement son sujet – les difficultés des agriculteurs confrontés aux épidémies. On est d’abord frappé par la capacité du jeune réalisateur à convertir son matériau documentaire en fiction passionnante. Mais, en plus, son film, magnifiquement interprété par Swann Arlaud et Sra Girardot , échappe vite au naturalisme et tourne au thriller existentiel. Impressionnant. En VOD sur la plupart des plateformes, en DVD et Blu-ray chez Pyramide Vidéo.
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  14. Les ex-joueurs devenus consultants prospèrent sur les chaînes de sport (beIN Sports, Canal+, SFR Sport…), chacun apportant sa touche personnelle, du coup de sang à l’envolée lyrique. Passage en revue. Ils ont troqué les shorts pour les costumes trois pièces, quitté les terrains pour les plateaux de télé. Les « consultants » sont censés compléter le commentaire informatif des journalistes par leur connaissance intime du football professionnel. Souvent, le résultat déçoit. Lieux communs, syntaxe approximative… L’ancien joueur était plus à l’aise avec ses pieds. Mais l’explosion du nombre de chaînes de sport, des retransmissions de matchs et des émissions de foot a permis l’émergence de nouvelles têtes. Le rôle de consultant prend sens. Alors que la deuxième partie du championnat de France débute ce week-end, cartographie de leurs différents styles, des avant-gardistes aux vieux briscards un peu usés. Les tacticiens Evidemment, un joueur moyen ne fait pas forcément un bon consultant. Mais les bons consultants ont souvent été des joueurs moyens. Illustration, sur Canal+, avec Bruno Irles. Jadis habitué au banc de touche de l’AS Monaco, l’ancien défenseur est comme chez lui sur les plateaux du Late football club et d’Infosport+. Son passé d’entraîneur au centre de formation monégasque lui permet d’offrir une vision de tacticien plus que d’ex-joueur, et de rappeler que le foot est un sport collectif. Il sait aussi se montrer pertinent sur les cas individuels, à l’image de son décryptage du jeu de Luiz Gustavo. Images à l’appui, on comprend comment le milieu marseillais se projette vers l’avant, anticipe le jeu de ses adversaires, transperce leurs lignes par sa qualité de passe. Le genre de raisonnement qu’il conclut parfois d’un adage de vieux sage : « Quand on accumule les défenseurs, on déresponsabilise chacun d’entre eux. » Rares sont les consultants qui se démarquent. Soulignons les efforts de Sidney Govou, qui décortique le geste. Ses réflexions portent plus sur l’attitude d’un joueur que sur le mouvement d’une équipe. L’exercice du commentaire en direct est moins facile. Comment faire coexister instantanéité et recul, émotion et analyse ? Rares sont les consultants qui se démarquent. Soulignons les efforts de Sidney Govou. Le Lyonnais se fait moins « tacticien » que « technicien » : il décortique le geste. Ses réflexions portent plus sur l’attitude d’un joueur que sur le mouvement d’une équipe. Même chose lors des « palettes » – des animations graphiques – de l’émission J+1, où il met à profit ses dix années passées sur le flanc droit de l’OL pour montrer comment les ailiers de Strasbourg, par exemple, se servent du repli défensif pour contre-attaquer. Les couteaux suisses On attend d’un consultant qu’il utilise son expérience pour faire voir le foot différemment. Recruteur pour Arsenal de 1998 à 2004, puis directeur sportif de Liverpool entre 2010 et 2012, Damien Comolli parvient à mettre la sienne au service des fans de Premier League, sur SFR Sport. Un exemple, lors du débrief de Newcastle/Manchester City, le 27 décembre : « Je connais Ryan Sterling depuis qu’il a 16 ans. Il avait déjà toutes ses qualités actuelles sauf l’adresse devant le but. On voit sur cette action qu’il y a eu un déclic sous Pep Guardiola. Trop court pour prendre la balle du pied droit, il a la lucidité d’utiliser son pied gauche pour marquer. »Ou l’art de décrypter un geste sous l’angle historique, grâce à son bagage personnel. Mais Damien Comolli est aussi capable de vous dire comment les dirigeants de Swansea s’y prennent pour recruter leur nouvel entraîneur. Et de rappeler