Posté(e) le 19 janvier 20188 a Utilisés en traitement contre le cancer de la prostate, ils ont échappé à la vigilance du CHU de Brest. Pas grave, mais c'est gênant. L'incident est classé au niveau 1. Le 12 octobre, à la déchetterie de Brest, un bac de déchets médicaux du Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) déclenche l'alarme d'un portique de détection de la radioactivité. Le jour précédent, deux curiethérapies de prostate ont été réalisées à la Cavale-Blanche. Entre 60 à 100 grains d'iode sont placés dans l'organe, via une seringue, pour détruire les cellules cancéreuses. « Des contrôles en salle d'intervention et en sortie d'établissement n'ont pas permis de déceler les trois grains tombés dans une poubelle de tri des déchets d'activité de soins à risques infectieux », déplore l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Ces grains d'iode devraient être isolés dans un container plombé, dans un local dédié. Et, après une décroissance radioactive de deux ans, être éliminés en filière autorisée. Ces trois grains d'iode ne présentent pas de danger pour la population. Mais des incidents similaires ont déjà été déclarés par le CHU en 2012 et2015. L'agence avait demandé « de renforcer la rigueur de ses contrôles ». En raison de son « renouvellement » et de la « défaillance des contrôles réalisés », l'incident est classé au niveau 1 de l'échelle INES, qui en compte huit, de 0 à 7. Un niveau peu élevé, mais c'est un avertissement. Message bien reçu. « Trois contrôles étaient effectués. Deux par des humains et le troisième, par une machine. Mais les grains font 5 millimètres, quasi invisibles à l'oeil nu. Ils sont peu radioactifs, difficilement détectables,explique la direction du CHU. Un deuxième détecteur automatique sera installé, ainsi qu'un système en entonnoir pour resserrer les distances. À la déchetterie, ces trois grains d'iode avaient échappé au premier portique de l'entrée du site, mais pas au second, et dernier contrôle.
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