Posté(e) le 27 septembre 20178 a salam, Les emmerdeurs au travail par Sandrine Weisz Des personnalités que vous pouvez rencontrer dans votre chemin et qui pourraient vous faire regretter cette rencontre... 1ère partie Le conservateur : « Réfractaire au changement, il fait dans l’immobilisme.» il n’a peur de rien sauf du changement. Homme ou femme de routine, parfois à un niveau de responsabilité élevé, le conservateur a peur du changement. C’est ce qui motive son attitude rigide. Plus précisément, il a peur de se retrouver en situation d’incompétence dans un environnement nouveau et mal maîtrisé. Sceptique sur les avantages de la « nouveauté » (technique, organisationnelle…), c’est seulement la pratique qui finira par le faire adhérer. Le blagueur : «l’amuseur de service, doué ou moins doué…» ( à consommer avec modération ) Ancien élève chahuteur, le blagueur aime faire le pitre en public, « amuser la galerie ». En l’absence de public qui le stimule, pas de pitre. Le personnage dans les coulisses est parfois différent de celui sur scène. Dans l’intimité, le blagueur peut être taciturne, triste, peu bavard. Le blagueur peut être un bon vivant et aimer travailler en s’amusant. Ou bien, il peut vouloir cacher sa timidité ou son mal-être derrière un comportement théâtral. Dernière possibilité : il peut vouloir installer un chahut nuisible à votre présentation en utilisant l’arme du rire, moins soupçonnable. L’insinuateur : « Persifleur et sinueux, il œuvre dans l’ombre» ( rappelez-vous Tullius Détritus(un semeur de zizanie romain de la bande dessinée Astérix le Gaulois), il émet des critiques sous la forme de sous-entendus car il n’a pas le courage d’assumer ses idées. Il n’a pas l’audace d’aller à la confrontation. Mais il souhaite jouer la « forte tête » en faisant preuve d’une certaine insolence. Son profil est celui d’un enfant rebelle aux comportements de pseudo-libération, de provocation maladroite. Le but de l’insinuateur est de gagner sur les deux tableaux suivants : – Montrer son manque d’adhésion pour se valoriser vis-à-vis du groupe ou pour impressionner son interlocuteur en entretien en lui montrant qu’il a une forte personnalité. – Ne pas aller à l’affrontement direct car il n’en a pas le courage ou car il manque d’arguments factuels. Les bavards : « Se déplacent en meute. Soyez leur berger ! » ( Les bavards : faites vous entendre ) A l’intérieur d’un groupe, les participants ne se placent pas par hasard dans la salle. Même s’ils n’en ont pas conscience, le choix de leur emplacement obéit à quelques règles. Un contre-leader se placera en face de l’animateur, un allié à côté de lui, des bavards habituels à une distance respectable pour être tranquilles. . . Ensuite, chacun conserve le plus souvent sa place pendant toute la durée de la réunion, même si celle-ci inclut des pauses, et donc des possibilités de changement de place. Enfin, on se regroupe quand on le peut par affinités. On se place à côté d’une connaissance, de quelqu’un avec qui on s’entend bien. Par définition, on rencontre les bavards uniquement en situation de groupe. Ils représentent des communautés d’intérêt, intérêt personnel ou professionnel. Par exemple, il s’agit de deux personnes exerçant une même fonction, de deux amis, de deux femmes (ou deux hommes) dans un groupe d’hommes (de femmes), de deux clients lors d’une démonstration produit. L’exigeant : « Pas de place pour l’à peu près. Soyez pointilleux. » ( Sois parfait et tais moi ) L’exigeant est un perfectionniste, un pinailleur. Son pilote interne en analyse transactionnelle est « sois parfait ». Il peut s’agir d’une déformation professionnelle. L’exigeant peut en effet exercer un métier où l’approximation est bannie : contrôle, technique de précision. L’exigeant est psycho-rigide : il pense détenir une vérité absolue et se focalise sur ce qui lui semble important. Il n’aime pas être critiqué. Pour lui, seule la qualité du résultat compte. Le temps investi pour atteindre l’objectif fixé n’est pas pris en compte. D’où l’idée que l’exigent n’est pas forcément un bon gestionnaire du temps. Le dormeur : « Hiberne l’hiver, se repose au printemps pour mieux dormir l’été, il brille par sa constance. Secouez-le ! » Dormeur occasionnel ou dormeur régulier ? Le premier est victime d’une grande fatigue (repas copieux et arrosé, manque de sommeil). Pour peu que vos propos soient soporifiques ou l’heure de votre rendez-vous mal placée (début d’après-midi), il sera pris d’une réelle somnolence. Le second est identifié comme tel dans l’entreprise. Il est parfois l’objet de gentilles