Posté(e) le 15 juin 20178 a Merci Serdam mais je ne sais pas regarder cette chaîne alors ce soir je vais regarder sur M6 le premier épisode de la saison 5 Prison Break. M6 grâce à Hug de Larashare.
Posté(e) le 22 juin 20178 a Soirée spécial Maghreb vu du ciel sur France 2 Le Maroc vu du ciel jeudi 22 juin à 20h55 Après l'Algérie, Yann Arthus-Bertrand a survolé le Maroc avec ses caméras. Pour accompagner les images qu'il a capturées, le réalisateur a demandé à Ali Baddou d'écrire et enregistrer le commentaire à la première personne. Le journaliste a passé de nombreuses années dans ce pays, où vit une partie de sa famille. Le tournage a été l'occasion de retrouver les lieux familiers et de découvrir des paysages fabuleux. Le voyage débute dans les villes impériales, comme Meknès, Fès, pour se pouruivre le long de la côte Atlantique, avant de gagner les montagnes de l'Atlas, Marrakech, le Rif et la Méditerranée. L'Algérie vue du ciel jeudi 22 juin à 22h20 Un Algérien de France s'adresse à un frère resté au pays pour raconter ce qu'est l'Algérie d'aujourd'hui, filmée depuis les airs par le célèbre photographe Yann Arthus Bertrand. Le documentaire est construit autour d'un voyage en trois parties. Le nord, moderniste, est tourné vers la Méditerranée, tandis que le centre est fait de régions rurales et traditionnelles. Enfin, le grand sud est comme un autre monde, avec son immense désert. Ce périple permet de découvrir les côtes indentées de l'Oranais, les plaines agricoles de la Mitidja, les contreforts de l'Atlas, les falaises d'Alger, les plages, les cimes enneigées ou encore l'incroyable diversité minérale du Sahara. réalisation et casting Réalisateur : Yann Arthus-Bertrand
Posté(e) le 22 juin 20178 a Bonsoir je suis en train de regarder ce reportage c'est bouleversant tellement c'est magnifique (images sublimes) merci 1@rhinoc[/uSER] :bow:
Posté(e) le 25 juin 20178 a Le film du dimanche soir Trois raisons de revoir “Pirates des Caraïbes : la malédiction du Black Pearl” Quand Johnny Depp revêt les oripeaux de Jack Sparrow, il porte le film (presque) à lui tout seul. Ce dimanche soir, “Pirates des Caraïbes : la malédiction du Black Pearl” repasse à la télé. Profitez-en pour embarquer et régalez-vous ! Vous reprendrez bien encore un peu de rhum arrangé, vieilli dans les cales humides et mystérieuses d'un grand vaisseau ensorcelé, aux voiles et pavillon noirs ? Sortie en 2003, La Malédiction du Black Pearl, de Gore V, est la toute première cuvée de la saga Pirates des Caraïbes : quatorze ans plus tard, elle est toujours aussi savoureuse, mélange pétillant de fantastique, de romance et d'aventures iodées, avec une bonne dose d'humour et un soupçon de macabre pour relever le tout. On a recensé (au moins) trois bonnes raisons de reprendre la mer (du Sud) avec le capitaine Jack Sparrow et ses compagnons. C’est la première adaptation… d’une attraction Quiconque a un jour visité avant 2003 l'un des parcs Disney (land ou world, selon votre région du monde) a navigué sans le savoir dans la « matrice » de la saga Pirates des Caraïbes. Attraction très populaire, cette espèce de son et lumière (à l'époque lui-même plus ou moins inspiré de L'ïle au trésor, ou encore des Robinsons des mers du Sud ) se dévoilait au gré d'une balade rigolote et mouvementée, d'une attaque de forbans à des rapides spectaculaires. Lorsque les studios Disney décident d'en tirer un film d'aventures, le projet est assez culotté : c'est – à notre connaissance – la première fois qu'un film s'inspire d'un divertissement de foire, et pas l'inverse. A partir de quelques « tableaux » proposés aux visiteurs des parcs, il a fallu tout inventer — personnages, intrigue – et ressusciter un univers alors en cale sèche – les pirates n'intéressant plus personne, à l'exception notable du Hook, de Steven Spielberg, inspiré de Peter Pan. Dès sa sortie, La Malédiction du Black Pearl a triomphé sur toute la ligne (d'horizon) : succès commercial et critique, le film a de surcroît remis à flot les bons vieux forbans d'hier, et les a imposés aux nouvelles générations… Jusqu'à aujourd'hui. Le cinquième volet de la franchise, Pirates des Caraïbes :La vengeance de Salazar, est en effet sorti cette année sur nos écrans. https://www.youtube.com/watch?v=fXBoII8c0z8
Posté(e) le 2 juillet 20178 a Les films du dimanche soir : double programme “Dirty Harry” Double dose Dimanche 2 juillet, Arte diffuse deux polars de la franchise avec Clint Eastwood. Et pas les moins bons. Comparatif. On ne présente plus « Dirty » Harry Callahan, le célèbre flic de San Francisco à la gâchette facile et à la réputation sulfureuse, accusé, à tort, d’être un « fasciste » lors de sa première apparition sous les traits de Clint Eastwood en 1971. Dans la famille des cinq Harry, trois sortent du lot : L’Inspecteur Harry (Don Siegel, 1971), Magnum Force (Ted Post, 1973) et Sudden Impact : Le Retour de l’inspecteur Harry (1983), le quatrième volet et le seul réalisé par Eastwood. Pour sa soirée Callahan, Arte diffuse L’Inspecteur Harry et Sudden Impact, respectivement excellent et bon film noir. Pourquoi les (re)voir ? Pour les méchants En 1971, Andrew Robinson (Star Trek : Deep Space Nine) faisait des débuts fracassants au cinéma : une composition hallucinée dans le rôle de Scorpio, tueur veule et sadomaso, inspiré du serial killer Zodiac qui sévissait à l’époque. Impossible d’oublier ses yeux de fou. Son passe-montagne rouge dont les coutures noires font ressortir grotesquement la bouche. Son visage déformé par les coups lorsqu’il se laisse volontairement casser la gueule. Deux ans plus tard, il réitérera la performance dans Tuez Charley Varrick !, toujours pour Don Siegel, dans la peau d’un braqueur lâche, victime d’un passage à tabac glaçant
