Posté(e) le 26 septembre 20178 a Au cours d’un match fou, dimanche après-midi à Geoffroy-Guichard, où il a mené deux fois au score, le Stade Rennais s’est un peu plus dévoilé. On cerne désormais mieux ses qualités et ses limites. Il aura fallu attendre sept journées pour être fixé, mais cette fois, on sait. Ce Stade Rennais 2017-2018 n’a pas fini d’interpeller sur sa constance à alterner les coups d’éclats et les coups de mou, parfois même au cours d’une même rencontre. Hier à Geoffroy-Guichard, il a passé l’après-midi à enthousiasmer et frustrer ceux qui croient en lui, menant deux fois au score, touchant du bois à 2-2, avant d’être sauvé par le poteau droit de Koubek… Le SRFC a fini par ramener un point d’un match qu’il a failli perdre, mais aurait dû gagner. "Il y a un peu de frustration, confiait Benjamin Bourigeaud après la douche. On est contents, oui et non. Un nul à Saint-Étienne, ça reste un bon point, mais on pouvait repartir avec trois, surtout qu’il y a urgence de points." Et l'ancien Lensois d'ajouter : "C'est frustrant. On mène au score deux fois et ils égalisent deux fois... On a manqué de maturité." Dans une atmosphère électrique, sur le terrain comme en tribunes, les Rennais ont dévoilé leurs qualités du moment. À commencer par cette capacité à exercer un pressing haut, particulièrement visible à l’heure d’empêcher la première relance des Verts et efficace pour perturber leurs schémas de construction. On a ainsi vu par moments jusqu’à six Rennais dans le camp stéphanois, tous au marquage, lors de dégagements aux six mètres de Stéphane Ruffier, en première période. Arbitrage, maturité et limites physiques Cette équipe possède également la faculté à mettre de la vitesse dans son jeu et à se montrer opportuniste, comme cela avait déjà été le cas à Marseille (3-1). Benjamin Bourigeaud a d’ailleurs allié l’opportunisme au pressing haut dès la perte pour ouvrir le score d’un lob magnifique (41'). "Au moment où je récupère le ballon, je sais où Ruffier est placé et où est le but. J’ai essayé d’y mettre la précision pour le lober, ça a marché." Le SRFC présente donc des atouts de choix, mais son déficit comptable n’est pas dû uniquement aux erreurs d’arbitrage. Même si, autant l’écrire, il n’a pas été aidé hier, tellement il s’avère évident que ni Théophile-Catherine, ni Diousse n'auraient dû terminer la rencontre. "Je ne suis pas là pour juger Théophile-Catherine et l'arbitre fait ses choix", lâchait Joris Gnagnon. Avant de concéder, à propos de l’action amenant la blessure d'Ismaïla Sarr, transporté immédiatement à l'hôpital pour passer une radio du péroné : "C'est vrai que moi, je vois carton rouge. Mais ce n'est pas mon problème." Les Rennais ont soigneusement évité de parler d’arbitrage et c’était mieux ainsi. "Je ne sais pas contre qui joue Saint-Étienne la prochaine fois, mais pour nous, il n’y a pas d’incidence à voir un carton rouge sorti à la quatre-vingt dixième minute, se contentait de pointer Christian Gourcuff. Je vais parler football. Les quatre-cinquièmes du match ont été très satisfaisants, puis puis il y a eu des moments où face à la pression de tout ordre, on a lâché. Dans ce contexte de tension, on manque de sang-froid et de maturité." C’est certainement la dure loi de la phase d’apprentissage pour Tomas Koubek et d’autres, mais au-delà de ce manque de maturité, c’est aussi un problème de limites physiques pour une formation supérieure techniquement à son adversaire, au point d’obliger Òscar Garcia à revenir au classique 4-3-3 après la pause, le 5-3-2 ou 3-5-2, voire plutôt 5-2-3 (!) de départ ne permettant pas aux siens de sortir de l’étau rennais. Mais le SRFC prend trop de buts et n’appuie pas quand il mène, parce qu’il n’a pas assez de jus. Bensebaini a eu des crampes à un quart d’heure du terme, hier, et Khazri a encore dû sortir avant la fin… Au terme de beaucoup d’efforts et d’une bonne impression laissée, Rennes a perdu Sarr et deux points. Contre Caen, il n’en faudra pas moins de trois.
Créer un compte ou se connecter pour commenter