l’identité de jeu du club dans la foulée… Didactique, Christophe Lollichon peut décrypter la psychologie d’un joueur sur le terrain, d’un entraîneur avant un match ou d’un président à l’intersaison. Et il met en lumière les stratégies des clubs à long terme. SFR a trouvé la bonne personne pour mettre en perspective le foot anglais, dérobé à Canal+ il y a un an et demi. La chaîne cryptée s’est consolée en enrôlant Christophe Lollichon dans son équipe de consultants. Lui aussi connaît la Premier League de l’intérieur : quand il ne squatte pas les plateaux de télé, il entraîne les gardiens de Chelsea. Serein, raisonné, didactique, il peut décrypter la psychologie d’un joueur sur le terrain, d’un entraîneur avant un match ou d’un président à l’intersaison. Cet art de varier les échelles d’approche met en lumière les stratégies des clubs à long terme. Exemple avec son explication de l’importance d’un match de Ligue des champions pour une équipe déjà éliminée, en l’occurrence l’AS Monaco : donner de l’expérience aux jeunes, les exposer médiatiquement pour leur faire prendre de la valeur, travailler d’autres schémas… Les poètes « Il voyage tout seul, avec zéro accompagnat… accompagnateur ? Accompagnant ? Ça se dit ? » Ça, c’est Omar da Fonseca qui commente Real-Barça, sur beIN Sports. L’Argentin manie aussi bien le néologisme que Messi le ballon rond. Ah ! Messi… « Il leur a fait l’amour sans préliminaires ! », « Il lui a donné le biberon, il lui a changé la couche ! », « Sortez les pyjamas et allez vous coucher ! » Si l’attaquant de Barcelone donne le tournis aux défenseurs du monde entier, il a surtout le pouvoir de rendre dingue Omar da Fonseca. Et on les aime bien, ces envolées de supporter. D’autant qu’elles s’accompagnent d’efforts dans la lecture tactique des rencontres. Le dictionnaire permettant de comprendre Luis Fernandez n’a toujours pas été imprimé. Et on comprend ce qu’il veut dire. C’est plus gênant lorsque la langue de Molière est remaniée par un Français. Le dictionnaire permettant de comprendre Luis Fernandez,par exemple, n’a toujours pas été imprimé. Avec Laurent Paganelli (qui a inventé le rôle du consultant au bord du terrain), c’est l’inverse : l’ancien Vert nous régale quand il s’essaie aux langues étrangères (« Luiz Gustavo, grandé rougador, grandé goal, obrigado, gracias ! ») Merci à toi, Paga ! Les grandes gueules La poésie, Habib Beye n’en a pas grand-chose à faire. Que ce soit sur le plateau du Canal football club ou au commentaire des matchs en direct, l’ancien défenseur marseillais envisage son rôle de consultant comme un sport de combat. Pointilleux, véhément, affirmatif. Son clash avec Paul Le Guen après la débâcle de Marseille contre Paris, en février 2017, en a été le symbole. L’ancien entraîneur du PSG lui reproche d’être trop exigeant avec l’OM ? « Je ne suis pas un doux rêveur ! », répète-t-il à n’en plus finir. Ah ça, non, Habib Beye n’est pas doux. Pour lui, ce soir-là, la prestation des Marseillais avait été « inacceptable ». Le foot, c’est du sérieux. Pierre Ménès est aussi foncièrement méchant avec les absents que dégoulinant de miel avec des invités controversés, comme Karim Benzema ou Serge Aurier. Ça l’est aussi pour Pierre Ménès. « Il se goure tout le temps, Schneider, lance-t-il à la mi-temps de Montpellier/Marseille, le 3 décembre dernier, provoquant les rires du public. C’est pas compliqué : quand il y a penalty il le donne pas, quand il y a pas penalty il le donne. » A côté des analyses de jeu pertinentes, Canal est devenue spécialiste du commentaire de l’arbitrage. Un exercice nettement plus vain, mais qui a le mérite d’alimenter le moulin de Pierre Ménès, aussi foncièrement méchant avec les absents que dégoulinant de miel avec des invités controversés, comme Karim Benzema ou Serge Aurier. Dans le rôle du consultant qui n’a jamais mis les pieds dans un club de haut niveau, Daniel Riolo s’en tire mieux, sur BFM Sport : ses opinions catégoriques séparent la France en deux, mais elles ont toujours le mérite d’être argumentées. Les pantouflards On ne saurait achever cette cartographie du nouveau monde des