railleries. Son attitude de dormeur involontaire peut s’expliquer par un trouble médical : hypersomnie, corpulence. Le harceleur : « Cas pathologique, hautement nocif, à éviter à tout prix. Tout sauf lui » Mise en garde : être confronté à un harceleur est une situation très délicate, douloureuse et pouvant porter atteinte à l’intégrité physique. Ce cas de figure est traité ici de manière très superficielle et mérite souvent la consultation de spécialistes. Le harceleur développe des troubles du comportement qui relèvent de la psychiatrie. On ne dira jamais assez à quel point il est nuisible. Généralement, il a d’autres victimes à son actif, ou en aura d’autres. Le harceleur a besoin d’une victime en permanence, le plus souvent une seule en même temps. Il convient toutefois de ne pas céder à une mode qui consiste à qualifier tout comportement négatif de son entourage professionnel de harcèlement. Le harceleur n’opère pas en une seule fois, mais de façon continue sur plusieurs mois lors de multiples réunions ou entretiens. Le retardataire : « Jamais ponctuel, il a toujours un train de retard. Soyez à l’heure. » Le retardataire : la méthode Luchini Contrairement à une idée répandue, le retardataire peut être un très bon gestionnaire de son temps. Il a compris que ceux qui arrivent en retard sont souvent attendus, et que ceux qui arrivent à l’heure doivent attendre l’arrivée des retardataires. Il peut être aussi un mauvais gestionnaire de son temps en ceci qu’il évalue mal le temps nécessaire pour accomplir une activité: un travail ou un trajet. Enfin, le rapport que chacun entretient avec la ponctualité peut être lié à l’importance qu’il se donne par rapport à l’intervenant, au reste du groupe et aussi à l’intérêt qu’il porte au sujet traité. D’un complexe de supériorité peut découler des retards réguliers. L’accroc du portable : « Il est facile à repérer. A vous de le déconnecter » L’accroc du portable est parfois un frimeur qui pense se valoriser par une utilisation abusive de son portable (« Je suis important car beaucoup de gens m’appellent et/ou je dois régler par téléphone beaucoup de problèmes »). Ca peut être aussi une personne mal élevée et donc nullement gêné par le fait de déranger son entourage par ses conversations intempestives et par la sonnerie de son téléphone. L’accroc du portable est peut-être un grand stressé, victime d’une addiction à son portable. Il a le sentiment qu’il doit répondre à toute sollicitation sans attendre et écouter incessamment ses messages, sans faire la part des choses ou déléguer. Il a constamment peur de perdre un contrat, un client, de passer à côté d’une opportunité de sortie. Le critique : « Empêcheur de tourner en rond ou ultra pointilleux. Ne lui prétez pas le flanc. » Le critique est facile, on en trouve 2 "espèces" : 1) Le critique conjoncturel : Il est occasionnellement critique, n’adhérant manifestement pas à tout ce que vous dites. Il peut être hostile à votre sujet ou à votre personne. C’est là une des injustices de la vie professionnelle: certains thèmes recueillent à priori plus facilement l’adhésion que d’autres. Il peut aussi, sur un mode de communication constructif, exprimer des désaccords, des inquiétudes, des réserves sur un sujet auquel il adhère dans son ensemble. Il manifeste alors « un esprit critique » au bon sens du terme puisqu’il se projette dans l’avenir afin de voir en quoi votre projet est susceptible d’amélioration. 2) Le critique structurel : C’est sa personnalité. Il développe un comportement général à tendance agressive. Lui-même n’en a pas forcément conscience. Ainsi, il est amusant lors de séminaires de formation comportementale, de noter la réaction du critique structurel à l’issue d’un jeu de rôle filmé. Lorsqu’il observe ses réactions enregistrées, il ne s’aime généralement pas et admet parfois: « Je ne me rendais pas compte que j’étais aussi négatif ». Etre critique est une seconde nature pour certains. Au lieu de poser une question ou d‘affirmer un besoin, certains individus vont ainsi exprimer une critique. Ne vous sentez pas personnellement incriminé mais estimez qu’il s’agit d’un mode de communication plus agressif qu’assertif. En adoptant cette forme de communication, le critique structurel se pénalise lui-même car il génère forcément des difficultés relationnelles avec son entourage. Si l’on raisonne en terme de « victime », c’est donc lui le perdant et pas vous. Il peut aussi être à la recherche de l’affrontement pour l’affrontement. Dans certains secteurs d’activité (grande distribution), ce mode de relation est développé.