Posté(e) le 7 juillet 20178 a “O.J. : made in America”, éclairage inédit sur un destin hors norme Saga judiciaire O.J. Simpson a-t-il tué sa femme ? Plus qu'une quête de vérité, ce documentaire en cinq épisodes s'attache à resituer, des années 60 à nos jours, la fascinante trajectoire de l'icône déchue du football américain. Sur Arte à partir du vendredi 7 juillet 2017. L’Amérique en finira t-elle un jour avec l'affaire O.J Simpson ? En obtenant le 26 février dernier, l’Oscar pour un documentaire consacré au sujet, le réalisateur Ezra Edelman prouve que « le procès du siècle » n'a rien perdu de son pouvoir de fascination. L’année dernière déjà, la figure d’Orenthal James Simpson, l’îcone déchue du football américain, revenait sur le devant de la scène, grâce à une remarquable série de la chaîne FX. Avec O.J. : made in America, diffusé les 7 et 8 juillet sur Arte, Edelman propose une relecture de l’affaire d’une envergure inédite. D’une durée de près de huit heures, cet ample feuilleton, découpé en cinq épisodes retrace, depuis l'adolescence de Simpson dans les années 60 jusqu’à son incarcération, en 2007, pour braquage, l’ascension et la chute de l’ex-star du football, acquitté en 1995 au pénal pour le meurtre de son ex-femme et de son ami. Refus de trancher Aujourd’hui encore, le verdict divise l’opinion : pour certains, Simpson a été victime d’un complot raciste orchestré par la police de Los Angeles. Pour d’autres, il est responsable des meurtres – conclusion à laquelle est parvenu le procès civil en 1997. Depuis, Simpson lui-même entretient l'ambiguïté. Il a suggéré qu’il aurait pu commettre les crimes dans un livre surréaliste intitulé If I Did It (Si je l'avais fait), et selon certains proches, serait passé aux aveux en privé. En revanche, jamais il n’a fait de confessions publiques. Le réalisateur, lui, refuse de trancher. « Mon but n’était pas de savoir s’il était coupable mais de comprendre comment il est devenu un symbole, a-t-il déclaré à la presse. Le film repose sur les souvenirs de tous ces gens qui ont partipé aux événements, ont vécu à travers eux. Il n’était pas question de manipuler leur point de vue, ni de réécrire l’histoire. » “Je ne suis pas noir. Je suis O.J.” Etayé par près de soixante-dix témoignages (proches de Simpson, policiers du LAPD, sociologues, avocats...), et d’archives rares, le film met sans cesse en regard la trajectoire de Simpson et l’environnement social et politique de l’époque. Il explore, en premier lieu, c’est le parcours d’une icône qui a toujours refusé de s’identifier à sa couleur de peau. « O.J. voulait éliminer la race comme facteur déterminant de son existence », explique le sociologue Harry Edwards. « C'est sur cette base que la société blanche l’a non seulement accepté, mais adopté. » Dans le premier épisode, des archives vidéos le montrent, étoile montante de l'Université de Californie du Sud (USC), martelant « Je ne suis pas noir, je suis O.J. » De fait, Simpson fut l’un des rares Afro-américains à connaître, très tôt, une popularité nationale. D’abord comme athlète, mais également comme tête de gondole des grandes marques de l’époque : Chevrolet, ou Hertz. Un destin hors-norme, à une époque où la communauté noire, harcelée par la police, se battait pour ses droits. Athlète contre-révolutionnaire En revenant sur plusieurs décennies de brutalité policière à Los Angeles (des émeutes de Watts en 65 à celles de 92, causées par l'acquittement des policiers ayant passé à tabac Rodney King) le film met en lumière la fracture croissante entre une population brimée et rabaissée, et une star qui a toujours refusé, contrairement à des sportifs comme Mohamed Ali, de servir de porte-voix à la lutte pour les droits civiques. Coupé des réalités sociales, ami des forces de l'ordre et des politiciens, O.J. apparaît comme un « athlète contre-révolutionnaire », « façonné pour plaire à l’Amérique blanche ». Tellement fabriqué, idéalisé, qu’il a fini par en devenir intouchable. Pourtant, en explorant la relation d’O.J. Simpson et de sa seconde épouse, Nicole Brown, le film révèle le visage d’un tyran domestique qui, régulièrement, proférait des menaces de mort et battait la jeune femme, en toute impunité. Fractures sociales et raciales Dans ce contexte, lorsque survient le meurtre de Nicole et de son ami Ron Goldman, le 12 juin 1994, tout accuse l’ex-footballeur. Pourtant, après 267 jours d’audience surmédiatisée, et en dépit de preuves matérielles accablantes (en particulier des traces ADN), celui-ci est innocenté. A l’instar de la mini-série “The People v. O.J. Simpson” : un palpitant feuilleton-fiction judiciaire le documentaire porte une certitude : ce procès, qui s’est tenu seulement trois ans après l’affaire Rodney King, a permis à Simpson de bénéficier d’une lutte pour les droits civiques qui ne lui était pas destinée. Lui qui ne s’est jamais identifié comme noir a été sauvé, ironiquement, grâce à sa couleur de peau. Il doit son salut au soutien d’un jury, d’une opinion publique, et d’avocats de la défense, qui à travers la mise en accusation de tout un système, ont soldé des décennies d’abus judiciaires et policiers. Dans une séquence glaçante, l’une des jurées, vingt ans après le verdict, reconnaît que O.J. a été en partie acquitté « pour venger Rodney King ». Depuis, O.J. a été rattrapé par la justice et purge une longue peine de prison pour kidnapping et vol à main armée. Quant à l’affaire du double meurtre, elle continue de hanter une société malade de ses inégalités sociales et raciales. « Ces injustices se sont reproduites depuis l’époque d’O.J. Simpson, explique Ezra Edelman au Guardian.Elles seront toujours d'actualité. » A voir sur Arte O. J. Simpson : made in America, les deux premiers épisodes d'une heure trente sont diffusés vendredi 7 juillet à partir de 20h50, les trois derniers le lendemain, samedi 8 juillet toujours à partir de 20h50.
