Posté(e) le 29 décembre 20178 a Un film d’action plaisant au scénario foutraque, la quatrième saison d’une série d’exception et des valeurs sûres du cinéma… Parmi les dizaines de films et séries, inédits ou classiques, qui viennent enrichir le catalogue des plateformes de vidéo en ligne par abonnement, retrouvez tous les vendredis notre sélection critique. Un film “Bright” Aux Etats-Unis, la première méga-production initiée par Netflix (on parle d’un budget de 90 millions de dollars...) s’est faite éparpiller façon puzzle par la grande majorité des critiques. La palme de la cruauté revenant à David Ehrlich qui, sur le site Indiewire, évoque un « désastre absolu » : « Bright n’est pas seulement le pire film de 2017, il pourrait être responsable de la plupart des pires films de 2018 et au-delà. » Bigre… N’en déplaise à notre confrère américain, le nouveau film de David Ayer n’a pas le navet intersidéral annoncé. Plutôt un bon moment de cinéma pop-corn, parfois franchement crétin, mais souvent plaisant. Bright reprend le schéma éculé du couple de flics différents-mais-complémentaires, mais avec une nouveauté de taille : le partenaire du sergent Ward Will Smith , dans son registre cool de prédilection) est en effet… un orque (Joel Edgerton, méconnaissable sous le latex). Oui, un orque, comme dansLe seigneur des anneaux. Car dans le Los Angeles futuriste, architecturalement très semblable à aujourd’hui, imaginé par David Ayer et son scénariste Max Landis, on trouve aussi des fées cailleras, des elfes très classe (ils constituent l’élite de la société américaine de demain, alors que les orques en sont les parias) ou encore des centaures. Dans ce foutoir, Ward et son coéquipier « différent » vont se retrouver bien involontairement en possession d’une baguette magique. Et, à ce titre, vont être traqués à la fois par leurs propres collègues (le Los Angeles Police Department est aussi véreux que dans les romans de James Ellroy), un gang latino, une secte d’orques, un agent du FBI elfique (Edgar Ramirez , alias Carlos dans la mini-série d’Olivier Assayas, ici avec cheveux longs et oreilles pointues) et, plus fâcheux encore, par une redoutable « Inferni » (une sorte d’Elfe passée du côté obscur). Du grand n’importe quoi ? Certes. Mais prétexte à une longue chasse à l’homme (et à l’orque, et à l’elfe...) très spectaculaire dans la nuit de L.A. avec course-poursuite automobile (un brin confuse), fusillades en veux-tu-en-voilà et bastons acrobatiques façon Bruce Lee. Et comme le scénario ne manque pas de second degré, ça passe…
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