consultants sans mettre le nez dans ce grand, ce très grand pays où fleurissent les emplois fictifs. Il y règne le consensus et, à tout casser, trois adjectifs (« compliqué », « exceptionnel » et « magnifique »). Si les pantouflards vivotent sur toutes les chaînes, beIN Sports en reste l’indétrônable pourvoyeuse. Allant même jusqu’à leur donner un nom : « les experts ». Grands sourires, tutoiement, claques dans le dos : on est tous copains mais personne ne dit rien. Robert Pirès, Marcel Desailly, Ludovic Giuly, Eric Abidal, Jean-Pierre Papin… L’image de mar­que, pourtant, doit valoir cher. • Multiplex Ligue 1, 20e journée, samedi 19.55, beIN Sports 1 • Nantes/PSG, 20e journée de Ligue 1, dimanche 21.00, Canal+ • Liverpool/Manchester City, 23e journée de Premier League, dimanche 14 janvier, 17.00, SFR Sport
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  17. Après l'échec du médiocre “Bienvenue à Suburbicon”, de George Clooney, où il étincelait, l’acteur domine la comédie d'anticipation “Downsizing”, d’Alexander Payne, à demi-réussie, et qui démarre mollement en salles. Retour, en cinq étapes sur le box-office d’une star en crise, qui a longtemps connu les sommets. 1998 : “Will Hunting”, de Gus Van Sant - un million d’entrées en France Encore peu connu, avec son physique d’adolescent introverti, il impressionne dans le rôle d’un surdoué en sciences , marginal et pauvre. A 28 ans, il réussit la prouesse d’être nommé aux Oscars comme meilleur acteur – alors que, la même année, Leonardo DiCaprio ne l’est pas pour Titanic – tout en gagnant la récompense pour le meilleur scénario original – co-écrit avec son grand ami Ben Affleck. Le film, porté aussi par la présence de Robin Williams, alors en pleine gloire, est un triomphe commercial 2002 : “La Mémoire dans la peau”, de Doug Liman - 765 000 entrées
  18. Entre les lignes, la chronique livre de Gilles Heuré La maison d’édition est revenue sur son projet de publication de “Bagatelles pour un massacre”, “L’Ecole des cadavres” et “Les Beaux Draps”, trois pamphlets antisémites de Céline qui n’avaient pas été réédités depuis 1945. Une décision bienvenue, en attendant le prochain épisode... Dans son communiqué de l’après-midi du jeudi 11 janvier, Antoine Gallimard a jeté l’éponge : « Les pamphlets de Céline appartiennent à l’histoire de l’antisémitisme le plus infâme. Mais les condamner à la censure fait obstacle à la pleine mise en lumière de leurs racines et de leur portée idéologiques et crée de la curiosité malsaine là où ne doit s’exercer que notre faculté de jugement. La très vive émotion et les débats contradictoires qu’a provoqués cette annonce [de la publication] rappellent en effet la nécessité d’une parfaite contextualisation de ces écrits, afin de nous préserver collectivement de toute récupération antisémite et de toute atténuation de leur ignominie. Je comprends et partage l’émotion des lecteurs que la perspective de cette réédition choque, blesse ou inquiète pour des raisons humaines et éthiques évidentes. Aucune date de publication n’était fixée à ce stade. Au nom de ma liberté d’éditeur et de ma sensibilité à mon époque, je suspends ce projet, jugeant que les conditions méthodologiques et mémorielles ne sont pas réunies pour l’envisager sereinement. » Le projet initial était de rééditer Ecrits polémiques de Céline, paru en 2012 à Québec, édition annotée par Régis Tettamanzi, professeur de littérature, auteur d’une thèse sur Céline et l’extrême droite soutenue en 1993, avec une préface de l’écrivain et essayiste Pierre Assouline. Textes violemment antisémites dont Serge Klarsfeld, président de l’association Fils et filles de déportés juifs de France estimait qu’il fallait les interdire et dont d’autres n’envisageaient la publication qu’à condition qu’elle soit encadrée par un collectif d’historiens. Le Premier ministre, Edouard Philippe, avait également souhaité que l’édition soit « soigneusement accompagnée ». Publier, ne pas publier ? C’est une affaire entendue : Louis Ferdinand Destouches alias Céline (1894-1961) est un tout. Depuis Voyage au bout de la nuit, paru en 1932 qui secoua