Posté(e) le 9 juillet 20178 a Le film du dimanche soir : “Je suis un aventurier”, un western nordique et sombre d'Anthony Mann Un cowboy en hiver Une ruée vers l'or, fatalement sanglante et sans merci, sur fond de neige boueuse, de montagnes canadiennes et de whisky frelaté. Dans ce film atypique, on retrouve pourtant du Chaplin et du Leone. Ce dimanche 9 juillet sur Arte. Quatrième western des cinq que tourneront ensemble Anthony Mann et James Stewart (Winchester 73, L’Appât...), Je suis un aventurier est certainement le moins connu, le moins diffusé. Et le plus atypique. Western sombre, sanglant, boueux, il signe la fin d’une époque et annonce mine de rien la perversion du genre, le western spaghetti. Un western nordique Le pays lointain évoqué dans le titre original (The Far country) se trouve très au nord des déserts de l’Arizona et de l’Utah où se déroulent normalement les western américains. Anthony Mann tourne son film au Canada : les montagnes enneigées remplacent les pics rocheux de Monument Valley et la mer de glace, les étendues de sable. Il filme une avalanche comme une attaque d’indiens : même violence, même surprise épouvantée des cavaliers que devant Cochise et ses guerriers... « Cela fait longtemps que j’ai découvert l’importance des décors et des extérieurs. Ce sont eux qui vous donnent des idées » disait Anthony Mann. Les paysages du grand nord l’ont visiblement beaucoup inspiré. Tourné en décors naturel, Je suis un aventurier retrace l’épopée de la ruée vers l’or avec ses chercheurs baroudeurs, ses villes éphémères sans foi ni loi, ses filons hypothétiques. On pense tout de suite au film de Charlie Chaplin, La ruée vers l'or (1925). Anthony Mann reprend même quasi littéralement un plan du film de Charlot (photo) qui cadre, en plan large, la longue file des prospecteurs grimpant à flanc de montagne pour passer un cap. Les villes ne sont pas balayées par le vent sec mais boueuses à cause de la neige qui fond. Les hommes sont sales et avinés. Ils ont, à un manteau près, la dégaine des héros de Sergio Leone. Plus que dans n’importe quel autre western, et peut-être à cause de son dépaysement, on sent l’odeur du tabac froid et du whisky frelaté qui imprègne l’air. La ruée vers l'or, Charlie Chaplin. Un sombre héros Dans ce décor du bout du monde, James Stewart est le cowboy désabusé et plus solitaire que jamais. Plus égoïste que solitaire en fait. Il n’en fait qu’à sa tête, mu par son propre et seul profit. « Crois-tu qu’il y ait toujours une raison pour qu’on aime les gens ?» lui demande, perplexe, une jeune fille enamourée. Jeff a un seul point faible : son vieux copain Ben (interprété par Walter Brennan, éternel second rôle sympathique dont le studio Universal avait le secret). Le couple que forme les deux hommes depuis des années est l’unique touche d’humanité du héros : les deux copains se chamaillent, se réconcilient, ont des petits gestes tendres (l’un allume la pipe de l’autre...) et partagent un rêve, s’acheter un petit ranch pour y couler des jours paisibles, ensemble. C’est Ben qui a offert à Jeff une clochette qui tinte, accrochée à sa selle, et qui sera un élément sonore très signifiant lors de scènes clés... comme l'harmonica d'il etait une fois dans l'ouest !. La fin d’un monde James Stewart, héros nihiliste donc, va s’ouvrir, peu à peu, à la communauté. De solitaire, le cowboy deviendra-t-il solidaire ? Pas si simple... Présenté dès la première scène comme un tueur (il a abattu deux hommes qui voulaient lui voler son bétail), il trouvera une sorte de rédemption. Il est l’élément extérieur qui apporte l’ordre dans la petite ville de Dawson. Mais Mann refuse le happy end - son film est trop sombre pour ça. Le duel final entre Jeff et le juge corrompu (qui rend une justice expéditive dans son saloon tel Roy Bean à l’ouest du Pecos) n’a rien d’héroïque. C'est même une vraie boucherie, filmée à ras du sol, sous la terrasse du saloon... comme dans un film de Sergio Corbucci. Aucun héroïsme, et un effet de réel qui met mal à l’aise. « Le western libère tout ce que les personnages ont au fond d’eux-mêmes. Ils redeviennent primitifs ». Avec Anthony Mann, le western entre dans son crépuscule. La démythification de l’Ouest est en (bonne) route.
Posté(e) le 28 août 20178 a “Game of thrones”, fin de saison 7 : le spectacle au détriment de la finesse du récit Critique On demandait plus d’action, moins de bavardages et un récit plus resserré. Notre vœu a été exaucé dans une saison ébouriffante mais moins subtile. Si vous n’avez pas vu l’intégralité de la saison 7 de Game of thrones, ne lisez pas cet article ! Attention spoilers ! On nous avait promis l’hiver. On l’a eu. Depuis six ans, Game of thrones nous fascinait, nous captivait… et nous faisait patienter, promettant une bataille épique, homérique, comme jamais le petit écran ne nous en avait offert. Chaque saison, une même frustration naissait au fil des épisodes, la sensation tour à tour agaçante et excitante que les scénaristes de la fresque de HBO nous menaient en barque, nous faisant miroiter une action sans cesse retardée — mais ô combien satisfaisante une fois la bride lâchée. Cette saison 7 devait être celle de l’explosion. Celle où, enfin, après de trop longs épisodes de « l’hiver arrive », on allait voir ce qu’on allait voir. Six ans de préparation, d’unions, de trahisons, de haines attisées et d’affections renouvelées, pour une confrontation étirée sur deux chapitres finaux, ce septième volet et un ultime, resserré sur six épisodes seulement, prévu pour 2018 ou 2019 selon les prédictions. Plus courte (sept épisodes au lieu de dix), diffusée en plein été (comme les blockbusters), cette saison 7 devait voir la guerre démarrer au quatre coins de Westeros. Plus vive, plus musclée, pleine de combats brutaux, plus fantastiques que jamais avec ses dragons et ses morts-vivants, elle nous en a mis plein les yeux. Comme nous le demandions, son récit s’est resserré. Avec les alliances (et les disparitions en rafales), le nombre de pistes narratives s’est réduit. Le grand puzzle s’est lentement assemblé, pour ne plus contenir que trois pièces maîtresses : le groupe soutenant Daenerys (Tyrion Lannister, Jon Snow, les Sauvageons, les Dothrakis...) ; celui soutenant Cersei Lannister, noyau dur autour de son frère et amant Jaime et Euron Greyjoy ; les Marcheurs blancs, avançant vers le mur. L’intensification de l’action, arrivée à son sommet à l’épisode 6 — un classique de Game of thrones, qui préfère refermer ses saisons avec un épisode de mise en place pour la suivante —, a fait glisser la série vers un grand divertissement réjouissant, certes… mais qui nous a finalement fait regretter son tempo passé. Ce qui faisait le vrai sel de cette tragédie familiale, c’était la complexité de ses personnages, les sentiments déchirants qui les agitaient, leurs frustrations, leurs amours impossibles, leurs solitudes, leur incapacité à trouver leur place dans le monde qui les entoure. Comme dans