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Atari VCS, la console qui veut faire revivre la légende

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Atari VCS, la console qui veut faire revivre la légende

Atari VCS, la console qui veut faire revivre la légende

 

Sous son allure de console des années 70, l'Atari VCS cache un processeur d'ordinateur AMD et un système Ubuntu Linux. Si la campagne est d'ores et déjà un succès financier, les équipes d'Atari sauront-elles créer un vrai écosystème ? 

Tel le phœnix, la légende des consoles Atari renaît de ces cendres : une équipe qui a récupéré le prestigieux nom vient de lancer sa campagne de financement participatif sur IndieGoGo pour lancer la production de l’Atari VCS. Une nouvelle console qui a déjà récolté plus de 2,2 millions de dollars en 24h et qui devrait être livrée au mois de juillet 2019.

Vieille console à l’extérieur, PC peu puissant à l’intérieur

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Atari a fait le choix logique de jouer la carte rétro pour le design de sa console, poussant le vice de proposer, en sus d’une manette moderne, des clones des affreux joysticks de l’époque – vous allez jouer 5 minutes avec avant de les fracasser contre un mur, promis. L’appareil est destiné à être branché à une télévision ou un moniteur et se comporte ainsi comme une console de jeux.

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Mais puisqu’il fonctionne avec une version modifiée d'Ubuntu Linux, l’Atari VCS est bien un PC à la base, ce d’autant plus qu’il est animé par un Bristol Bride A10, une vieille puce AMD intégrant une partie graphique dont la conception est antérieure à la génération Ryzen actuelle. Premier faux pas : si les tests de la génération actuelle (Raven Ridge) sont plutôt bons, il n’en va pas de même pour la puce choisie ; les performances risquent d’être bien limitées. Pour épauler ce processeur, on retrouve 4 Go de RAM et 32 Go de stockage eMMC (c’est peu, mais on peut étendre la mémoire par le biais d’une carte Micro SD). Et tout l’attirail de connectivité, physiques (USB A, USB C, Ethernet, HDMI 2.2, etc.) comme sans fil (Wi-Fi, Bluetooth).

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Héritage Atari oblige, la VCS embarque une centaine de vieux jeux, de quoi s’arracher la rétine avec de gros pixels sur votre TV 4K flambant neuve. Mais la machine serait aussi compatible avec le catalogue Steam Linux et Atari affirme dans sa campagne préparer des solutions pour jouer à un catalogue de jeux via téléchargement ou diffusion (stream). Sans donner plus de précisions sur les partenaires avec lesquels elle est en négociation. Seule certitude : un petit nombre de studios indépendants seraient en train de préparer des titres pour la console.

L’Atari VCS n’est pas la première console à cartonner en financement participatif : qui se souvient de Ouya, énorme succès Kickstarter des années 2012/2013 qui avait accouché d’une console Android aussi médiocre que mal finie ? Pas grand monde et il est donc bon de rappeler cet échec – la console est morte en 2015. Le problème du marché des consoles est que l’argent se récolte surtout du côté du logiciel (les jeux, les services), le matériel étant souvent vendu à perte ou avec peu de marges afin de proposer un engin puissant... mais pas trop cher.

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Atari trouvera-t-il la martingale qui lui permette d’aller plus loin que la création d’une console pour nostalgiques ? Et cette Atari VCS saura-t-elle apporter quelque chose de plus par rapport à un Steam Link ou une Nvidia Shield ? La réponse dans (au minimum) une bonne année. Et si vous y croyez, le premier prix sans manette est à 199 $... sans manette, sans TVA, sans frais de port et sans frais de douanes.  La version Onyx avec contrôleur d’origine et moderne s’affiche, elle, à 279 $. Si on ajoute tous les frais, ça fait cher la crise de nostalgie. Espérons que les jeux et services soient au niveau.

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