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The Meteors, un ticket pour l'enfer


serdam

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Il y a toujours un vertige à observer après coup qu'un groupe que vous ne rattachiez qu'à un seul et unique album en a produit en fait une vingtaine d'autres. Dans le cas des Meteors, propulsés direct au paradis dès le premier essai (In Heaven), il reste pourtant une vérité fulgurante : le trio enregistré au Marquee pour les besoins de ce disque sorti à l'automne 1981, n'existait plus à la fin de l'année suivante. Nigel Lewis et Paul Fenech ont alors divorcé, le second prenant pour la suite les commandes en gardant le nom et perpétuant la marque assisté de divers acolytes. Les Meteors météoriques ont donc eu leur moment. En janvier de cette année 198 est sorti le Psychedelic Jungle des Cramps. Déjà un démarquage, plus tourné garage 60's, du fondateur Songs The Lord Taught Us. En février, le premier Stray Cats a suivi. Le terrain était préparé pour les Meteors, dont la frénésie était le parfait écho londonien du psychobilly fomenté par les premiers, dans une classique formation en trio remise au goût du jour par les seconds. Lewis à la contrebasse et Fenech à la demi-caisse stridente. Chacun gueule ses morceaux, Fenech plus maniaque, Lewis plus caverneux. Les Meteors ont fait leurs classes en ouvrant pour The Clash ou UK Subs, ils ont mis la dose de punk dans leur réservoir et carburent ainsi près de quarante minutes, pied au plancher — seuls les chansons de mort, Love you to death et Death dance ralentissent le tempo. Voilà des concerts où on n'avait pas moyen de s'ennuyer. Celui du Gibus (fin 81 ?) avait été en plus agrémenté de quelques échauffourées entre punks et rockab', plus un lot de skins pour faire bonne mesure et une poignée de fans importés d'Albion avec leur bière. Le cocktail fut explosif. L'album conserve heureusement les stigmates du pouvoir dévastateur qu'avait le trio. La séquence The Crazed / Get off my cloud(sauvagement détourné des Stones) ressuscite à elle seule cette ambiance de pois sauteurs éructant torse poil.

 

 

 

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