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“Dark” : une série allemande entre “Lost” et “Retour vers le futur”

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la série Dark

Il y a un peu de Schopenhauer dans cette histoire. Et beaucoup d’autres influences… Netflix diffuse la première saison de ce polar teinté de science-fiction.

La première série originale allemande de Netflix débute, comme de (trop) nombreux polars récents, par la disparition de deux enfants de Winden, une petite ville perdue en pleine forêt et dominée par une imposante centrale nucléaire. Mais, peu à peu, l’enquête policière révèle une véritable tragédie familiale. Ce récit labyrinthique teinté de science-fiction, qui navigue de 1986 à nos jours, a su tirer parti de nombreuses influences.

Arthur Schopenhauer (1788-1860).

10 % Schopenhauer

L’ombre du philosophe allemand (1788-1860) plane sur cette histoire où les personnages sont prisonniers d’un cycle infernal entre passé et présent. « Nous partageons la vision de Schopenhauer, qui nous dit que le libre arbitre est une illusion et que notre destin est prédéterminé »,affirme Jantje Friese, sa scénariste.

“Retour vers le futur” (1984), de Robert Zemeckis.

25 % Retour vers le futur 

« La question n’est pas où, qui, comment, mais quand ? », déclarent les bandes-annonces de Dark , dont le suspense se développe sur plusieurs temporalités. Et l’on soupçonne rapidement que le Winden des lendemains de Tchernobyl est connecté à celui d’aujourd’hui… mais chut ! La puissance de la série tient aussi à sa logique spatio-temporelle complexe.

Noah Schnapp dans “Stranger Things”.

20 % Stranger Things

Certes, dans Dark il y a des gamins sur des vélos, de la musique rétro, des bois et des souterrains où résonnent des bruits étranges. Mais la comparaison avec sa cousine américaine de Netflix s’arrête là. Plus retorse et pesante, la série allemande fuit les clins d’œil nostalgiques et porte un regard sombre sur les années 1980.

“The Killing” est l’adapation américaine d’une série danoise.

25 % The Killing

Crépusculaire, noyée sous des trombes d’eau, lente et dépressive, Dark ressemble à un « nordic noir », ce polar venu des pays scandinaves, popularisé par la série danoise. Mais les apparences sont trompeuses. « Nous adorons faire croire au public qu’il sait ce qu’il regarde pour mieux jouer avec les codes et mélanger les genres », s’amuse Baran bo Odar, son réalisateur.

Evangeline Lilly et Matthew Fox dans “Lost”.

25 % Lost 

Dark emprunte à la série insulaire, modèle de divertissement au sous-texte métaphysique, sa narration en forme de puzzle. Plus on avance, plus son mystère s’épaissit, plus sa mythologie s’emballe et plus l’émotion est grande. Parce que, sur l’île ou dans la forêt de Winden, le fantastique accompagne un drame humain.

 

 

A voir

 Dark, saison 1, sur Netflix.

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