PostĂ©(e) le 21 mars 201312 a salam, Lucas est gĂ©rant dans la restauration Ă Paris. Il est toujours de bonne humeur et a toujours quelque chose de positif Ă dire Quand on lui demande comment il va, il rĂ©pond toujours: " Si j'allais mieux que ça, nous serions deux: mon jumeau et moi! " Quand il dĂ©mĂ©nage, plusieurs serveurs et serveuses sont prĂŞts Ă lâcher leur job pour le suivre d'un restaurant Ă un autre pour la seule raison qu'ils admirent son attitude. Quand un employĂ© file du mauvais coton, Lucas est toujours lĂ pour lui faire voir le bon cĂ´tĂ© des choses. Curieux, je suis allĂ© voir Lucas un jour pour lui demander: " Je ne comprends pas. Il n'est pas possible d'ĂŞtre toujours positif comme ça, partout, tout le temps. Comment fais-tu? " Et Lucas de rĂ©pondre: " Tous les matins Ă mon rĂ©veil, je me dis que, aujourd'hui, ou bien je choisis d'ĂŞtre de bonne humeur, ou bien je choisis d'ĂŞtre de mauvaise humeur. Je choisis toujours d'ĂŞtre de bonne humeur. Quand il arrive quelque incident dĂ©plorable, ou bien je choisis d'en ĂŞtre la victime, ou bien je choisis d'en tirer une leçon. Quand quelqu'un vient se plaindre Ă moi, ou bien je choisis d'entendre sa plainte, ou bien j'essaie de lui faire voir le bon cotĂ© de la chose. " "Mais ce n'est pas toujours si facile " , lui dis-je. Et Lucas d'enchaĂ®ner: " La vie, c'est une question de choix. On choisit sa façon de rĂ©agir aux situations. On choisit de quelle façon les autres peuvent nous influencer ou non. On choisit d'ĂŞtre de bonne humeur ou de mauvaise humeur. On choisit de vivre sa vie de la manière qui nous convient. " Plusieurs annĂ©es plus tard, j'entends dire que Lucas a fait incidemment ce qu'on ne doit jamais faire dans la restauration : il a laissĂ© dĂ©verrouillĂ©e la porte arrière du restaurant un bon matin et il s'est fait surprendre par trois voleurs armĂ©s. En essayant d'ouvrir le coffre fort, sa main tremblante de nervositĂ©, il n'arrivait pas Ă faire la combinaison numĂ©rique. Un des intrus a paniquĂ© et a tirĂ©. Heureusement pour Lucas, les choses n'ont pas traĂ®nĂ© et il a Ă©tĂ© vite transportĂ© Ă l'hĂ´pital. Après dix-huit heures de chirurgie et des semaines de soins intensifs, Lucas a reçu son congĂ© de l'hĂ´pital avec les dĂ©bris de la balle qu'on n'avait pas rĂ©ussi Ă lui extraire. J'ai revu Lucas six mois après l'incident et je lui ai demandĂ© comment il rĂ©agissait Ă tout cela. " Si j'allais mieux que ça, dit-il, nous serions deux: mon jumeau et moi. Tu veux voir les cicatrices? " Je n'ai pas voulu voir la blessure mais je lui ai demandĂ© ce qui lui Ă©tait passĂ© par la tĂŞte au moment du vol. Et Lucas de dire: " La première chose qui m'est venu Ă l'idĂ©e est que j'aurais dĂ» fermer Ă clef la porte arrière du restaurant. Et puis, Ă©tendu sur le plancher après m'ĂŞtre fait descendre, je me suis souvenu que je pouvais encore faire un choix : ou bien de vivre ou bien de mourir. Et j'ai choisi de vivre. " " Tu n'as pas eu peur? " lui dis-je. Et lui de rĂ©pondre: " Les ambulanciers ont Ă©tĂ© bien corrects. Ils n'ont pas cessĂ© de me dire que tout allait bien. Mais en entrant dans le bloc opĂ©ratoire de l'hĂ´pital, j'ai vu l'expression faciale des mĂ©decins et des infirmières et, lĂ , j'ai eu peur. J'ai vu dans leurs yeux que j'Ă©tais un homme mort et j'ai su que je devais agir vite. " " Et alors, qu'as-tu fait? " " Eh bien, mon ami, il y avait une grosse infirmière qui me bombardait de questions ; elle voulait savoir si j'Ă©tais allergique Ă quelque chose. J'ai dit oui, et les mĂ©decins et les infirmières se sont arrĂŞtĂ©s pour entendre ce que j'allais leur dire. J'ai pris une profonde respiration et je leur ai dit que j'Ă©tais allergique aux balles de fusil! Quand ils ont eu cessĂ© de rire, je leur ai dit que j'avais fait le choix de vivre et qu'ils feraient mieux de m'opĂ©rer comme si j'Ă©tais un homme vivant plutĂ´t qu'un homme mort! " Lucas a survĂ©cu grâce Ă l'expertise des mĂ©decins mais aussi grâce a son attitude Ă©tonnante! J'ai appris de lui que, tous les jours, nous devons faire des choix: ou bien de profiter pleinement de la vie ou bien de s'y emmerder tant qu'on veut. La seule chose qui nous appartient et que personne ne peut contrĂ´ler, ni nous enlever, ce sont nos attitudes. (Auteur inconnu) Â
Créer un compte ou se connecter pour commenter