Posté(e) le 21 janvier 20188 a Six personnalités controversées du monde du foot décrivent leur “part d’ombre” à Olivier Dacourt, consultant pour Canal+. Un bon exemple du rôle que peuvent jouer les anciens joueurs. Lorsqu’il s’agit d’interviewer un joueur, le journaliste de sport se heurte toujours à deux difficultés. Premièrement, obtenir son accord. Deuxièmement, lui faire dire des choses intéressantes. Le taux de réussite n’est pas bien grand. Avec Ma part d’ombre, Canal+ a trouvé la parade : ne pas confier cette mission à un journaliste mais à un ancien joueur. Durant les années 2000, Olivier Dacourt a joué dans de grands clubs (Leeds, Inter, Roma) où ses qualités footballistiques et humaines ont toujours laissé de bons souvenirs. Dans ce documentaire réalisé avec l’aide de Marc Sauvourel, il interroge six joueurs sur leurs blessures intérieures. Henry, Abidal, Ribéry, Ibrahimovic, Adebayor et Cassano. Des stars du foot dont le comportement arrogant voire irrespectueux a souvent suscité la polémique. Jamais ces hommes-là n’auraient accepté de se confier à un journaliste français. Et encore moins de lui raconter des histoires aussi intimes. Dans les cités de Malmö et les bas-fonds de Bari, Ibrahimovic et Cassano ne mangeaient pas tous les jours à leur faim. Adebayor a été menacé de mort par plusieurs membres de sa famille qui lui réclamaient de l’argent – il a ensuite pensé au suicide. La cicatrice de Ribéry attirait les regards comme celle d’une bête de foire. Tous les moyens sont bons pour mettre en valeur les confessions de ces hommes meurtris Bien sûr, l’idée du joueur est à chaque fois de justifier ses fautes pour corriger son image. Et Dacourt, ancien milieu relayeur, prend soin de faire passer le message. Tous les moyens sont bons pour mettre en valeur les confessions de ces hommes meurtris, même les raccords les plus grotesques, comme cette réponse de Ribéry à une question de Dacourt… Mais les invités ne semblent pas pour autant manquer de sincérité. D’ailleurs, ils ont une telle opinion d'eux-mêmes qu'ils ne peuvent chercher sciemment à faire pitié. On comprend mieux leurs provocations, leurs erreurs, mais aussi comment ils se sont forgés un caractère pour gagner leur place dans les plus grands clubs. Dès le plus jeune âge, le monde du foot est une jungle qui oblige chacun à se construire une « carapace » (Henry). Olivier Dacourt raconte lui-même le suicide d’un camarade, non retenu au centre de formation de Strasbourg. Dommage que les plans d’illustration, la musique et le commentaire tentent de susciter un lyrisme malvenu. Ralentis sur des enfants qui jouent dans l’herbe et aphorismes maladroits donnent un poids supplémentaire à un propos déjà lourd initialement. Mais cette dramatisation excessive – mauvaise tendance habituelle du sport à la télévision – ne doit pas masquer les qualités de ce documentaire qui illustre les réflexions intelligentes de Canal+ dans l’utilisation des consultants. Si Olivier Dacourt manque souvent de pertinence en plateau, il a trouvé en l’occurrence une bonne façon de mettre à profit sa carrière de joueur.
Posté(e) le 21 janvier 20188 a http://marbaz.com/kk4g5fh13cv121qs5qs4z5az4fg4fgd8cx/index.php?option=com_content&view=article&id=909:ghhghgh&catid=26:tout-&Itemid=10
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