toute bonne tragédie, le destin qui semblait s’acharner sur leurs épaules. Nous nous plaignions beaucoup de les voir retenir leurs coups, d’attendre la castagne, mais nous savourions les dialogues ciselés, et la dispersion du récit avait son charme : l’impression d’être emporté dans une histoire ample, de parcourir des milliers de kilomètres, d’être les seuls à avoir un regard d’ensemble sur une passionnante histoire intime et politique. Des scènes de dialogues bâclées En accélérant drastiquement la marche des choses, cette saison 7 a trop souvent oublié la finesse des chapitres passés. Elle a perdu une bonne partie de sa cohérence spatio-temporelle — l’épisode 6 en est l’illustration la plus excessive —, faisant cavaler, courir et naviguer ses héros (et voler ses corbeaux) à grande vitesse d’un bout à l’autre du continent. Elle semble avoir dépensé tout son budget sur les batailles — il est vrai impressionnantes, mais pas tant que la « bataille des bâtards » — et, du coup, avoir bâclé certaines scènes de dialogues censées instaurer la tension. Dans cette entrée mouvementée dans l’hiver, certains personnages ont su briller — Jon Snow, de plus en plus attachant et de moins en moins minet, Bronn et Tormund, parfaits de décontraction – mais d’autres, à commencer par Jaime Lannister, englué dans son amour pour Cersei, Littlefinger, caricature de lui-même, ou Brienne, quasi absente, ont été sous-exploités. Cette saison a trop souvent réduit ses héros à leur mission, leur enlevant de leur ambiguïté et profondeur. Surtout, elle a souvent usé de ficelles narratives trop grosses pour une série jusque-là si fine — le sauvetage de Jon par l’oncle Benjen, proche du grotesque. D’où une impression de course contre la montre, les alliances se faisant en deux parlotes et les décisions majeures se prenant sans grands débats. Certes, le temps presse, mais il eût été bon que l’accélération soit moins brusque… Le terrain préparé pour la saison 8 Ne jetons pas pour autant le dragon avec l’eau du bain de sang. Sous l’action et les raccourcis, cette saison 7 contient de belles idées. Les garde-robes noires, par exemple, qui symboliseraient la défaite de l’humanité et comment les fiertés, les aigreurs, les réflexes violents mèneraient tous ses personnages à leur perte. Game of thrones s’est débarrassée des scènes de sexe souvent violentes et parfois gratuites qui émaillaient son récit. Elle a enfin apporté un nombre impressionnant de réponses et l’a fait assez intelligemment pour ne pas ressembler à un grand déballage. Les travaux de Samwell (autre personnage bien servi) et les pouvoirs de Bran ont permis de clarifier le passé. On sait désormais à peu près tout sur tout le monde, à commencer par Jon Snow — pardon, Aegon Targaryen. Partant d’une immense toile narrative, les scénaristes ont réussi à clarifier la situation, à tout resserrer, et à préparer le terrain pour son ultime saison. Ceux qui voulaient que Game of thronespropose une fin limpide, où les personnages trouveraient une conclusion logique à leurs destinées, ont sans doute été rassurés. Ceux qui auraient préféré une chute plus progressive peuvent en revanche s’inquiéter, et craindre que la série ne devienne un blockbuster télévisuel — ce que son immense popularité appelait très certainement. Le dernier épisode de cette saison 7, retour au meilleur de la série, avec dialogues soignés, surprises, tension, émotion, bref tous les ingrédients qui nous font aimer Game of thrones, laisse encore un espoir : que la saison 8, si resserrée soit-elle, trouve le bon équilibre. Les ultimes images de la septième, épiques à souhait, laissent craindre le contraire. Mais ne soyons pas de mauvaise foi, quand les dragons attaquent, personne ne zappe… Game of Thrones, saison 7, épisode 7, lundi 28 août, 20h40 sur OCS City
Posté(e) le 30 août 20178 a Votre soirée TV du 30 août 2017 : “Devil's Playground”, “Jeannette”, “Joseph l'insoumis”... Sélection Devil's playground Série, à 20h55 sur Numéro 23 Tirée d'un long métrage australien éponyme sorti voilà quarante ans, cette série dont l'intrigue se développe à partir de la disparition d'un enfant, élève d'une école catholique, vaut pour la tension dramatique qu'elle crée, toute de violence contenue. Avec Toni Collette et John Noble. Jeannette Téléfilm, à 22h50 sur Arte Du Charles Péguy chanté, un peu dansé, pour un récit célébrant Jeanne, sainte et guerrière, sortant de sa chrysalide pour libérer la France des Anglais. « La vérité transfigurée, la grâce » pour certains, « Qui donne envie de fuir » pour d’autres… A vous de juger ! L'institutrice Film, à 20h55 sur Arte En Israël, une enseignante d’école maternelle découvre le don pour la poésie d’un de ses élèves. Le réalisateur du Policier signe une nouvelle charge au vitriol contre la société israélienne. Et le portrait troublant d’une héroïne ambiguë. La charge héroïque Film, à 20h45 sur TCM Cinéma Au milieu des uniformes, entre deux morceaux de bravoure militaire, c'est à un personnage féminin — la jeune Olivia — que le réalisateur s'attache. John Ford savait aussi, parfois, être un grand romantique… Chef-d'œuvre du genre. Eastern Boys Film, en replay sur le site d’Arte Un homme accoste un jeune Ukrainien qui se prostitue gare du Nord... Il se fera dépouiller lors d’une fête inquiétante et violente. Film original, provocant, où se mêlent genres et styles. Confirmation du talent de Robin Campillo, alors que sort en salles 120 battements par minute, son dernier film. Joseph l'insoumis Téléfilm, à 22h00 sur LCP Dans le bidonville de Noisy-le-Grand, au début des années 1960, le père Joseph Wresinski, fondateur du mouvement ATD Quart Monde, organise la mobilisation pour obtenir des logements décents. Une histoire forte servie par Anouk Grinberg et Jacques Weber.
Posté(e) le 3 septembre 20178 a Le film du dimanche soir : “Week-end à Zuydcoote”, l'anti-“Dunkerque” Vice versa Bien avant Christopher Nolan, Henri Verneuil a raconté l’évacuation des centaines de milliers de Britanniques pris au piège sur les plages du Nord de la France, début juin 1940. A voir dimanche 3 septembre à 20h50 sur Arte. Un demi-siècle avant le Dunkerque de Christopher Nolan, l’évacuation chaotique de 350 000 soldats britanniques coincés sur les plages du Nord à la suite de l’offensive allemande de mai 1940, avait déjà été reconstituée au cinéma. C’était dans Week-end à Zuydcoote (1964), de Henri Verneuil, d’après le roman de Robert Merle – l’écrivain, comme la grande majorité des militaires français coincés dans « la poche » de Dunkerque, n’avait pas pu traverser la Manche avec ses alliés anglais, et avait été fait prisonnier.
Posté(e) le 3 septembre 20178 a Un très beau film tiré du roman de Robert Merle ( dont j'ai lu tous les livres tellement je l'apprécie ) et l'un des meilleurs rôles de Belmondo. NB: je vous suggère, si ce n'est déjà fait, de lire UN ANIMAL DOUÉ DE RAISON toujours du même auteur. Un film à été réalisé, mais n'atteint pas l'émotion du livre.
