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15 trucs infaillibles pour ne pas obtenir ce que l’on demande


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15 trucs infaillibles pour ne pas obtenir ce que l’on demande

 

Par Sylvaine Pascual – Publié dans Compétences relationnelles

 

Stratégie d’échec

 

Réussir à ne pas obtenir ce que nous demandons est un art que nous maîtrisons bien malgré nous.  Des moyens de rater ses demandes, il n’y a qu’à demander, il y a en veux-tu en voilà. Détaillons-en 15, histoire d’être sûrs et certains de réussir à rater nos demandes…

Quitte à ne pas obtenir ce qu’on veut, autant ne pas s’en tenir à des explications et se contenter gentiment  d’un mollasson “je voudrais davantage de considération” inscrit dans un discours victime, certes, mais qui reste la conséquence maussade d’habitudes de communication. Autant y aller franco, avec panache et s’assurer la non communication totale en exploitant toute la gamme des moyens infaillibles pour que les parties cessent de s’écouter quelque part entre la première et la quatrième phrase.

Cultivons donc les nombreux moyens linguistiques et contextuels à notre disposition, pour que ne pas obtenir ce qu’on demande deviennent un art consommé, une marque de fabrique, un mode de vie. Au boulot!

 

1- Penser que rien ne marchera, puisqu’on l’a déjà demandé .

 

Un grand classique chez ceux à qui on propose la demande assertive. Einstein disait ” « La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent.  » Et il avait raison, le bougre! Alors soyons fous, continuons à demander de la même manière ce qu’on est pas parvenu à obtenir jusqu’ici, ça nous évitera d’obtenir un résultat qui ressemblerait à une réussite.

 

2- La demande version persécuteur patenté

 

 La demande-caprice excessive et auto-centrée, ou bien l’avalanche de demandes dictatoriales, version petit persécuteur du quartier, sont un moyen particulièrement efficace de tuer dans l’œuf l’efficacité d’une demande assertive, car vous tombez alors dans l’utilisation manipulatrice de l’outil. Le pourcentage de chances pour générer la méfiance, puis la rébellion est délectable: élevé à souhait.

 

3- Omettre de définir à ce qu’on veut obtenir, exactement

 

 Quand un comportement lourdingue suscite la colère, nous sommes souvent aveuglés par celle-ci, que nous ne savons la plupart du temps pas lire. Nous omettons alors de réfléchir à ce que nous voulons obtenir, et cela suscite quelques pierres précieuses de la stratégie d’échec: des non demandes, des demandes incohérentes,des demandes qui cherchent à reprendre le pouvoir sur l’autre, et rien de bien constructif pour la relation.

 

4- Les non demandes

 

“C’est vraiment le bazar dans ce bureau” Ces petites réflexions en forme de messages codés sont de l’or en barre dans la non communication. Elles qui se veulent culpabilisantes ont en réalité l’art d’être indéchiffrables par l’auteur du comportement qui nous agace: si la personne en question avait le même sentiment que vous sur ce qui constitue “le bazar”, elle agirait probablement autrement. Message nul et non avenu, l’interlocuteur aura juste l’impression que vous vous parlez à vous-même. Et s’il décèle la tentative de manipulation, il prendra un malin plaisir à vous donner ce que vous chercher: la non-réponse à une non-demande.

 

5- Le “tu” qui tue

 

Le “tu” bien brutalement accusateur, mis au tout début du début de la première phrase de votre demande revêtue des oripeaux du reproche a bien des vertus: il tue la communication bien plus vite qu’un papier tue-mouche n’englue la ténue bestiole.

Le tu, ce premier coup porté qui vous garantit immédiatement la mise en défense de votre interlocuteur, qui ferme illico les écoutilles pour concentrer toute son énergie sur la façon dont il va se sortir de ce mauvais pas. Et comme dans les arts martiaux, l’exercice va consister à repérer dans votre discours non pas le sens du message, mais quels mots peuvent être retournés contre vous. Fin de la communication.

 

6- Les interprétations

 

Elles ont cela de magique qu’elles sont, la plupart du temps, totalement ou partiellement fausses et/ou exagérément centrées sur nous-mêmes. Un “j’ai bien compris que tu fais ça pour…” et hop! l’instinct de survie de votre interlocuteur va immédiatement se jeter sur ce qu’il va considérer comme des petits mensonges pour les retourner contre vous. La communication est morte et enterrée, car il va à présent surtout chercher à vous faire admettre sa vérité à lui.

 

7- Les généralisations abusives

 

Consteller votre discours de toujours et de jamais est un atout majeur dans votre stratégie d’échec: c’est là un moyen redoutablement efficace de réveiller les souvenirs de votre interlocuteur. Pour prendre un exemple trivial de la vie de bureau: “Oui, y’en a marre, c’est toujours moi qui fait le café le matin” est une formule formidable: elle rappellera immédiatement à votre interlocuteur ce jour glorieux de janvier 2005 où il sait très bien qu’il a fait le café (parce que c’était le jour ou Duschmoll a eu la promotion à sa place et qu’il avait besoin de réconfort ou tout autre explication). Une fois votre discours mensonger étalé au grand jour, vous avez gagné: la conversation est terminée, votre interlocuteur aura surtout envie de démontrer que vous racontez des salades.

