Posté(e) le 23 janvier 20187 a Il a tourné une centaine de films signés Zidi, Berri, Godard ou Tavernier. Mais c’est chez Jacques Rozier et Jean-François Stévenin que cette belle gueule et vraie trogne du cinéma français a trouvé ses plus grands rôles. Il s’est éteint ce dimanche 21 janvier. Il avait 73 ans. Il baragouinait, patoisait, singeait comme personne. On disait d’ailleurs qu’il avait commencé sa carrière comme doublure de Belmondo. C’était faux, mais Yves Afonso , mort dimanche 21 janvier dans son sommeil à 73 ans, imitait si bien l’acteur d’A bout de souffle, auquel il ressemblait pas mal, que la légende était née. Godard l'aimait bien et l’avait fait jouer dans quatre de ses films, ceux des sixties (Masculin féminin, Week-end) mais aussi de la période Mao (Vladimir et Rosa). C’est lui qui l’avait remarqué en 1964, au Théâtre du Poche Montparnasse, dans la pièce Le Métro fantôme. Autodidacte d’origine portugaise ayant grandi en Bourgogne, Yves Afonso avait auparavant multiplié les petits boulots (pompiste, serveur, magasinier…), avant de se décider à faire l’acteur, en montant à Paris. On a tous un jour ou l’autre croisé sa trogne dans un film français. L’Horloger de Saint-Paul, L’Aile ou la Cuisse, Le Chat et la Souris, Uranus… Il en a bien fait une centaine. C’était le second rôle type, excentrique comme l’étaient les André Alerme, Lucien Baroux et Maurice Baquet de naguère. On lui faisait surtout jouer les utilités, le mariole, le prolo, le voyou ou le flic. Il a décroché quelques grands rôles malgré tout. D’abord dans Les gants blancs du diable (1973), de László Szabó, puis dans la seule adaptation au cinéma de Julien Gracq, Un balcon en forêt (1978), de Michel Mitrani, où il jouait un soldat aux côtés d’Humbert Balsan (avant que ce dernier ne devienne producteur). https://www.dailymotion.com/embed/video/x9a4nb
Créer un compte ou se connecter pour commenter