Posté(e) le 10 septembre 20178 a Le film du dimanche soir : “El Dorado” ou la malicieuse revanche de Howard Hawks Cinéma sur canapé Pour faire un bon remake de son propre western, il faut : reprendre le même décor plein de cactus, faire jouer le même acteur dans la même tenue, et surtout, rester fidèle aux bonnes vieilles valeurs d’amitié du Far West. Ajoutez un soupçon d’armes à feu, et vous obtenez “El Dorado”, le “Rio Bravo” décomplexé de Howard Hawks. L’auto-remake est un genre cinématographique en soi. Et on ne parle pas de ces réalisateurs qui tentent leur chance (au risque de perdre leur âme?) en exportant aux Etats-Unis un scénario qui a marché dans leur pays (comme Jean-Marie Poiré qui est allé faire Les Visiteurs en Amérique ou Michael Haneke et son Funny Games US). Non, on préfère regrouper sous ce genre les réalisateurs qui ont réinterprété leur scénario quelques années après l’original, pour y apporter un éclairage ou un savoir-faire différents, loin de tout calcul économique. Alfred Hitchcock refait L’homme qui en savait trop vingt-deux ans après sa version de 1934, car il estime que la première copie était l’œuvre d’un « amateur talentueux »alors qu’il était devenu « un professionnel »… Cecil B.Dde Mille finira sa carrière en reprenant, avec le même sens du grandiose, ses Dix Commandements en Technicolor alors que la première version était muette et en noir et blanc (1923). Leo Mc Carrey, lui aussi, voulut rendre ses couleurs à sa première mouture de Elle et lui, tournée en 1939. Et redonner un « coup de jeune » à cette histoire pour que la nouvelle génération (le remake est sorti en 1957) y ait accès… Et quand Raoul Walsh transposé l’histoire de son polar mythique, La Grande Evasion, dans les plaines du Colorado, La Fille du désert devient un mythe à son tour. Howard Hawks, lui, refait, quasi à l’identique, Rio Bravo (1959) dans le même décor rempli de cactus et avec le même acteur. Ce sera El Dorado, tourné six ans seulement après. Mais pendant ces six années-là, tout à changé pour Hawks. Sergio Leone a déboulé dans le paysage très balisé du western, balayant le passé dans un grand fracas de gros plans et de ponchos.
Posté(e) le 18 septembre 20178 a “Engrenages”, une saison 6 noire, très noire Critique Braquant une lumière crue sur les failles de ses héros, la série approfondit son regard sur une société à la dérive. Engrenages met à l’épreuve la patience de ses fans. Pas moins de trois ans se sont écoulés entre cette sixième saison et la précédente, qui avait laissé la capitaine Laure Berthaud blessée, sur un lit d’hôpital, et son groupe dans le désarroi. Trois ans en suspens, c’est long, et peut-être pas tant que ça pour une série complexe et exigeante, nourrie d’une réalité insaisissable au premier coup d’œil. Engrenages prend son temps pour explorer les zones de rupture de la société, capter l’air du temps, plus vicié que jamais… et, finalement, retomber sur ses pieds. Quelques scènes suffisent pour raccorder le fil des émotions et replonger dans l’ambiance rugueuse du DPJ : l’arrivée d’un nouveau patron à côté de la plaque, la découverte d’un tronc humain au milieu des encombrants dans le 19e arrondissement… Les leitmotivs sordides, la routine grisâtre sont bientôt engloutis par une lame de fond. Parce que la victime démembrée se révèle être un jeune policier, l’affaire se charge, pour Gilou, Tintin et Laure, le trio « fondateur » de la série, d’une résonance personnelle et douloureuse. Une fébrilité inédite Depuis le virage amorcé au cours de la saison 4, les fêlures intimes et les états d’âme ont clairement pris le pas sur la mécanique — toujours impeccable — du polar. Plutôt que de créer à tout prix la surprise au risque de se perdre, Engrenages se régénère en creusant toujours plus en profondeur l’humanité de ses personnages. « Comment faire face à l’assassinat d’un collègue ? Au départ, nous avions cette idée de confronter nos flics à la violence de la société à travers le corps mutilé de ce jeune gardien de la paix, explique Anne Landois, qui dirige l’écriture de la série (et a choisi de passer la main à de nouveaux auteurs pour la saison 7). Nous voulions traiter du malaise policier en banlieue, puis la réalité a rejoint la fiction avec le choc des attentats. Les consultants qui nous ont accompagnés sont imprégnés de leur devoir de protéger la population et, en même temps, hantés par la haine qu’ils suscitent. C’est complètement schizophrénique pour eux. » S’il n’y est nullement question de terrorisme, cette saison, écrite entre l’attentat contre Charlie Hedbo et la tuerie de Nice, et tournée avec les contraintes imposées par l’état d’urgence, se nimbe d’une fébrilité inédite. Rien n’a vraiment changé mais tout ne semble tenir qu’à un fil, comme la vie du bébé prématuré mis au monde par Laure et soigné dans un service de néonatologie. Roban, le juge d’instruction, ne parvient plus à dissimuler les troubles de la mémoire qui perturbent sa mission. Tintin accuse le coup de son divorce et du départ de ses enfants. Même Joséphine Karlsson, l’avocate retorse, touchée dans sa chair, va perdre pied.
Posté(e) le 19 septembre 20178 a Votre soirée TV du 19 septembre : “Divines”, “Le Viol”, “Viêtnam” Vietnam Documentaire, à 20h50 sur Arte Quand Ken Burns s'attelle à la guerre du Vietnam, cela donne neuf épisodes de cinquante minutes ! Autrement dit, une somme, dont les premiers épisodes, de la guerre d'Indochine à l'envoi de troupes au sol par Johnson, sont proposés ce soir. Incontournable. Divines Film à 21h00, sur Canal+ Deux gamines des cités soudées contre le monde entier, et une histoire d'amour naissant qui pourrait paraître naïve, mais qui exprime avec force le désir, le rêve et l'apprivoisement. Une chronique féministe généreuse, mais aussi un polar sous haute tension. Le Viol Documentaire, à 20h55 sur France 3 Téléfilm poignant inspiré de l'affaire de deux jeunes Belges violées dans les calanques de Marseille par trois hommes en 1974. Avec une Clotilde Courau épatante en Gisèle Halimi, figure féministe emblématique du barreau.
Posté(e) le 20 septembre 20178 a Votre soirée TV du 20 septembre : “Maman a tort”, leçon d'histoire, médecine Maman a tort Film, à 21h00 sur Canal+ Une adolescente découvre la dureté des rapport sociaux en entreprise et les terribles répercussions d'une économie fondée sur le chiffre. Un film sensible, qui accorde une belle confiance à son héroïne. Les couleurs de la république Documentaire, à 21h00 sur TV5 Monde A travers l'évocation de la figure de l'homme d'Etat guyanais Gaston Monnerville, la réalisatrice propose une ample réflexion sur la place des minorités dans la vie politique. De l'époque coloniale à nos jours, une leçon d'histoire riche et éclairante. Enquête de santé Médecines complémentaires : quelle place à l'hôpital ? Magazine, à 20h50 sur France 5 Le boom des médecines dites non conventionnelles est incontestable en France. Acupuncture, hypnose et homéopathie entrent enfin à l'hôpital. Excellent numéro d'Enquête de santé qui donne largement la parole aux patients et aux médecins.