le monde littéraire jusqu’à la trilogie allemande (D’un château l’autre, 1957 ; Nord, 1960 ; Rigodon, 1969) il ne cesse d’émettre des ondes sulfureuses, considéré tour à tour ou ensemble comme grand écrivain et authentique salaud. Céline s’était encore invité dans l’actualité quand, en 2011, il fut retiré de la liste des célébrations nationales pour le cinquantième anniversaire de sa mort. Sept ans après, le spectre a donc ressurgi avec l’annonce faite par les éditions Gallimard de la publication de ses Ecrits polémiques comprenant notamment Bagatelles pour un massacre(1937), L’Ecole des cadavres (1938) et Les Beaux Draps (1941), livres qui n’avaient pas été réédités depuis 1945, selon la volonté de Céline, mais circulent sur Internet. Céline en folie Ces textes sont de vertigineuses diatribes contre… contre tout. Dans Bagatelles pour un massacre, incroyable logorrhée dans laquelle Céline glisse des pièces de ballet comme pour s’amuser autant des autres que de soi-même, il s’époumone contre la littérature, les écrivains reconnus, tous ceux qui recueillent le succès dont il s’est senti exclu : « M. Gide, M. Vanderem, M. Benda, M. Duhamel, Mme Colette, Mme Femina, Mme Valéry, les “Théâtres Français”… pâmer sur la nuance… Mallarmé, Bergson, Alain… troufignoliser l'adjectif… goncourtiser… merde ! enculagailler la moumouche, frénétiser l'Insignifiance, babiller ténu dans la pompe, plastroniser, cocoriquer dans les micros… […]. Mais je suis quand même trop vieux, trop avancé, trop salope sur la route maudite du raffinement spontané… après une dure carrière “de dur dans les durs” pour rebrousser maintenant chemin ! et puis venir me présenter à l'agrégation des dentelles !… Impossible ! » Et sa rage devient haine contre les Juifs, les « yits »,les « youtres » : « La seule chose grave à l'heure actuelle, pour un grand homme, savant écrivain, cinéaste, financier, industriel, politicien (mais alors la chose gravissime) c'est de se mettre mal avec les Juifs. – Les Juifs sont nos maîtres – ici là-bas, en Russie, en Angleterre, en Amérique, partout !… » C’est le sinistre refrain de l’antisémitisme qui va trouver refuge dans l’idéologie du régime de Vichy. Dans Les Beaux Draps, il ricane aussi sur la débâcle de 1940 : « Elle coûtait cher l’Armée Française, 400 milliards pour se sauver, 8 mois de belotes, un mois de déroute… »Points de suspension, barbarismes, inventions verbales, Céline est en folie, outrancier mais reconnaissable dans celui de 1932. La provocation toujours : « Moi je m'en fous énormément qu'on dise Ferdinand il est fol, écrit-il dans L’Ecole des cadavres, il sait plus, il débloque la vache, il a bu, son bagout vraiment nous écœure, il a plus un mot de raisonnable ! » En effet, aucune raison ne contient le déversement des phrases, la rage emporte tout, c’est le Céline l’écume aux lèvres qui se ronge les poings et vomit tout ce qu’il peut. Alors, fallait-il, fallait-il pas ? Livrée telle quelle, l’édition était impossible. Entourée d’un appareil critique, elle était plausible. Mais les débats ont aussi questionné la légitimité des disciplines : appareil critique littéraire ou appareil critique historien ? Le premier, on le sait depuis longtemps, n’est pas soupçonnable d’ignorer systématiquement les indispensables analyses historiques, pas plus que le second d’évacuer toute sensibilité et compréhension du littéraire. Les verrous universitaires qui veillaient soupçonneusement à interdire le passage de l’un à l’autre sont depuis longtemps enlevés. Céline est donc tout un, inséparable, autant grand écrivain qu’écrivain haineux, autant prodige de 1932 que figure emblématique de l’antisémitisme qui allait être adoubée par la collaboration, et chaque discipline a son mot à dire en tenant compte l’une de l’autre. Il reste qu’éditer les textes non pas simplement « polémiques » mais outrageusement antisémites n’est pas (n’était pas) souhaitable. Explosifs et lâchés dans la nature comme un orage éditorial, même avec avis de tempête, ils auraient gagné une autonomie suspecte. Les mots peuvent tuer : ça se disait déjà sous la présidence d’Albert Lebrun.