 

 8- Les valeurs universelles

 

Encore un outil merveilleux: ériger ses propres valeurs en vérité universelles a l’immense mérite de revenir à expliquer à l’autre combien il n’en a pas, lui, de valeur, puisqu’il ignore celles qui structurent le monde. Un “tu comprends bien que cela ne se fait pas” bien placé et c’est la rupture consommée: vous n’appartenez pas au même monde, vous n’avez pas les mêmes valeurs, fin de la conversation. Et votre interlocuteur aura surtout envie de vous les faire bouffer en salades, vos valeurs de donneur de leçons.

 

9- La demande vague

 

Jouer au maximum sur l’ambiguïté à coup de concepts galvaudés et de termes vagues. Ce qu’il y a de formidable avec une expression comme « je voudrais plus de considération » ,c’est que l’imprécision rend l’obtention de ce qu’on veut quasi impossible. Ce « plus » fabuleux, qui prétend quantifier l’inquantifiable inquantifié! Ce concept indéfini de “considération” qui se pose en vérité universelle insaisissable ! On pourrait aisément le remplacer par « respect » et obtenir le même résultat : se placer dans une dimension spatio-temporelle qui exclut l’autre, puisqu’il ne sait pas de quoi elle est faite. Et finir en victime qui s’égosille comme un être humain dans un vaisseau pleins d’aliens : dans l’espace, personne ne vous entend crier.

 

 10- Le conditionnel virtuel

 

Nos craintes d’un discours trop direct nous offrent sur un plateau une stratégie discrète mais imparable : l’utilisation du conditionnel, qui, sous son déguisement de politesse, est un outil majeur de la non-demande. Le « je voudrais », le « j’aimerais bien » qui ne demandent rien mais parlent d’un paradis virtuel qui n’existe que dans les fantasmes de celui qui s’exprimee ont un avantage précieux : ce monde-là n’existe pas dans l’imaginaire de l’interlocuteur et donc ne le concerne pas. Bye-bye communication, vous vous parlez tout seul à voix haute.

 

11- L’excès de justification

 

S’embourber dans des dédales de justifications onctueuses que l’on croit destinées à amortir le choc a un effet secondaire inattendu mais parfaitement utile à le non obtention de ce que nous voulons: elles sous-entendent que nous avons peut-être tort de penser ce que nous pensons. C’est donc pour l’interlocuteur la porte grande ouverte à écouter ses propres opinions plutôt que les vôtres. Et à trouver un moyen de vous convaincre qu’effectivement, vous avez tort. Son attention ne tiendra pas jusqu’à la demande.

 

12- La demande à chaud

 

Lorsqu’on fait une demande à chaud, au moment où l’incident relationnel se produit, nous sommes sûrs et certains de teinter notre discours d’un ton et d’expressions emprunts d’émotions en tout genre. Et nous voilà à larmoyer ou au contraire à sauter à la figure de l’autre, ou encore à bafouiller ou à chercher nos mots. L’interlocuteur ne réagit alors plus à ce que vous avez à lui dire, mais il réagit émotionnellement à vos propres émotions. Et vos indignations vertueuses ont des chances de rapidement le soûler, car ses propres mécanismes émotionnels sont différents des vôtres.. Fin de la communication.

 

13- La demande en public

 

Personnellement, je l’aime beaucoup, celui-la. Ce qui est épatant avec la demande en public, c’est qu’elle piège votre interlocuteur dans le regard des autres et les prend à parti. Il déteste se faire manipuler ainsi. Il va peut-être prétendre accéder à la demande juste pour se débarrasser de cette situation embarrassante. Mais de là à tenir parole, il y a un monde, et même dans ce cas, sa vengeance risque d’être terrible. D’autant que régler ses comptes en public est souvent perçu, à juste titre, comme un sacré manque de courage et nous place direct dans la catégorie des mini-persécuteurs à victimiser en retour, d’une manière ou d’une autre.

 

14- Le blabla

 

Enrober son discours dans une profusion d’enjoliveurs linguistiques ne changera rien à la nature de votre demande, mais tout à sa réception dans l’oreille de votre interlocuteur. Il a une demande à entendre, son temps d’attention et la quantité de neurones qu’il met à votre disposition sont nettement inférieurs à ceux dont il a besoin pour suivre une tragédie de Shakespeare dans le texte. Une fois égaré dans les méandres verbeux de votre affaire, il n’aura qu’une envie, aller boire un une boisson à bulles qui va favoriser la digestion de cette logorrhée.

 

 15- L’intervention d’un tiers

 

Faire exprimer la demande par un tiers a un avantage énorme: elle est le plus souvent interprétée comme l’expression de la lâcheté d’une victime-née qui est bien incapable de régler ses problèmes par elle-même. Le procédé aura de forte chance de susciter un mélange d’agacement et de mépris de la part de du récipiendaire de la demande. Qui cherchera des moyens de vous montrer ce qu’il pense à présent de vous. Conflit en vue!

 

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