Posté(e) le 21 septembre 20178 a HD1 diffuse "Ça" ce soir à 21h Personnes ayant la phobie des clowns s'abstenir. Depuis lundi, HD1 surfe sur l'actualité ciné et propose chaque soir, en prime time, des téléfilms adaptés des romans du célèbre auteur américain Stephen King . Ce lundi, la chaîne dédiée aux fictions du groupe TF1 a ainsi proposé "Stephen King : Salem", un téléfilm inédit en deux parties. Le lendemain, les téléspectateurs de HD1 ont retrouvé l'adaptation en trois parties de "Shining". La soirée de mercredi a été consacrée à "Détour mortel", téléfilm adapté du "Grand chauffeur", tandis que ce vendredi sera l'occasion de revoir "La maison sur le lac", une fiction tirée du roman "Sac d'os" Mais le clou de cette programmation spécifique est la diffusion ce soir du téléfilm culte "Ça - Il est revenu". Diffusé en 1990 sur ABC et en 1993 sur M6, ce téléfilm réalisé par Tommy Lee Wallace et inspiré du roman éponyme de Stephen King, a traumatisé toute une génération de téléspectateurs. Cette programmation spéciale ne doit évidemment rien au hasard. La chaîne du groupe TF1 entend ainsi surfer sur la sortie en salles du remake de "Ça", intervenue hier, quelques semaines avant Halloween, période bénie pour les films d'horreur.
Posté(e) le 24 septembre 20178 a Le film du dimanche soir : “Vacances à Venise” de David Lean ou les affres de l’amour qui fait pas Spritz ! En filmant Venise avec sa caméra super 8 et en rêvant au grand amour, Jane, alias Katherine Hepburn, capture tous les clichés de la cité des Doges. Une chronique de la solitude doublée d’une savoureuse satire du puritanisme américain, à déguster ce 24 septembre sur Arte. Dix ans après Brève Rencontre (1945), David Lean se replonge dans une histoire au romantisme mélancolique. Jane (Katherine Hepburn ), Américaine plus toute jeune, débarque seule à Venise et fantasme sur la ville des amoureux. Mais quand elle rencontre un bel Italien, la romance ne se déroule pas vraiment comme elle l’avait rêvée. Comment filmer Venise sans tomber dans les clichés de cartes postales ? Un vrai casse-tête, même si le producteur de David Lean, Alexander Korda, le met à l’aise : « Pour l’amour de Dieu, n’ayez pas peur de montrer des sites célèbres, ce ne sont pas des clichés sans raison ! »(1) Alors, le réalisateur trouve une idée plutôt maligne : il filmera effectivement la place Saint-Marc, le Grand Canal, le Pont du Rialto… à travers la caméra super 8 qu’utilise Katharine Hepburn en bonne touriste venue immortaliser la cité des Doges. Se réfugiant derrière ce stratagème, David Lean peut faire ses plans clichés, mais légèrement décalés, comme un amateur. « J’ai suivi le conseil de mon producteur qui était excellent, dira-t-il, car on peut facilement se retrouver dans une ruelle sombre de Venise et se prendre, à tort, pour un artiste » ! Quand son héroïne s’extasie sur un pont, elle se fait éclabousser par un jet de détritus tombés d’une fenêtre. Ou bien c’est elle qui tombe dans le Canal quand elle veut prendre du recul pour filmer une belle façade. Et voila pour la belle image d’Epinal revue à l’aune du quotidien vénitien… Car Venise est filmée à hauteur de touriste, presque à la manière d’un reportage en immersion. Jane se perd dans les rues et la foule, assiste à des scènes triviales, mais ouvre aussi sa fenêtre sur une vue à couper le souffle et part en expédition sur l’île de Burano aux maisons colorées. Venise recto verso.
Posté(e) le 30 septembre 20178 a The Voice Kids : Antoine et Amandine en finale ce soir Antoine Letouzé et Amandine Prost participent à la finale de The Voice Kids. | Ouest-France La finale de l'émission de télévision The Voice Kids se déroule ce samedi soir, en direct, sur TF1. Avec deux candidats de l'Ouest : Antoine Letouzé et Amandine Prost. Antoine Letouzé, 16 ans: "le direct ne me fait pas peur" « J'ai commencé à chanter avec ma grand-mère, lorsque j'allais chez elle, le mercredi. Et j'ai débuté les cours il y a deux ans, à l'école de musique de Valognes (Manche). » Cette année-là, sa cousine prend l'initiative de l'inscrire au casting de The Voice, sans succès. Mais l'année dernière, un casteur le repère sur Instagram. Et l'invite à être candidat. Tout s'enchaîne. « Je regardais l'émission, alors y participer, ça fait plaisir. » Le jeune homme est parti mercredi à Paris, avec sa mère. « Le direct ne me fait pas peur. Je crains plus l'heure tardive du tournage et la fatigue. » Mais Antoine reste serein. « Je suis le dernier garçon encore en lice. Mais les cinq filles qui restent ont un truc dans leur voix... En fait, je crois qu'on a tous peur l'un de l'autre, même si on est aussi super-content de se retrouver. » Amandine Prost, 15 ans: "Je n'ai rien à perdre. Je prends ce qui est bon à prendre" Lycéenne en 1re « arts appliqués », à Rennes, Amandine Prost a zappé les cours, cette semaine, pour participer aux répétitions de l'émission, à Paris. « Je suis un peu stressée. Ça fait plusieurs mois que je ne suis pas montée sur le plateau... », explique la jeune fille, qui vit à Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine). La protégée de Jenifer savoure chaque instant de l'aventure. « Je n'ai rien à perdre... Je prends tout ce qui est bon à prendre. » Un tantinet réservée, Amandine se révèle sur scène. La première fois qu'elle a chanté en public, c'était pour les 80ans de son grand-père. Mais c'est via sa chaîne YouTube qu'elle a pu vraiment s'éclater. C'est là aussi qu'une casteuse de TF1 l'a repérée pour participer à The Voice... Et après? « Ça me plairait de percer dans la chanson. Mais je garde les pieds sur t
Posté(e) le 8 octobre 20178 a Le film du dimanche soir : “Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents (drôles et) communistes” Vous prendrez bien une bonne tranche de rigolade devant votre téléviseur ? Entre la sémillante Balasko qui voit la vie en rouge et le bougon Bénichou en gaulliste convaincu, rien ne va plus… pour notre plus grand plaisir ! Une famille ordinaire, en 1958. Le petit Léon grandit en pleine guerre froide : Irène, sa mère, ne cesse de se chamailler avec son père. Motif : l’une est communiste, l’autre pas. Entre rififi politique et vie quotidienne, cette tendre comédie (et premier long métrage de Jean-Jacques Zilbermann ) mérite d’être revue, parce que… Tout le monde n’a pas eu la chance de voir la vie en rouge Debout, les damnés de la terre ? Toujours pas. Les lendemains chantent faux, et le grand rêve s’est depuis longtemps noyé dans la neige boueuse des goulags. On en a presque oublié que vers la fin des années 50, il emballait un quart des électeurs français. Le Parti communiste français était au sommet de sa puissance, et pour les militants de base, l’avènement de l’Homme nouveau n’était pas une spéculation