  19. Que nous nous en souvenions ou pas, nous rêvons tous chaque nuit. C'est le résultat d'une étude publiée par le Professeur Arnulf, chef de service des Pathologies du sommeil à La Salpétrière. C'est un processus naturel et biologique, comme marcher ou respirer. Le rêve reste un phénomène mystérieux : c'est un ensemble de scénarios et d'images abstraites qui se produisent quand on dort. De tout temps, pseudo-voyants, philosophes, psychologues, et médecins ont tenté de percer le mystère de ces songes qui interviennent durant le dernier stade de notre cycle de sommeil. Pendant cette phase, nous visitons des pays, parlons avec des gens, exerçons un métier qui n'est pas le nôtre... C'est notre inconscient qui s'exprime. Notre système nerveux se développe La phase du sommeil paradoxal qui est celle du rêve, forme et maintient en bonne santé notre circuit nerveux. C'est ce que nous apprend M.F Vecchierini, neuro-psychiatre à l'Hôtel-Dieu à Paris. En effet, pendant que l'on dort, et plus précisément durant le sommeil paradoxal, le cerveau est en ébullition : tous les sens sont activés. Durant cette phase, l'activité du cerveau est presque la même que lorsque l'on est éveillé. Selon Michel Jouvet, médecin spécialiste en hypnologie, et découvreur en 1959 du sommeil paradoxal, ce dernier permet de reprogrammer les caractéristiques génétiques du cerveau. Notre humeur se régule Trop de nuit passées sans rêver vous expose à une grande anxiété, et à de l'irritabilité. C'est ce que nous montre une étude sur la privation de sommeil publiée par le docteur Jean Louis Valatx, spécialiste des troubles du sommeil dans la revue de l'Université de Lyon. Cela peut même aller jusqu'à modifier les traits de votre caractère. Soit en les aggravant (quelqu'un qui a l'habitude de se méfier de tout et de rien, sera susceptible de développer un délire de persécution). Soit en changeant totalement de caractère (quelqu'un d'introverti va se mettre à oser tout faire). Néanmoins, les expériences montrent que la personnalité revient à sa normale dès que nous rêvons à nouveau. Nos pulsions se déchaînent Le rêve nous permet de faire de façon inconsciente tout ce qu'il nous est impossible de faire dans la réalité. C'est un moyen d'exprimer nos pulsions et nos envies, une échappatoire aux tensions accumulées la journée. Jung, psychologue, nous indique dans « L'homme et ses symboles », que le rôle principal du rêve, c'est de rétablir un équilibre psychique. Il nous guide et nous apporte de façon inconsciente des pistes de résolution à nos problèmes conscients. Le rêve compense l'aspect trop coincé de notre vie, en nous libérant d'émotions que nous nous interdisons dans la vie réelle.