Posté(e) le 29 septembre 20178 a Auteur salam, Les emmerdeurs au travail 2ème et dernière partie Le saboteur : « Jaloux, aigri, ambitieux...! » Le saboteur est une personnalité dangereuse. Il a un grand pouvoir de nuisance car il est stratège (fin calculateur capable d’investir temps et énergie pour vous nuire), et animé par une très grande soif de détruire votre projet ou de vous porter préjudice. Il dispose généralement d’appui et a d’autres actions réussies à son actif. Son apparence peut être décalée de la réalité car il agit indirectement, par actions souterraines. Le supérieur hiérarchique : C’est votre boss. « Double danger, Autoritaire, démissionnaire ou participatif, à chacun le sien. Faites avec ! » Le supérieur hiérarchique a une position difficile dont ses collaborateurs n’ont pas toujours conscience. Il est jugé (par ses pairs, sa propre hiérarchie et ses collaborateurs), doit aussi faire ses preuves, est parfois contesté, doit manager des individus dont il n’a pas forcément la compétence technique... En résumé, même s’il vous impressionne lors d’une présentation ou d’un entretien, il peut lui-même ne pas être à l’aise. Trois grands types de profils de manager sont observables : – le manager participatif : il laisse une grande place à l’écoute et à la consultation de ses collaborateurs. Il n’impose pas ses décisions mais cherche l’adhésion. – le manager autoritaire : il impose ses choix sans discussion. Il fixe des objectifs de façon unilatérale, tranche seul en cas de litige. Il émet parfois des critiques sur ce que vous faites ou dites pour légitimer sa position hiérarchique (la critique montre sa supériorité en sous-entendant qu’il aurait mieux fait à votre place) – le manager démissionnaire : il « laisse faire » sans intervenir. Il craint les manifestations d’autorité et la gestion des conflits. Ses directives sont très vagues. Autant que possible, il ne prend pas partie en cas de problème à régler entre ses collaborateurs. Celui qui ne prend pas de notes : « L’esprit libre, il n’est pas là où on l’attend.» C'est un pur auditif. Ce profil est peu développé (20% d’une population donnée en moyenne dans les pays européens). Dans certains secteurs d’activité (musical, artistique), ce chiffre peut être supérieur. Chacun d’entre nous dispose d’un canal sensoriel plus développé que les autres parmi les trois suivants : le canal visuel, le canal auditif et le canal kinesthésique. En fonction de son profil, chacun d’entre nous intègre mieux les informations captées sur le mode correspondant. Par exemple, si vous êtes visuel (c’est-à-dire si vote canal visuel est le plus développé des trois canaux), vous mémorisez mieux les informations écrites. Vous êtes même capable de vous souvenir que vous avez lu une information précise en haut à gauche d’une page. Si vous êtes auditif, vous retenez en priorité les informations que vous avez entendues, dans une réunion, à la radio ou bien lues à haute voix. Et vous êtes sensible aux voix, aux variations des intonations. Enfin, si vous êtes kinesthésique, vous retenez mieux ce que vous avez vu ou entendu en étant actif : en vous déplaçant, en écrivant, en feuilletant un document. Vous retenez également mieux ce qui vous a touché physiquement (d’où l’importance de tenir dans ses mains un document plutôt que de le laisser poser sur la table) ou émotionnellement (sensibilité particulière aux anecdotes). L’affairé, ou celui qui fait autre chose : « Prenez le temps de le cerner car lui ne le prend pas. » Il est bon gestionnaire de son temps puisqu’il essaie d’accomplir un maximum de tâches en temps masqué. En analyse transactionnelle, son pilote interne est « Dépêche-toi ». Par ailleurs, il est tourné vers l’action, apprécie que les choses avancent vite. Il n’est pas perfectionniste ou pinailleur. Il a souvent une intelligence au-dessus de la norme. Ou bien, il s’agit d’un individu qui souhaite montrer son insoumission à votre autorité, de manière certes puérile et insolente. Ou son manque d’adhésion à ce que vous présentez, tel un enfant rebelle. En fonction de son attitude (hostilité affichée ou mode de fonctionnement naturel), vous pouvez aisément déterminer auquel de ces deux cas de figure vous avez affaire. Le dessinateur :« C'est un manieur de pinceaux. » Le