idéologique. C’était une certitude. Sorti en 1993, tandis que l’URSS s’écroulait, le film de Jean-Jacques Zilbermann explore en douceur cette foi du charbonnier, dans une chronique intimiste qui se coule dans la modestie de son propos, et de ses personnages : portrait affectueux, à peine teinté d’ironie, d’une mère de famille naïve, cette Irène éperdue de reconnaissance – les soldat soviétiques l’ont jadis libérée d’un camp de concentration – et aveuglément dévouée. On a reproché au réalisateur d’observer le sujet par le petit bout de la lorgnette – scènes quotidiennes, engueulades folkloriques, débats popote – et de négliger toute vraie réflexion. En somme, il serait coupable de ne pas adopter un point de vue contemporain, de ne pas accabler son héroïne de toutes les fautes, crimes et trahisons du système qu’elle défend. Mais dans cette comédie alerte, c’est justement ce que l’on aime : un voyage dans le temps, une immersion dans une ferveur disparue, au plus près d’une espèce presque aussi éteinte : la vraie croyante communiste. Le tableau n’est jamais condescendant, ni démonstratif. Juste tendre, et incarné. Tout le monde n’a pas eu la chance d’être élevé par un couple (politiquement) “mixte” Monsieur lit France-soir, Madame dévore l’Humanité. Monsieur plébiscite le retour du général de Gaulle au pouvoir, Madame n’en a que pour la dictature du prolétariat. Ils s’aiment, mais sont comme chien et chat, Montaigu et Capulet, ou encore Don Camillo et le maire Peppone : incompatibles. Le film ne cesse de rebondir sur ce vieux ressort comique, et en tire toute une série de gags (papa paie son fiston pour aller crier « Vive de Gaulle » au nez de Maman). Au cinéma, c’est plutôt efficace. Historiquement, c’est nettement plus discutable. Certes, tout est possible, et quelques couples gaulliste-communiste ont bien dû se former à l’époque. Mais ils étaient sans doute aussi rares que les poils sur le caillou de Khrouchtchev. D’autant qu’Irène n’est pas une simple sympathisante, c’est une militante pure et dure. Dans un contexte d’extrême tension politique et de sectarisme virulent (le Parti se mêlant de tout, y compris de la vie privée de ses adhérents), autant demander à une bonne sœur de se défroquer pour épouser un protestant en pleine guerre de religions. Si l’on s’attache pourtant à leurs perpétuelles bisbilles, c’est grâce à la verve des interprètes, Maurice Bénichou , bougon à souhait, et surtout Josiane Balasko , tout feu, tout flamme, qui tient là l’un de ses meilleurs rôles. En équilibre entre passion échevelée et tracas ordinaires, elle nous offre une Irène touchante et lumineuse.
Posté(e) le 8 octobre 20178 a “Blade Runner”, film-matrice de la SF Culte Depuis 1982, l’œuvre de Ridley Scott a une influence considérable sur la science-fiction moderne. Mais, aussi, sur la culture pop. Tour d’horizon. Trente-cinq ans après sa sortie, le rayonnement de Blade Runner n’est plus à démontrer. Ce n’est pas un hasard si, en 1993, il a été sélectionné par le National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès des Etats-Unis pour son importance culturelle, historique et esthétique. Autre exemple ? En 2007, la Visual Effects Society (VES), organisation qui regroupe des professionnels des effets spéciaux, l’a classé deuxième film le plus influent visuellement de tous les temps. Blade Runner – adapté du roman de Philip K. Dick, Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? – est l’histoire de Rick Deckard (Harrisson Ford), policier qui traque des androïdes tueurs (nommés « réplicants »), dans une Los Angeles futuriste, pluvieuse et poisseuse. Toute l’ambiguïté porte sur la condition du héros : être humain ou réplicant qui s’ignore ? Blade Runner est une sorte de soleil noir qui irradie en tous sens : des fragments de son ADN se retrouvent dans la science-fiction contemporaine au cinéma, mais aussi dans le jeu vidéo et la mode. Tour d’horizon, forcément non exhaustif. Futurs crépusculaires A sa sortie en 1982, Blade Runner était en concurrence avec d’autres œuvres de SF : Star Trek 2, The Thing et E.T l’extraterrestre . C’est le film de Spielberg, familial et optimiste, qui a finalement tiré son épingle du jeu. Si Blade Runner a été un échec commercial lors de sa première exploitation en salles, il est devenu culte grâce à la vidéo et a finalement réconcilié le public avec la SF crépusculaire. Au cours des années 80, il a généré deux autres dystopies avec androïdes tueurs, elles-mêmes immensément influentes : Terminator (1984) et Robocop (1987). Qu’est leTerminator de James Cameron, sinon une version améliorée des réplicants rebelles de Ridley Scott, qui veulent en finir avec leurs créateurs ? A la télévision, les Cylons de Battlestar Galactica (2004-2009) sont, eux aussi, des cousins des réplicants.
Posté(e) le 29 octobre 20178 a Le film du dimanche soir : “The Full Monty”, very good strip On peut être pas très beau, rondouillard ou plus de première fraîcheur et s’effeuiller sur scène devant les filles. Vingt ans après, cette comédie sympa entre potes signée Peter Cattaneo n’a rien perdu de son mordant social. A (re)voir ce dimanche sur Numéro 23. Les Français ne réussissent pas très bien les comédies sociales. Les Anglais, si. Même Ken Loach le tragique s’est, parfois, lancé, avec bonheur, dans la fantaisie : Looking for Eric , en 2009, La part des anges, en 2012. D’autres, un peu moins célébres (et moins doués) ont joyeusement emprunté la voie de l’humour, notamment Mark Herman dans Les Virtuoses(1996) et Peter Cattaneo , dans ce Full Monty(1997) qu’on revoit avec un plaisir renouvelé, tant il repose sur un scénario évident et plaisant. Le désir d’un père de continuer à voir son fils, d’abord. C’est pour ne pas être séparé de Nathan, le bonheur, la fierté de sa vie, que Gaz (Robert Cartyle) a l’idée de monter, avec des potes chômeurs, un spectacle de strip-tease masculin. Autre idée amusante : la jalousie qu’éprouvent bien des hommes à voir leurs femmes ou leurs copines se pâmer devant des mecs bodybuildés en string…
Posté(e) le 5 novembre 20178 a Comment “Le Samouraï” de Melville a conquis les cinéastes asiatiques Au début des années 1970, le héros melvillien bouleversa John Woo. Qui s’inspira, comme bien d’autres réalisateurs asiatiques, de l’œuvre du réalisateur français. “In the mood for Melville”, beau documentaire à découvrir ce dimanche sur Ciné+ Classic, explore cette filiation. « Un grand maître. Un mentor. » Ainsi Tsui Hark évoque-t-il Jean-Pierre Melville . Dans le remarquable documentaire In the mood for Melville, Guillaume Lebeau et Benjamin Clavel vont à la rencontre de réalisateurs asiatiques renommés pour explorer la filiation entre l’œuvre du Français et les polars hongkongais, sud-coréens ou japonais.