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  22. L’hebdomadaire créé par l’équipe des revues “XXI” et “6 Mois” arrive en kiosques ce vendredi 12 janvier. L’objectif : parler au plus grand nombre, en soignant notamment la relation avec le lecteur. Le pari est risqué. Très risqué même. Mais « la vie sans risques, ça n’existe pas », répond Laurent Beccaria, patron des éditions Les Arènes mais aussi des magazines XXI et 6 Mois. Avec son compère Patrick de Saint-Exupéry, il lance ce 12 janvier un nouvel hebdomadaire papier. 100 pages sans publicité. Son nom : Ebdo. Sans « h », ce n’est pas une erreur. « Le nom a été trouvé par un futur lecteur de Lille, parmi des centaines de suggestions » , peut-on lire sous l’éditorial du numéro 1. Quelque 200 000 exemplaires sont mis en place dans les kiosques. Prix : 3,50 euros. Sacrément gonflé quand on sait que la diffusion de la presse écrite n’a de cesse de plonger depuis des années, lourdement attaquée par le web et les réseaux sociaux. « Entre l’info infinie et gratuite sur internet et une presse haut de gamme destinée à des gens très avertis ou des spécialistes, une presse “distinguée” aurait dit Bourdieu, il existe un trou noir, estime Laurent Beccaria.Beaucoup de gens dans les villes, à la campagne, se sentent exclus devant tel ou tel journal, se disent “ce n’est pas pour moi”. On vise ce public en jachère. » Pour ça, ses concepteurs disent avoir beaucoup réfléchi à « l’accessibilité » d’Ebdo : petit format « facon manga pour tenir dans la poche » dixit Patrick de Saint-Exupéry, qui est aussi l’un des deux directeurs de la rédaction, maquette simple, limite « cheap » pour certains. « On aurait pu faire quelque chose de très esthétisant, de très pur, à l’image de XXI ou 6 Mois. Mais on veut parler au plus grand nombre, donc on essaie de faire simple. C’est ce qui est le plus difficile », justifie Laurent Beccaria. Contrairement à la plupart des journaux, ici pas de rubriquage. Dans ce premier numéro, une grande enquête sur la SNCF (qui fait aussi la couverture) côtoie un portfolio sur un aéroport devenu parc urbain à Berlin ou un reportage sur une librairie itinérante en Ardèche. « On ne cherche pas à être dans le news, on veut faire de l’info ambitieuse et qui a du sens, détaille Patrick de Saint-Exupéry. La course à l’échalote, ce n’est pas pour nous. » Plus inattendu, on trouve aussi de la BD, des mots fléchés, des fiches cuisines, bricolage ou jardinage, ce qui fait d’Ebdo un objet plutôt original. Une trentaine de journalistes d’horizons très différents (presse généraliste, culturelle, féminine, sportive…) a été recrutée pour le mettre en musique . Une relation privilégiée avec les lecteurs Le magazine soigne particulièrement sa relation aux lecteurs, qui sont étroitement associés au projet. Depuis fin septembre, un bus siglé « Ebdo » va à leur rencontre dans toute la France pour connaître leurs attentes et idées. La tournée, qui comporte encore quarante dates, s’achèvera le 14 juillet prochain. Une relation qui prend corps aussi sur le web. « Notre site internet sert à faire le lien. On discute des sujets publiés ou à venir, on montre les coulisses du journal, explique Laurent Beccaria. C’est là aussi que nous recueillons les propositions d’hébergement chez l’habitant pour nos reporters. Et ça marche très bien ! » C’est ce qui s’appelle établir le contact sur le terrain… Pour vivre, Ebdo a besoin de 15 millions par an. L’équilibre économique, visé pour fin 2019, s’établit à 100 000 ventes, dont 80% par abonnement. Le titre revendique déjà plus de 8 000 abonnés au lancement. 410 000 euros ont aussi été récoltés dans une opération de crowdfunding. « L’une des plus importantes derrière celle réalisée pour le film Demain », se réjouit Laurent Beccaria. Bayard Presse a pris 5% du capital, et une levée de fonds est en cours. A terme, les deux fondateurs s’engagent à en garder 70% minimum, un gage d’indépendance.
