Posté(e) le 15 janvier 20188 a Lena Waithe, scénariste de “Master of None”, imagine un drame choral où la violence emporte ses héros en quête de paix. Une série encore en devenir, mais à l’univers et aux personnages prometteurs. En septembre dernier, Lena Waithe devenait la première scénariste noire à recevoir un Emmy Award pour une comédie, Master of None. A 33 ans, l’actrice, auteure et productrice change de genre et d’univers, et s’essaye au drame. Produite par le rappeur et acteur Common, The Chi, lancée sur Showtime outre-Atlantique le 7 janvier 2018, suit quatre habitants de Chicago aux destins bientôt liés par deux fusillades : Brandon, un chef qui espère ouvrir son propre restaurant, Kevin, un collégien témoin d’un des meurtres, Ronnie, le père d’une des victimes et Emmett, un jeune homme qui connaissait l’autre victime et qui découvre qu’il est père. Ils vont chacun réagir différemment au deuil et à la violence. Des héros loin des stéréotypes The Chi (un des petits noms de Chicago) n’est pas un polar. Il y a bien une enquête, mais elle reste au second plan, pour retendre par à-coups le récit. L’essentiel, ce sont ces hommes (tous afro-américains) qui, alors qu’ils aspirent à une vie plus sereine, vont être emportés dans un brutal engrenage. Des héros loin des stéréotypes, qui cherchent leur place dans un monde lui aussi à des lieux d’une caricature de quartiers populaires. Filmée dans les rues de South Side, The Chi tisse patiemment son récit, rajoute au fil des épisodes des connexions entre ses personnages, s’applique à décrire leur quotidien, à peindre leurs émotions et à faire surgir leur authenticité sous les postures.
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