dessinateur peut vous croquer. Généralement, il est en retrait. C’est un passif. Son intérêt pour le sujet n’est pas suffisamment grand pour qu’il s’implique, qu’il intervienne, qu’il donne son point de vue. Ceci ne signifie pas qu’il n’écoute pas. Mais il s’ennuie et s’occupe « dans son monde ». Et forcément, il a un talent pour le dessin. Et c’est un créatif, capable d’imaginer un monde parallèle au monde réel. Il a pu exercer son talent de dessinateur dans des situations variées : à l’école pendant les cours, lorsqu’il converse par téléphone. Ou alors, il mémorise mieux lorsqu’il agit. C’est un kinesthésique : il a besoin de mouvement, de toucher, d’action pour mémoriser des éléments théoriques. Le hors sujet: « subtilement emmerdant » Dans certains cas, le hors sujet a tendance à la digression. Il n’apprécie pas les cadres trop stricts. C’est un créatif : une idée en appelle une autre. Sa pensée vagabonde, il établit des liens entre des sujets apparemment très éloignés. Dans d’autres cas, le hors sujet fait montre d’égocentrisme. Il souhaite que ses préoccupations soient immédiatement traitées par son interlocuteur. C’est une personnalité impatiente qui souhaite que ses besoins (d’informations, en l’occurrence) soient rapidement satisfaits. Le muet « Protéïforme et insaisissable. Débusquez-le. » Qui ne dit mot ne consent pas nécessairement. Grand timide, condescendant ou désintéressé, le muet est un personnage protéiforme. Il inquiète car le silence effraie dans la plupart des pays occidentaux. Rarement, les gens se retrouvent dans le silence (Vous arrive-t-il de déjeuner avec vos collègues sans leur adresser la parole ?). Dans d’autres pays, des individus peuvent se retrouver pour se taire ensemble, ce qui est un signe de bonne entente. Le bavard : « manie le sifflet comme personne. A vous de le lui couper. » Le bavard a un fort besoin de reconnaissance. Il a manqué d’écoute dans sa vie privée (enfance dans une large fratrie et temps de parole limité pour chacun) ou professionnelle (management non-participatif). Généralement, il n’est pas doté d’un grand sens de l’écoute. Il aime parler mais pas dialoguer. Il est de ceux que l’on fuit (« Evitons de déjeuner avec lui à la cantine, il va nous saouler ! »). Et son isolement renforce son besoin d’être écouté. Celui qui ne comprend pas : « Feint de ne rien comprendre, ou ne comprend vraiment rien. A vous de le comprendre… » Deux possibilités. Premièrement, il a une vivacité intellectuelle et un niveau de connaissance sur le sujet que vous développez inférieurs à la moyenne du groupe ou inférieurs à ce que vous escomptiez en situation d’entretien. Deuxièmement, il comprend mais joue les candides. C’est-à-dire qu’il vous fait répéter par jeu psychologique. Il a besoin que l’on s’occupe de lui, attitude puérile. Dans tous les cas, il fait preuve d’une certaine assurance. Beaucoup d’adultes n’osent pas dire qu’ils ne comprennent pas par peur d’être mal jugés. Le vrai expert : « Après le faux, le vrai expert, plus redoutable car lui sait vraiment tout. A manipuler avec précaution. » Monsieur Il Sait Vraiment Tout Contrairement au faux, le vrai expert possède une expertise plus pointue que vous dans un domaine. Par exemple, il maîtrise un aspect technique d’un projet sur lequel vous êtes généraliste. Vous travaillez dans un laboratoire pharmaceutique et vous présentez les caractéristiques d’une nouvelle molécule. Dans l’assistance se trouve un pharmacien. Ou bien vous êtes visiteur médical et vous êtes amené à présenter, lors d’entretiens, de nouveaux produits à des médecins spécialistes. Le faux expert : « Sait tout sur tout mais en fait il ne sait pas grand-chose. A vous de le faire savoir. » Monsieur Je Sais Tout Chacun connaît dans son entourage professionnel quelqu’un qui sait tout sur tout. A la fois professionnel du service après-vente car c’était son précédent métier, spécialiste des questions financières puisque membre d’un club boursier, fin connaisseur de la grande distribution puisque sa femme y travaille, etc...
Posté(e) le 30 septembre 20178 a Bonjour; Monsieur Sait Tout je me demande parfois si vraiment il connait quelque chose ou il invente tout sur tout ,capable d'inventer n'importe quoi ?
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