  23. Les jeux sont souvent accompagnés de musique violente et d'images choquantes. A haute dose, cela pourrait avoir des conséquences néfastes sur le cerveau. Depuis 10 ans, les médecins et psychologues sont divisés quant à considérer ou non la pratique excessive des jeux vidéo comme une pathologie : pour certains, il y a une différence entre jouer de façon exagérée durant l'adolescence, et faire de même à l'âge adulte. Les autres se basent sur la difficulté à gérer sa consommation de jeux. Et ce, peu importe que l'on soit adolescent ou adulte. Classifiée comme une maladie L'organisation mondiale de la santé pourrait bientôt considérer qu'une surconsommation de jeux vidéo nuirait au mental. Si c'est le cas, cette pathologie pourrait figurer dans la classification internationale des maladies. Déclarer cette addiction comme pathologie permettrait de mieux prendre en charge ceux qui sont atteints de ce trouble. De cette façon, les fabricants de jeux vidéo seraient peut-être sensibilisés, et mettraient en vente des jeux moins violents. Jouer : une addiction ? Le jeu vidéo, pratiqué avec modération, doit rester un plaisir tout à fait gérable. Il doit permettre un équilibre entre les activités quotidiennes. On ne devient pas dépendant à partir d'un certain nombre d'heures de pratique. On le devient lorsque l'on adopte, durant un an minimum, une conduite si compulsive, que l'on n'a plus aucune liberté individuelle. L'addiction aux jeux vidéo, c'est un trouble psychologique qui fait que le joueur se sent obligé, de façon obsessionnelle de jouer. Même quand il n'est pas devant, il passe son temps à y penser. A partir du moment, où cette activité prend le pas sur toutes les autres activités, sportives, artistiques, professionnelles, on parle d'addiction. Des solutions pour s'en sortir - Trouvez des moyens pour réduire votre temps de jeu : utilisez le contrôle parental, réduisez l'accès illimité à internet, faites des pauses. - Jouez en groupe. Que ce soient des amis ou de la famille, leur présence vous aidera à pondérer votre addiction, surtout si vous jouez avec eux à des jeux différents de ceux dont vous avez l'habitude. - Tournez-vous vers d'autres activités. Pratiquez du sport, promenez-vous, essayez-vous à la relaxation. - Fixez-vous des objectifs. Lancez-vous des défis dans la vie réelle. Ayez des ambitions, et réalisez vos projets. - Parlez-en à des professionnels, infirmiers, médecins, psys.... Ils vous aideront à vous en sortir.
  24. Parmi les dizaines de films et de séries, inédits ou classiques, qui viennent enrichir le catalogue des plateformes de vidéo en ligne par abonnement, retrouvez tous les vendredis notre sélection critique. Un film “Blade of the immortal” Présenté hors compétition au festival de Cannes 2017, Blade of the immortal serait le centième film de Takashi Mike . On est très loin d’avoir vu toute l’œuvre du cyberpunk japonais, mais ce délirant film de samouraïs se positionne au sommet de sa filmographie. Et aussi du genre, le chanbara (ou film de sabre) à qui il emprunte les codes en les pulvérisant dans une surenchère démente. L’intrigue ne révolutionne rien : une jeune fille, qui a vu ses parents se faire violer et/ou découper en morceaux par le chef d’un gang de samouraïs, engage un guerrier solitaire à moitié clodo, avec qui elle va faire équipe pour accomplir sa vengeance. Cet antihéros hirsute et mal poli, recouvert de cicatrices de la tête aux pieds, traîne son spleen depuis qu’une sorcière l’a rendu immortel en lui injectant dans le corps des « vers de sang » qui rebouchent systématiquement ses blessures et le condamnant à se battre éternellement. Et on sait combien l’éternité peut sembler longue, surtout vers la fin. Le film dure, lui, deux heures et vingt minutes, que l’on n’a jamais senties s’éterniser, pour la simple et bonne raison que Miike a construit sa fresque médiévale en un crescendo de violence débridée où chaque scène fait mieux, plus fort, plus beau, plus impressionnant que la précédente. S’y déploie notamment un arsenal d’armes blanches (sabres courts, longs, courbes, doubles, chaînes, haches, hallebardes, arcs, poignards, étoiles…) et son éventail de blessures associées, qui contribue à chasser la monotonie. Bien conscient de pousser le bouchon de la vraisemblance un peu loin, Miike s’amuse de sa propre outrance : les samouraïs se battent avec un membre en moins, parfois deux. On a même vu un tronc continuer à ramper sabre au clair et à invectiver son adversaire – hommage aux Monthy Python ? L’avalanche de gore pourrait lasser si elle n’était équilibrée par une direction artistique ultra soignée : décors, costumes, photo, d’abord en noir et blanc puis en couleur, se hissent bien au-dessus de la norme des productions du prolifique Japonais violent. Avec une réussite aussi éclatante, les adhésions au club Miike risquent d’exploser.
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