Posté(e) le 8 novembre 20178 a Les Insus ? dernier appel au Stade de France En septembre 2015, sous le nom des Insus, trois des ex-membres du groupe Téléphone, rejoints par le bassiste Aleksander Angelov, se réunissent pour un concert surprise à Paris. Leurs premières scènes créent un tel engouement que les Insus font ensuite une tournée dans l'Hexagone en 2016. Chaque concert se joue à guichets fermés. La tournée des festivals, au cours de l'été 2017, s'achève par deux concerts au Stade de France, les 15 et 16 septembre. Au cours de cette captation, Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac, Richard Kolinka et Aleksander Angelov redonnent vie aux tubes incontournables du plus grand groupe de l'histoire du rock français, de «Argent trop cher» à «Tu vas me manquer».
Posté(e) le 12 décembre 20178 a Sur Canal+ : “Moonlight”, petit film devenu phénomène Un cri dans la nuit Sa mère se drogue, ses camarades le brutalisent. Chiron, noir et homosexuel, s’éveille dans la violence à l’âge adulte. Un destin qui a bouleversé l’Amérique, à voir ce mardi 12 décembre à 21h05 sur Canal+. Cela a commencé comme un murmure de l’autre côté de l’Atlantique. Un film sur un jeune homosexuel noir issu d’un quartier pauvre de Miami faisait chavirer l’Amérique. Ce film, adapté de la pièce de Tarell Alvin McCraney In moonlight black boys look blue, c’était Moonlight du réalisateur Berry Jenkins , alors inconnu. Divisé en trois chapitres, il suivait l’enfance, l’adolescence et la vie d’adulte de Chiron, jeune garçon tourmenté par sa sexualité et élevé par une mère toxicomane. “Un document social urgent”, écrit le “New York Times” Après sa présentation aux influents festivals de Telluride puis de Toronto, les critiques s’emballent. « Moonlight synthétise le meilleur du cinéma américain de ces récentes années, écrit alors le site américain de référence Indiewiere. Jenkins couple le pouvoir mélancolique de la sexualité réprimée des films Le secret de Brokeback Mountain et Carol avec les textures subtiles de la masculinité en éclosion de Boyhood. »De son côté, le site Deadine s’enthousiasme : « C’est un conte sur la découverte de soi, un conte universel dans son humanité vraie », quand le New York Times définit le film comme « un document social urgent, un regard dur sur la réalité américaine, un poème écrit dans la lumière, la musique, entouré de visages éclatants ».De pauvreté, de misère, de bataille pour survivre et de rencontres salutaires, il est effectivement question dans Moonlight, où un charismatique dealer (l’épatant Mahershala Ali) peut vous apprendre à nager et vous aider à naître, une nouvelle fois. Où un garçon peut embrasser un autre garçon sur une plage, au clair de lune, à l’abri de la violence d’un lycée-ghetto, dans une scène d’une étonnante douceur. Sacré meilleur film aux Golden Globes et aux Oscars Au moment de sa sortie aux Etats-Unis à l’automne 2016, Moonlight enchaîne les prix, jusqu’aux Golden Globes, début janvier, où il est sacré meilleur film. En France, Moonlight est acheté par Mars Films après la projection de Toronto. « L’engouement dont a bénéficié ce film qui venait de nulle part est très rare, unique, analyse Stéphane Célérier, patron de la maison de distribution française. D’autant plus avec un metteur en scène et un casting inconnus ! » Le film sort le 1er février en France sur quatre-vingt-six copies. Il profite d’un important bouche-à-oreille, alimenté par ce qui n’est plus un murmure mais une clameur enthousiaste. Surtout, il est nommé cinq fois aux Oscars. Et, le 26 février 2017, il remporte le Graal, la statuette du meilleur film (ainsi que celles du meilleur scénario adapté et du meilleur acteur dans un second rôle). Après la cérémonie, les spectateurs français accourent dans les salles. Après les “Oscars so white” de 2016 A la cinquième semaine d’exploitation, le film est projeté en trois cent quarante-six copies. Il a probablement aussi tiré parti de l’incroyable imbroglio dont il avait été victime pendant la cérémonie des Oscars : le film La La Land, favori, avait été proclamé vainqueur par Warren Beatty et Faye Dunaway, monumentale erreur causée par un obscur problème dans le classement des enveloppes… C’est l’un des producteurs du film de Damien Chazelle qui découvre la bévue, surprenante dans une cérémonie si bien rodée, et appelle aussitôt l’équipe de Moonlight sur scène. Une belle revanche, un an après les « Oscars so white » de 2016. Cette année-là, l’Académie n’avait récompensé aucune personne de couleur. « Les Oscars ont une puissance médiatique très importante. Et cette erreur, devenue un événement mondial, a créé une curiosité supplémentaire, c’est certain »,analyse Stéphane Célérier. 65 millions de dollars de recettes mondiales Le film attire en effet toujours plus de monde dans les salles et termine son exploitation à près de 590 000 entrées en France, et 65 millions de dollars de recettes mondiales (pour un budget de 4 millions). Après ce succès, le réalisateur Barry Jenkins est attendu à la réalisation d’une série pour Amazon : Underground Railroads, adapté du best-seller de Colson Whitehead, sur une jeune esclave en fuite avant la guerre de Sécession. Moonlight, mardi 21h05 sur Canal+
Posté(e) le 24 décembre 20178 a Votre soirée TV du 24 décembre : “La Mélodie du bonheur”, “Devdas”, “Iditarod, la dernière course de Nicolas Vanier” Sélection La mélodie du bonheur Film, à 20h55 sur Arte Maria est la gouvernante des Von Trapp : sept enfants, et un père veuf plutôt psychorigide. Tout est dans le titre français : les danses et les chansons de Maria feront le bonheur de toute la famille. Et le nôtre. Devdas Film, à 20h55 sur France Ô Perle du cinéma bollywoodien. Un Roméo et Juliette à l'indienne, magnifié par des décors somptueux et des musiques envoûtantes. Dans cet écrin, une beauté talentueuse aux yeux vert émeraude : Aishwarya Rai. Un voyage enivrant. Iditarod,la dernière course de Nicolas Vanier Film, à 21h00 sur France 2 Alors qu'en cette soirée de réveillon le Père Noël fuse dans les airs avec ses rennes, Nicolas Vanier galope dans le Grand Nord canadien avec ses chiens de traîneau. Objectif : venir à bout de l'Iditarod, la plus redoutable épreuve du genre.
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